Le Roland-Barthes sans peine PDF

Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre. 1956 au fil des mois et au le Roland-Barthes sans peine PDF de l’actualité, publié aux éditions du Seuil en 1957.


Un de ses ouvrages les plus connus en dehors de Fragments d’un discours amoureux est sans conteste Le degré zéro de l’écriture dans lequel il développe une théorie linguistique selon laquelle  » une opposition signifiante peut-être « neutralisée’ par un troisième terme appelé « degré zéro’  » (sic). Comme on le voit, ce genre de livre est difficilement accessible aux non initiés
et cela n’avait pas échappé à Michel-Antoine Burnier et à Patrick Rambaud r(édacteur d’Actuel à l’époque) qui en 1978 publiaient ce pamphlet dans lequel ils s’en donnent à cœur joie pour  » dézinguer  » le sabir du grand Barthes ; lequel à l’époque avait, paraît-il, très mal vécu cette satire plutôt féroce…

L’ouvrage se présente comme une espèce de dictionnaire  » Français-Barthes  » et ça donne ceci :

Question – Comment t’énonces-tu, toi ?

Français : Quel est votre nom ?

Réponse – Je m’énonce L.

Français : Je m’appelle William

Question – Quelle stipulation verrouille, clôture, organise, agence l’éco-nomie de ta pragma comme l’occultation/exploitation de ton ek-sistence ?

Français : Que faites-vous dans la vie ?

Réponse – J’expulse des petits bouts de code.

Français : Je suis dactylo.

Avec en prime, bien sûr, des exercices :
1. Opérez des redoublements simples sur les phrases suivantes :  » Je marche dans la rue « ,  » J’adore plonger des langoustes dans l’eau bouillante « ,  » Le petit garçon m’a battu « .
2. Énumérez des couleurs, des matières, des noms de ville, les sept collines de Rome, les traité de Louis XIV. Exercez- vous à placer votre énumération avec naturel au milieu d’une conversation.
3. Prenez un sujet  » au vol « , n’importe lequel, et ramenez-le à vous. Le passage doit se faire par énumération. Passez de :
• Michel-Ange à  » J’ai été coincé dans un portillon automatique.  »
• Langage à pois cassés.
• Révolution textuelle à  » mon oreiller « .

L’analyse empreinte à la sémiologie, mais aussi à l’observation sociologique. Cet essai a exercé une certaine influence sur des journalistes et écrivains de langue française, par exemple Georges Perec et Jérôme Garcin. Le catalogue des mythes contient un certain nombre de sujets qui peuvent être groupés soit par thème, soit par la forme du message qui véhicule le mythe lui-même. En septembre 1956, Roland Barthes écrit un texte intitulé  Le mythe, aujourd’hui  et qui constitue le deuxième volet de Mythologies dans lequel il analyse le phénomène même du mythe. Il précise par la suite :  Le mythe est un système de communication, c’est un message .

Ce texte permet à Barthes d’exposer sa vision du mythe et, ainsi, de mettre en perspective sa vision mythologique de l’actualité en exposant aux yeux de tous sa grille d’analyse. Le mythe, pour Barthes, est un outil de l’idéologie. Il réalise les croyances, dont la doxa est le système, dans le discours : le mythe est un signe. Son signifié est un idéologème, son signifiant peut être n’importe quoi :  Chaque objet du monde peut passer d’une existence fermée, muette, à un état oral, ouvert à l’appropriation de la société. Le mythe se constitue à partir d’une chaîne pré-existante: le signe de la première chaîne devient le signifiant du second. Un exemple purement idéologique dans ce recueil est la photo d’un soldat noir regardant le drapeau national, où le signe dans son ensemble devient le signifiant du mythe de l’adhésion des populations colonisées à l’Empire français.

En dernière analyse, la doxa propagée par le mythe, pour Barthes, est l’image que la bourgeoisie se fait du monde et qu’elle impose au monde. Pour chaque mythe, la première et la dernière phrase du texte sont proposées. Le monde où l’on catche  La vertu du catch, c’est d’être un spectacle excessif. Baudelaire   la vérité emphatique du geste dans les grandes circonstances de la vie. Sur le ring et au fond même de leur ignominie volontaire, les catcheurs restent des dieux, parce qu’ils sont, pour quelques instants, la clef qui ouvre la Nature, le geste pur qui sépare le Bien du Mal et dévoile la figure d’une Justice enfin Intelligible.

This entry was posted in Fantasy et Terreur. Bookmark the permalink.