Le pouvoir de l’humour: Politiques des représentations dans les médias en France PDF

Elargir l’accès à l’internet, le rendre abordable le pouvoir de l’humour: Politiques des représentations dans les médias en France PDF tous est assurément une initiative louable. C’est en tout cas celle que vient de lancer Internet. Facebook, Samsung, Ericsson, Nokia, Opera, Qualcomm et Mediatek. Effectivement, tout consommateur de services de l’internet mobile ne peut que souscrire à cette perspective.


La France aime rire et ne s’en prive pas. Les humoristes ont conquis tous les fronts médiatiques, des matinales d’information aux émissions télévisées de prime time, sans compter les grandes scènes de spectacle. De la bouffonnerie d’un Coluche à l’incarnation du garçon arabe par Jamel Debbouze, en passant par les parodies féminines de Florence Foresti, les humoristes sont devenus des acteurs majeurs du débat public. Le rire dit bien plus qu’il n’en a l’air, il devient une arme politique et le moyen d’une lutte pour l’hégémonie. Son analyse rend compte des conflits de définition autour des problèmes publics et des identités.
Les années 2000 marquent une véritable rupture : des humoristes femmes et/ou issus de minorités ethniques ou raciales s’emparent de l’humour et de sa force subversive. Ils cherchent à dénoncer les enfermements du système binaire masculin/féminin et les exclusions du modèle républicain. Dès lors, la télévision devient la scène d’expression et de représentation de groupes sociaux minoritaires. Loin de l’image conservatrice de ce média, les thématiques de la race et du genre s’invitent sur le terrain privilégié de la culture populaire.
En retraçant trente ans d’humour à la télévision, cet ouvrage dessine une société française en pleine transformation, traversée par la montée de l’individualisme, les questions d’identité et de différence.

Tout le monde semble souscrire également à l’élargissement de la connectivité à l’humanité tout entière. Pourtant, à bien y regarder, ces objectifs que nous avons tous largement intégrés, que nous ne questionnons plus, ne sont pourtant pas sans ambiguïtés. The Atlantic, la vidéo promotionnelle qui accompagne cette initiative n’est pas sans équivoques. Celle-ci utilise en effet des extraits d’un discours du président John Kennedy, savamment coupés et sélectionnés, qui semblent mettre l’accent sur l’importance des communications pour assurer la paix. Or, le discours de Kennedy, prononcé dans une université américaine en juin 1963 y est largement tronqué. La vidéo oublie de rappeler le contexte dans lequel il a été prononcé : la guerre froide, quelques mois après la crise des missiles de Cuba.

Aucun grincheux ne peut contester à une industrie de vouloir élargir sa clientèle en proposant des produits meilleurs marchés. Mais cette coalition ne cherche pas seulement à accroître l’efficacité technique et économique de l’internet. Elle suggère également, à un niveau idéologique, que la connectivité signifie la paix et que l’accès à l’internet est synonyme de progrès. Et peut-être que cela nous semble à tous moins évident aujourd’hui qu’hier, estime Madrigal.

Jusqu’à un certain point, cela pouvait avoir du sens d’associer Facebook à la paix. De quel progrès la connectivité est-elle porteuse ? Non, Facebook n’est pas un droit de l’homme ! Mais surtout, la sociologue dénonce un autre mythe de l’internet : le fait que nous puissions tous participer librement une fois que nous sommes connectés.

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