Le Bûcher de Montségur: (16 mars 1244) PDF

Si ce bandeau le Bûcher de Montségur: (16 mars 1244) PDF’est plus pertinent, retirez-le. Le château de Montségur dominant le village.


En ce temps-là le Languedoc était pour l’Eglise un danger : ses chefs y toléraient la religion cathare. Pour la France du Nord et la monarchie capétienne, cette province riche, jalouse de son indépendance et de sa culture, mais désunie, était une proie convoitée.
Quand le pape Innocent III, en 1209, prêcha la croisade contre l’hérésie cathare, commença une longue guerre de conquête : armées de croisés, puis armées royales déferlèrent sur le Languedoc. Les efforts conjugués de la royauté, de la Papauté et de l’Inquisition eurent raison de la résistance occitane.
Le 16 mars 1244, Montségur, dernier sanctuaire du catharisme, tombait après un siège de dix mois. Dans une Occitanie annexée à la couronne, il n’y eut plus de tentative de révolte religieuse ni nationale.

Ce château fut implanté à l’emplacement arasé de l’ancien village fortifié qui constituait, jusqu’au siège de 1244, un lieu de séjour des cathares et des faydits. 1 207 mètres d’altitude au-dessus du pays d’Olmes. Le château sur le site actuel a connu trois époques majeures au cours desquelles la forteresse se transforma peu à peu. On sait peu de choses de cette première forteresse, si ce n’est qu’elle était en ruines aux alentours de 1204, date à laquelle le village fortifié cathare fut bâti sous la direction de Raymond de Péreille. C’est le village fortifié ou castrum auquel les archéologues ont donné le nom de Montségur II.

Le dispositif défensif de cette forteresse était différent de celui que l’on connaît actuellement. Montségur abrita une communauté cathare importante. En 1215, le concile de Latran cite la forteresse comme étant un repaire d’hérétiques. Le dernier fut l’œuvre de Hugues des Arcis, sénéchal de Carcassonne. Ce dernier fut déclenché par le massacre de quelques inquisiteurs en 1242 à Avignonet par une soixantaine d’hommes issus de la garnison de Montségur. L’équilibre des forces perdura jusqu’à Noël 1243 où une poignée d’ alpinistes  parvint, à la suite d’une escalade audacieuse effectuée de nuit, à se rendre maître de la tour de guet. Un dernier assaut lancé en février fut repoussé mais laissa les assiégés très affaiblis.

Le 1er mars 1244, Pierre-Roger de Mirepoix se vit contraint de négocier la reddition de la place forte. 15 jours est accordée pour les cathares qui voudront se préparer et recevoir les derniers sacrements. Le 16 mars, la forteresse s’ouvrit à nouveau. Parmi eux se sacrifièrent des soldats de la garnison qui n’avaient pas voulu les abandonner. Il fut rapporté que certains chantaient. Société du souvenir et des études cathares. Sur la stèle figure l’inscription :  Als catars, als martirs del pur amor crestian.

Pour d’autres, le lieu réel du bûcher était placé sur la colline au-dessus du parking à droite du col en se rendant sur Montferrier. Michel Roquebert situe le bûcher à Montségur au  prat das cramats . Sur les 220 suppliciés du 16 mars, on peut en identifier 63, dont la liste est fournie ci-dessous. Après la prise du château en 1244, la possession du pog revint à Guy II de Lévis, maréchal de la Foi, seigneur officiel de Mirepoix depuis le traité de 1229. Au fil des décennies, le château finit par être abandonné. Le château fut classé monument historique en 1862 et le puòg sur lequel il est situé rejoint ce classement en 1883.

Depuis, le site n’a cessé d’enflammer les imaginations à un tel point que beaucoup n’ont pas hésité à fouiller le puòg à titre personnel en raison des mythes développés autour du site. Paradoxalement, la campagne de restauration du château entamée en 1947 freina ces dégradations et effaça dans le même temps certains indices archéologiques. Cette restauration motiva une prospection spéléologique de la montagne, menée par la Société spéléologique de l’Ariège. Ce dernier a déjà conduit plusieurs campagnes de fouilles sur le site. En outre, une légende affirme que Montségur a été le lieu de refuge des derniers templiers, après la suppression de l’ordre par le pape Clément V. Chaque année, au solstice d’hiver, le premier rayon de soleil à l’horizon traverse le château dans sa longueur et, au solstice d’été, il traverse les quatre archères du donjon au nord-ouest avec une précision millimétrique.

Montségur est supposé avoir abrité le riche trésor de l’église cathare. De ce supposé trésor nous ne savons que peu de choses. Deux faits alimentent les suppositions autour de ce trésor. Le premier, est la fuite à cheval du parfait Mathieu et du diacre Bonnet aux environs de Noël 1243 emportant avec eux  de l’or et de l’argent et une grande quantité de monnaie . Un deuxième trésor aurait été sauvé durant la trêve de mars 1244 puisqu’il est fait état de quatre individus s’enfuyant de Montségur avec un chargement.

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