Le cristal en thérapie PDF

L’école de Palo Alto est un courant de pensée et de recherche ayant pris le nom de la ville de Palo Alto en Californie, à partir du début des années 1950. En 1952, l’anthropologue Gregory Bateson obtient le financement de la fondation Rockefeller pour une étude du  le cristal en thérapie PDF de l’abstraction dans la communication .


Bateson est fortement influencé par le courant cybernétique, né des conférences Macy auxquelles il participe de 1942 à 1953. Outre les membres du Projet Bateson, on compte notamment dans ce réseau les anthropologues Ray Birdwhistell et Edward T. En 1954, Bateson obtient par Frank Fremont-Smith un financement pour deux ans de la part de la Fondation Macy pour l’étude de la communication chez les schizophrènes. En 1956, les membres du projet publient leur article commun Vers une théorie de la schizophrénie qui introduit le concept de  double contrainte . Les auteurs envisagent la maladie mentale comme un mode d’adaptation à une structure pathologique des relations familiales.

Palo Alto avec Virginia Satir et Jules Riskin. Bateson quitte Palo Alto en 1963. Richard Fisch crée le Centre de thérapie brève au sein du MRI. Il y est rejoint par Watzlawick et Weakland qui continueront à y travailler jusqu’à leur mort.

Jay Haley quitte le MRI en 1967 pour rejoindre Salvador Minuchin et Braulio Montalvo à Philadelphie et développer son approche stratégique. Virginia Satir quitte le MRI en 1968, année de la mort de Jackson. Watzlawick, Weakland et Fisch développent l’approche clinique de Palo-Alto, la grille d’intervention  classique  de la thérapie brève. Il y a aussi l’Institut de Formation Virages, fondé en 2012 et dirigé par Marina Blanchart. LACT, fondé à Paris en 2010 par Claude de Scorraille et Grégoire Vitry met en place avec Teresa Garcia, Wendel Ray et Yves Winkin un programme de recherche avec 50 partenaires à travers le monde basé sur l’encodage de séances et le partage d’expérience en réseau.

L’influence de la  première cybernétique  sur l’École de Palo Alto s’est traduite par le fait que le thérapeute ne considère plus son patient comme un individu isolé sur lequel il devrait poser un diagnostic psychiatrique mais s’intéresse aux interactions actuelles du patient avec son environnement qui maintiennent son problème. Ainsi, le  client  de l’intervention thérapeutique est une personne en souffrance, c’est-à-dire loin de son point d’équilibre, et prête à faire quelque chose pour atteindre un nouvel équilibre. Enfin, influencés par les travaux de Heinz von Foerster sur la  cybernétique de deuxième ordre , où l’observateur s’inclut lui-même dans le système observé, les thérapeutes ont pris davantage en compte l’existence de l’observateur dans l’observation. Indépendamment du mouvement de l’antipsychiatrie, mais en convergence relative avec lui, l’École de Palo Alto a contribué aussi à une profonde remise en question des fondements de la psychiatrie, en particulier de la validité d’une nosographie ayant prétention à se vouloir universelle. Watzlawick demande un jour à Jackson de se laisser filmer, lors d’une première consultation avec un malade paranoïaque dont le délire consiste à se prendre pour un psychologue clinicien. En 1976, Heinz von Foerster, qui comme Gregory Bateson avait participé aux conférences Macy, se lie au MRI à l’occasion de la deuxième conférence à la mémoire de Donald D. Le constructivisme devient progressivement un des fondements de l’approche de Palo Alto, comme en témoigne la publication en 1981 de L’invention de la réalité, Contributions au constructivisme sous la direction de Paul Watzlawick, qui comprend des contributions de von Foerster et Ernst von Glasersfeld.

Paul Watzlawick, Janet Helmick Beavin et Donald D. Paul Watzlawick, Le langage du changement. L’invention de la réalité, Contributions au constructivisme, 1981, trad. Paul Watzlawick, Faites vous-mêmes votre malheur, 1983, Norton, trad. Paul Watzlawick, Comment réussir à échouer, 1986, Norton, trad. Paul Watzlawick, Les cheveux du Baron de Munchausen – Psychothérapie et « réalité », 1988, trad. Paul Watzlawick et Giorgio Nardone, L’art du changement: thérapie stratégique et hypnothérapie sans transe, 1990, trad.

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