Le journalisme en chantier : Chronique d’un artisan PDF

Article détaillé : Liste d’affaires criminelles françaises jusqu’en 1900. Brierre, jeune veuf, paysan sans histoire vivant dans une ferme de Corancez, est accusé de l’assassinat de ses cinq enfants dans la nuit du 21 au 22 avril 1901. Malgré les charges accablantes, le journalisme en chantier : Chronique d’un artisan PDF nie en bloc.


Le journalisme en chantier

Jean Lebrun
chronique d’un artisan

«Au terme d’un voyage radiophonique au long cours, ces pages veulent laisser comme un sillage. Histoire de rêver à ce que pourrait être, à l’avenir, un journalisme actif», écrit Jean Lebrun, qui a eu de ce métier une pratique artisanale, décalée, joyeuse, aujourd’hui peut-être anachronique. Ces pages ressemblent à ses émissions en direct du café El Sur, à Paris, ou du Bar de l’Hospitalet, sur le Larzac : une conversation dont il serait l’hôte et à laquelle il convie ses équipiers et auditeurs, souvent blogueurs désormais. Les temps changent, sans qu’il faille désespérer d’un artisanat nouveau.
Après cinq ou six mille émissions («Culture matin», «Pot-au-feu», Travaux publics») en plus de vingt ans, Jean Lebrun vient de s’effacer de l’antenne pour entrer dans (‘équipe de direction de France Culture. Dans une autre vie, il fut professeur d’histoire, puis journaliste de presse écrite (Combat, La Croix, Esprit). Il a publié plusieurs ouvrages, dont une réflexion qu’il prolonge ici, Journaliste en campagne (Bleu autour, 2006).

Le 23 décembre 1901, la Cour d’assises d’Eure et Loir le condamne à mort. Affaire criminelle la plus médiatisée en France de 1870 à 1914 avec de larges échos à l’international, elle a des répercussions politiques dont la plus inattendue la rattache à l’Affaire Dreyfus. Les Apaches, ou du moins, en 1902, la rivalité entre Leca et Manda, deux souteneurs, autour de la figure d’Amélie Élie, une prostituée, inspirent un film de 1952 de Jacques Becker. Actes de brigandage suivis d’assassinats entre Valence et Romans-sur-Isère.

Viol et meurtre de Marthe Erbelding onze ans, le 31 janvier 1907 par Albert Soleilland. L’affaire ravive le souvenir de l’affaire Menesclou, vingt-sept ans auparavant. Soleilland est condamné à mort, mais gracié par le président Armand Fallières, abolitionniste, ce qui déchaîne la presse et la colère populaire. Assassinat crapuleux, le 6 février 1907, d’un agent d’assurance, Jean-Théodore Monget par Eugène Branchery et Henri Parrot. Suite de l’Affaire Soleilland, la presse est déchainée. Les assassins sont condamnés à mort, mais gracié par le président Armand Fallières. Empoisonnement fortuit du ténor belge Jules Godart, le 22 octobre 1909 par Marie Bourette au Vésinet.

L’affaire défraie la chronique, les débats d’experts font rage quant à sa santé mentale, condamnée et écrouée, elle fut ensuite transférée dans un hôpital psychiatrique. Assassinat d’un policier, le 8 janvier 1910, par Jean-Jacques Liabeuf cordonnier, estimant avoir été condamné à tort pour proxénétisme. L’affaire suscite dans la capitale une fièvre  liabouviste , les anarchistes et une frange du mouvement social y voyant un crime politique, au contraire de l’essentiel de la presse. Meurtre, au cours d’une rixe ayant pour cadre une grève, le 9 septembre 1910, de Louis Dongé, qui meurt le lendemain. Durand, un syndicaliste, est dans un premier temps condamné à mort, puis finalement innocenté.

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