Le Bagne du Petit Patron: L’entreprise « Made in France » PDF

Le 29 octobre 1965, alors que Ben Barka se rend à un rendez-vous à la brasserie Lipp à Paris, il est enlevé et son corps ne sera jamais retrouvé. Un agent du bloc de l’Est ? Il fait partie des très rares enfants marocains à accéder aux études sans être issus de la bourgeoisie et est reçu premier au Baccalauréat avec la mention très bien, à une époque où le Le Bagne du Petit Patron: L’entreprise « Made in France » PDF ne comptait qu’une vingtaine de bacheliers par an.


Arthur Pehel est un ancien chef d’entreprise. Cadre supérieur puis dirigeant depuis le début des années 80, il a observé l’évolution pernicieuse du droit du travail et l’enlisement progressif de l’économie française. Fort de son expérience, il nous livre une critique acerbe, parfois désabusée, du modèle social et fiscal français et dénonce les aberrations qui jalonnent la vie du chef d’entreprise.

Pour témoigner, mettre en garde mais aussi redonner espoir à ceux qui souhaitent se lancer dans la grande aventure de l’entrepreneuriat.

De retour au Maroc en 1942, il participe à la création du Parti de l’Istiqlal, un parti qui joue un grand rôle dans l’indépendance. Son nom, en janvier 1944, sur le Manifeste de l’indépendance lui vaut une arrestation avec les autres dirigeants du parti et il passe plus d’un an en prison. De 1956 à 1959, Mehdi Ben Barka est président de l’Assemblée consultative du Maroc. Il initie de nombreuses mobilisations populaires visant à construire des routes et à favoriser l’alphabétisation. Mohammed V en 1961, Hassan II monte sur le trône et annonce vouloir faire la paix avec son principal opposant. Mehdi Ben Barka rentre au Maroc en mai 1962. De nombreux militants de l’UNFP sont emprisonnés.

Mehdi Ben Barka s’exile alors, devenant un  commis-voyageur de la révolution , selon l’expression de l’historien Jean Lacouture. Il part d’abord pour Alger, où il rencontre Che Guevara, Amílcar Cabral et Malcolm X. Présidant la commission préparatoire, il y définit les objectifs, parmi lesquels l’aide aux mouvements de libération, le soutien à Cuba soumis à l’embargo américain, la liquidation des bases militaires étrangères et l’abolition de l’apartheid en Afrique du Sud. Le 25 avril Ben Barka rencontre à Francfort le prince Moulay Ali, cousin et émissaire du roi, en vue d’une conciliation avec le pouvoir royal. En avril 1965, le journaliste Philippe Bernier est contacté par un Marocain du nom de « Chtouki ». Bernier a commencé sa carrière au Maroc dans les années 1950. Il y a fait la connaissance de nationalistes et a pris part aux événements qui conduiront le pays à l’indépendance.

Chtouki prétend résider à l’ambassade du Maroc et travailler avec le général Oufkir, ministre de l’Intérieur. Il propose à Bernier de persuader Ben Barka de rentrer au Maroc, faute de quoi celui-ci sera enlevé en Algérie et échangé contre le colonel Sadok, opposant du président algérien Ben Bella qui s’est réfugié au Maroc. Chtouki propose 400 000 francs à Bernier en échange de son intervention. 1965, Bernier travaille sur un projet de film documentaire consacré à la décolonisation. Il en parle à Ben Barka qui s’intéresse au projet et suggère un titre : Basta ! Bernier se met en quête d’un producteur. Le réalisateur Michel Mitrani propose le nom de Georges Figon, que Bernier croise fréquemment à Saint-Germain-des-Prés.

Le 2 septembre, Bernier et Figon se rendent au Caire. Peu avant le départ, Bernier se rend compte que son passeport est périmé. Figon téléphone à l’une de ses connaissances : Antoine Lopez, inspecteur principal d’Air France à Orly. Au Caire, Bernier présente Figon à Ben Barka. Ils restent trois jours sur place et ont plusieurs entretiens à propos du film. Le 20 septembre, Bernier et Figon se rendent à Genève pour un nouveau rendez-vous avec le leader marocain.

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