LE ROSAIRE AU QUOTIDIEN, ELISABETH GIRAUD PDF

L’histoire des apparitions a commencé en 1981. Un désaccord subsiste sur le récit des premiers jours du phénomène. Or, d’autres sources provenant principalement LE ROSAIRE AU QUOTIDIEN, ELISABETH GIRAUD PDF dix-sept interrogatoires des visionnaires enregistrés les 27, 28, 29 et 30 juin 1981 contredisent certains points.


Ainsi, Ivan Ivanković a lui-même déclaré le 18 mai 1986 qu’il n’avait jamais vu la Vierge :  Lorsque le père Milan Mikulic eut demandé à Ivan s’il avait vu la Gospa le 24 juin 1981, ce dernier lui répondit : « Je vous ai dit hier que je ne l’avais jamais vue ! Il n’était pas non plus présent le deuxième jour :  Le premier soir j’étais avec elles. Le deuxième soir, je n’y étais pas. Le deuxième soir, je n’y suis pas allé. Je travaillais aux champs, je ramassais les feuilles de tabac. Après avoir entendu le récit, et d’abord suspicieux, le père Jozo Zovko, curé de la paroisse, croira relativement vite à l’authenticité de ces apparitions. Dans le contexte politique de l’époque, cette histoire n’est pas prise à la légère par le pouvoir communiste.

Le Père Jozo est arrêté et condamné à trois ans de prison. Il est relâché un an et demi après. Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Par exemple, le 16 avril 1982, Vicka écrit que la Vierge lui a répondu :  L’Évêque n’agit pas en cela avec Dieu, ni dans la charité, ni dans l’amour de Dieu. Qu’Ivica et Ivan ne se polarisent pas sur l’Évêque qui les charge d’un grand fardeau pour se débarrasser d’eux. Il a commencé par les plus jeunes et poursuit son plan.

Je sais que c’est pour eux un rude coup. Selon Joachim Bouflet, le message original de Medjugorje aurait insisté sur la réconciliation, ce qui aurait une signification très particulière, compte tenu du fait que les apparitions initiales eurent lieu à proximité d’un endroit où au cours de la Seconde Guerre mondiale plusieurs centaines personnes furent massacrées par les oustachis. Toutes les personnes examinées sont psychiquement équilibrées. Il n’existe pas de maladie psychique ou inclination psychopathologique qui auraient pu influencer ce supposé événement surnaturel. Il n’existe pas non plus de psychose ni d’hystérie collective ou d’autres phénomènes de ce genre. Les membres soussignés joignent en annexe leurs propres appréciations sur les personnes examinées. Međugorje et les stations du Rosaire.

C’est à l’Ordinaire du lieu qu’il appartient au premier chef d’enquêter et d’intervenir. Ordinaire du lieu, après avoir rempli les obligations qui lui incombent, recourt à elle pour étudier l’ensemble du fait. C’est donc cette procédure qui a été suivie jusqu’à maintenant. Ainsi selon René Laurentin, le 24 avril 1986, Mgr Žanić  annonce un jugement négatif sur les apparitions pour le mois de mai, se rend à Rome pour proposer ce jugement à la Congrégation de la foi. Mais le cardinal Ratzinger, l’invite à dissoudre sa Commission et le dessaisit du jugement qui sera transféré à la Conférence épiscopale yougoslave. Ce que confirme aussi l’historienne Sylvie Barnay :  Pour la première fois , l’évêque du lieu, seul juge de la décision, a en effet été dessaisi du dossier alors qu’il s’apprêtait à émettre un jugement négatif. Cette version contredit le récit qu’il relatait en 1986, dans son livre Dernières nouvelles de Medjugorje – La prolongation des apparitions :  Le 2 mai 1986, l’évêque réunit la commission à l’évêché de Mostar.

Après le déjeuner, l’évêque demanda à chacun d’eux un vote secret, appuyé d’un avis motivé d’une page environ. Puis il déclara la commission dissoute. La question est désormais remise à Rome. C’est le 15 mai qu’il devait aller déposer ces documents. Cela concorde avec le communiqué conjoint du Cardinal Kubarić et de Monseigneur Žanić en date du 9 janvier 1987, Mgr Žanić a rendu dans un premier temps un avis négatif après avoir étudié les faits, puis, comme le prévoient les Normes de 1978 lorsque le phénomène dépasse le cadre du diocèse, l’évêque a fait appel à une commission pour l’aider à étudier davantage les faits. Le 10 avril 1991 à Zadar, la Conférence des évêques de l’ex-Yougoslavie déclare  Sur la base des investigations effectuées jusqu’ici, il n’est pas possible d’affirmer qu’il s’agisse d’apparitions ou de révélations surnaturelles.

Puis il ajoute,  en ce qui concerne les pèlerinages à Medjugorje, qui se déroulent de façon privée, cette Congrégation admet qu’ils sont autorisés à condition qu’ils ne soient pas considérés comme une authentification des événements en cours, lesquels demandent encore un examen de la part de l’Église. En février 2012, l’archevêque de Sarajevo et membre de la Commission d’enquête internationale sur Medjugorje, le cardinal Vinko Puljić, a exprimé publiquement que la commission souhaite conclure ses travaux d’ici la fin 2012. Mgr Henryk Hoser au poste d’  envoyé spécial du Saint-Siège pour Medjugorje  le 11 février 2017. Sa mission, exclusivement pastorale,  est d’acquérir des connaissances plus approfondies de la situation pastorale de cette réalité, et surtout, des exigences des fidèles qui se rendent en pèlerinage, et, à partir de cela, suggérer des initiatives pastorales pour le futur . Le 13 mai 2017, dans l’avion qui le ramène de Fátima, le pape François évoque les travaux de la commission d’enquête internationale dont il loue le  très bon travail . La position officielle de l’Église catholique concernant ces phénomènes se réfère toujours à la déclaration de la Congrégation pour la doctrine de la foi faite le 26 mai 1998. La section suivante présente des remarques d’ordre pastoral et des avis personnels qui doivent être considérés comme tels.

Pape, lui, est au courant, et très favorable. L’abbé René Laurentin affirme en 1986 qu’il a  vu plusieurs fois le Pape. En 2005, l’éditeur polonais Świat Książki publie la correspondance du pape Jean-Paul II avec ses amis de longue date Zofia et Marek Skwarnicki dans laquelle on peut lire ce paragraphe à propos de Medjugorje :  Je remercie Zofia pour tout ce qui concerne Medjugorje. Je suis également un pèlerin quotidien là-bas par la prière et je me joins aux prières de tous ceux qui y prient — ou qui entendent l’appel à la prière de ce lieu. En janvier 2010, Mgr Slawomir Oder, chargé de rédiger le dossier en béatification de Jean-Paul II, fait paraître un livre, Pourquoi il est saint, dans lequel il affirme que Jean-Paul II soutenait Medjugorje :  Si je n’étais pas pape, je serais déjà à Medjugorje pour me confesser.

Cette révélation est démentie par un biographe de Jean-Paul II, coauteur avec lui de Dono e mistero et ancien directeur de l’Osservatore Romano, Gianfranco Svidercoschi. Mgr Pavao Žanić, mariologue, s’intéresse au phénomène et interroge les jeunes gens. Il se montre favorable aux apparitions. Avant le 15 août, les autorités du gouvernement sous régime communiste de Bosnie-Herzégovine le convoquent à Sarajevo. Elles jouent le grand jeu contre lui.

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