Le Congo belge dans la Première Guerre mondiale (1914-1918) PDF

Si ce bandeau n’est plus pertinent, retirez-le. Article détaillé : État indépendant du Congo. En 1908, la Chambre des députés accepta le testament de Léopold II qui faisait don à la Le Congo belge dans la Première Guerre mondiale (1914-1918) PDF de l’État indépendant du Congo et vota son annexion un an avant la mort du roi.


L’histoire congolaise de la Première Guerre mondiale existe. Les contributions, belges et congolaises, qui font l’objet de ce livre l’affirment et le démontrent. Dès que la Belgique, la métropole du Congo, avait vécu la violation de sa neutralité par l’Allemagne, le Congo belge n’est pas resté longtemps dans le doute. La guerre exclusivement européenne devint une guerre mondiale, impliquant en Afrique les colonies allemandes et celles des alliés.

Congo, décida de se dissoudre en 1913, tandis que le Congo allait développer son économie et ses exportations, allant jusqu’à livrer 23 000 tonnes de coton en 1932 et 127 000 en 1939. La langue française fut, du début à la fin de la présence belge au Congo, la seule langue officielle, ce qui fit du Congo devenu indépendant un des pays officiellement francophones les plus importants, le deuxième, en chiffre de population, après la France. Congo à l’époque aux côtés de l’Italie. 1950 qu’on commença à développer les écoles secondaires d’enseignement général pour Noirs. Lors de l’indépendance, le Congo disposait de deux universités comptant 466 étudiants blancs et noirs : l’Université Lovanium, fondée en 1954, et l’Université d’Elisabethville créée en 1959.

Dans de nombreuses écoles, le fait de parler une langue congolaise était proscrit au niveau secondaire au profit du français, de même que la pratique de l’islam. Qui plus est, les langues congolaises pouvaient être utilisées dans la musique populaire, ce qui a permis à l’industrie musicale congolaise de démarrer à cette époque. Les missions remplaçaient l’éducation tribale traditionnelle qui n’avait rien de scolaire. Les infrastructures sanitaires ont été mises en place par les entreprises pour leur personnel.

Les chemins de fer étaient aussi aux mains d’entrepreneurs privés. Le contrôle de l’administration était dominé par la Belgique, sans organe démocratique pour les habitants. Le chef de l’État restait en toutes circonstances le roi des Belges, mais la gestion journalière était dévolue au Gouverneur général qui régnait sur neuf provinces qui avaient chacune à leur tête un gouverneur. Diverses autres restrictions affectaient les Congolais. Dans les villes construites par les colonisateurs, les populations noires étaient refoulées dans les banlieues, souvent organisées en  cités indigènes , tandis que les centres-villes étaient réservés aux seuls Blancs. Les Noirs n’avaient pas le droit de quitter la cité indigène de 21 heures à 4 heures du matin. Des expéditions scientifiques nouvelles sont créées notamment sous la direction d’Herbert Lang et de James Paul Chapin.

Soldats belges et congolais en campagne dans l’est africain, en 1916. La Première Guerre mondiale fut lourde de sens pour le Congo belge, car la Belgique était occupée presque entièrement, sauf une portion de territoire derrière l’Yser où l’armée belge était parvenue à se maintenir, alliée aux armées française et anglaise. Le 15 août 1914, les troupes allemandes basées au Ruanda-Urundi bombardèrent les villes riveraines du lac Tanganyika. Le fils du Chef coutumier Simon Kimbangu, de l’éthnie kongo, baptisé à l’âge de 15 ans, aurait eu, un jour après son baptême, une vision et prédit l’indépendance du Congo et la reconstitution du royaume Kongo. Résidence du gouverneur-général à Boma, capitale du pays jusque 1929.

1 franc du Congo belge daté de 1920. Le roi Albert I, Congo belge, 1928. Avec le Congo, la Belgique obtient des matières premières peu chères. L’administration coloniale recrute des travailleurs forcés pour les plantations et pour les mines et impose même en 1926 la conscription générale. Les chefs politiques se débarrassaient en général des gens qu’ils n’aimaient pas dans leurs communautés.

La demande de matières premières des industries s’effondra et le prix des matières premières aussi : le prix de l’arachide passa de 1,25 franc à 25 centimes. L’économie congolaise, plus tournée vers l’exportation qu’aucun autre pays africain, fut d’autant plus vulnérable lors de cette crise que la Belgique est aussi un grand exportateur à cause de son petit marché intérieur. Article détaillé : Histoire du Congo belge pendant la Seconde Guerre mondiale. La Seconde Guerre mondiale commença en septembre 1939 pour la France et l’Angleterre et en mai 1940 pour la Belgique.

La résolution des Belges d’Afrique de continuer la lutte se révéla vite à travers la décision du gouverneur général Pierre Ryckmans soutenu par les officiers d’Afrique. Cependant, une coordination avec Londres était nécessaire. L’Italie fasciste, qui pouvait attaquer depuis l’Abyssinie, était une menace pour les possessions en Afrique des Alliés et donc pour le Congo belge. Alors que la Force Publique du Congo avait effectué une campagne victorieuse contre les troupes italiennes d’Abyssinie qu’elle battit à Bortaï, Saio et Asosa, un mouvement de protestation se développa chez les soldats, les paysans et les  évolués , car l’effort de guerre des populations congolaises était lourd. La Belgique, occupée par les Allemands, et le reste du monde occidental avaient, après la Seconde Guerre mondiale, perdu beaucoup de prestige aux yeux des Congolais témoins des défaites de 1940. Et c’est, dès 1940, que les Bakongos avaient créé leur mouvement politique, l’ABAKO. Le 2 septembre 1945, le Japon capitule, la Seconde Guerre mondiale est terminée, et les alliés ont gagné.

L’Europe est dévastée et l’Europe occidentale se reconstruit grâce aux crédits américains. Cette situation renforce l’influence américaine en Europe et dans les colonies. En 1946 Joseph Kasa-Vubu de l’ABAKO fait un discours intitulé Le droit du premier occupant. Les  évolués  de Léopoldville sont autorisés à s’organiser en Confédération générale des syndicats indigènes. On estime à peu près à 5 609 le nombre d’ évolués . Suivront l’abolition du fouet, pour le clergé, les gradés de la force publique et les auxiliaires de l’administration. L’agenda prônait une émancipation progressive du Congo sur une période de trente ans, une durée que Van Bilsen jugeait adéquate pour créer une élite intellectuelle qui puisse prendre la place des cadres belges.

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