Le Déclin de l’institution PDF

En pratique : Quelles sources sont attendues ? Il s’étend ensuite aux autres formes de concessions vassaliques et se substitue au mot bénéfice. Le fief est opposé à l’alleu, qui ne relevait d’aucun seigneur et le Déclin de l’institution PDF bien roturier qu’est la censive.


 » On ne cesse de parler de crise des institutions, de l’école, de l’hôpital, du travail social… et, à terme, de la République. Il faut aller au-delà de cette plainte et de cette nostalgie.
Longtemps, le travail sur autrui, le travail consistant à éduquer, à former, à soigner, s’est inscrit dans ce que j’appelle un programme institutionnel le professionnel, armé d’une vocation, appuyé sur des valeurs légitimes et universelles, mettait en œuvre une discipline dont il pensait qu’elle socialisait et libérait les individus. Les contradictions de la modernité épuisent aujourd’hui ce modèle et les professionnels du travail sur autrui ont le sentiment d’être emportés par une crise continue et par une sorte de décadence irréversible.
Dans Le Déclin de l’institution, j’ai voulu montrer que cette mutation procédait de la modernité elle-même et qu’elle n’avait pas que des aspects négatifs, qu’elle n’était pas la fin de la vie sociale. Plutôt que de se laisser emporter par un sentiment de chute parce qu’il n’imagine pas d’autre avenir qu’un passé idéalisé, il nous faut essayer de maîtriser les effets de cette mutation en inventant des figures institutionnelles plus démocratiques, plus diversifiées et plus humaines. « 
F. D.

Si le fief est constitué, non d’une terre, mais des revenus de cette terre, le vassal, bénéficiaire du fief, est alors chasé sur une terre. La réforme administrative de Dioclétien, en créant les Comes, permet la première étape de l’immixtion de ces liens de nature privée dans la gestion de l’État. Pour renforcer ce lien, lors du traité, le roi germanique se place dans la dépendance du princeps. La première utilisation technique du terme fief se trouve sur une charte datée de 899. Les Pépinides puis leurs descendants carolingiens bâtissent leur pouvoir sur les fondations esquissées dans la partie précédente. Charles Martel, une terre, souvent usurpée à l’église, confiée à un guerrier, à charge pour lui de s’entretenir, lui et sa suite.

Les Pépinides, ancêtres des carolingiens, famille noble austrasienne possessionnée entre Meuse et Rhin, commencent par se constituer une suite armée, puis usurpent des biens d’église, qu’ils tiennent ensuite en fiefs. Charles Martel, ces biens d’Église usurpés sont concédés en  précaire  à un soldat carolingien, le vassal devant son service, non à l’abbaye ou au registre cathédrale, mais au maire du palais carolingien. Ce système est alors justifié par les besoins de défense de la Chrétienté après la conquête arabe de l’Espagne. Pépin et plus encore Charlemagne font du fief un moyen de rétribution des fonctionnaires publics. En effet, le comte reçoit en échange du symbole de sa charge un bénéfice, souvent une bourse.

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