Le proche de la personne malade dans l’univers des soins PDF

Conduite par le professeur Philip Zimbardo, elle est connue aujourd’hui sous le nom d’expérience de Stanford. L’objectif consistait à comprendre comment et pourquoi les situations arrivaient à se dégrader dans les prisons militaires. Trois cellules contenant chacune trois détenus avaient été aménagées dans le sous-sol du bâtiment de psychologie, où les gardiens, divisés en équipes de trois, devaient se relayer toutes les huit heures. Les chercheurs leur avaient déniché des uniformes le proche de la personne malade dans l’univers des soins PDF dans un surplus de l’armée, ainsi que des lunettes de soleil à verres réfléchissants, destinées à éviter le contact visuel avec les étudiants-prisonniers.


« Nous savons mieux aujourd’hui que le combat mené contre la maladie n’est véritablement possible qu’ensemble, partagé, vécu dans la proximité de relations justes et fortes. Ce savoir peut être compris comme une conquête, pour beaucoup assumée par les  »proches » de la personne malade. Au moment où l’éthique du care diffuse une nouvelle sensibilité dans le champ des applications politiques de la sollicitude et des solidarités, la réflexion portant sur la proximologie apporte des éléments de compréhension et des propositions d’action à bien des égards significatifs et donc utiles au bien commun. Le livre que Hugues Joublin a tiré de son travail universitaire analyse et réaffirme le lien entre la personne malade et son aidant, conduisant à une réflexion sur l’universalité du lien à autrui. Il constitue un apport significatif à l’élaboration d’une recherche en éthique portant sur les conditions du soin, et à la compréhension de la personne malade reconnue dans des droits propres et ses choix de vie en société. La position des proches et leur fonction spécifique auprès de la personne malade et dans la cité, constituent un enjeu déterminant qu’il conviendra d’intégrer aux choix de santé publique dans les prochaines années. Cet ouvrage permet de bénéficier des données les plus pertinentes pour contribuer aux réflexions, aux décisions et donc aux évolutions qui s’imposent désormais dans ce domaine encore trop négligé par les décideurs politiques. » Emmanuel Hirsch

Chaque étudiant avait donc subi l’arrestation, la prise des empreintes digitales et des fameuses photos de face et de profil, avant d’être conduit  en prison . Pourtant, il ne se passa rien de spécial la première journée. Ils se sentaient gauches dans leurs uniformes. On est au matin du deuxième jour et tout va basculer.

Au moment de la relève, les prisonniers retirent le bas qu’ils avaient sur la tête, arrachent leur numéro et se barricadent dans leurs cellules en mettant leurs matelas contre la porte. Les trois gardiens du matin appellent en renfort les trois gardiens de l’après-midi, qui viennent, tandis que les trois gardiens de nuit restent. Tullius Détritus, le méchant de l’album d’Astérix La Zizanie paru juste un an avant l’expérience de Stanford, n’aurait pas renié la stratégie adoptée par les gardes. Ceux-ci vont diviser les prisonniers en deux camps, les  bons , choyés, bien nourris, et les  mauvais , brimés, afin de créer des clans et de briser leur solidarité.

This entry was posted in Sciences humaines. Bookmark the permalink.