Le Mâche-Laurier, N° 25 : PDF

Les traditions wallonnes sont pleines de fêtes et de le Mâche-Laurier, N° 25 : PDF. Elles procèdent, toutes, du besoin profond et du vif plaisir d’être ensemble.


Ce sont de bons exemples de ce besoin de s’exprimer en groupe, que ressentaient les Anciens, et de créer, entre les temps de travail, des zones non seulement de repos mais de liesse. Ces fêtes et ces jeux sont, presque toujours, une expression de toute la communauté qui s’y livre. Chaque communauté locale crée sa fête. Pour sa propre satisfaction, elle lui donne, ici et maintenant, les formes qu’il lui plaît et ce n’est qu’en apparence qu’un Grand Feu ressemble à un autre et une ducasse villageoise à sa voisine. La fête est l’affaire de tous, il n’y a jamais de spectateurs purs et surtout passifs. Les acteurs, qui défilent dans un Tour ou dans un Carnaval, ont grand soin de faire participer à la réjouissance les gens rassemblés des deux côtés de la rue, par exemple, directement en les touchant ou, comme à Malmédy, au moyen d’un instrument : le  happe-chair .

Joseph II d’Autriche ou Guillaume Ier des Pays-Bas prennent des décisions qui mettront à mal nombre de traditions jugées inacceptables. La Révolution française porte un deuxième coup aux fêtes traditionnelles, symboles de l’Ancien Régime et de la superstition. Les géants d’Ath sont brûlés le 28 août 1794. Ils ressusciteront sous l’Empire de même que les Marches militaires, escortes d’honneur des vieilles processions. Les géants sont exclus des processions.

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