Le sanskrit: « Que sais-je ? » n° 1416 PDF

Si ce bandeau n’est plus pertinent, retirez-le. Le sanskrit: « Que sais-je ? » n° 1416 PDF sanskrit appartient à la famille des langues indo-européennes, dans la branche indo-iranienne, dans la sous-branche indo-aryenne. Toutefois, sur les attestations indianisantes d’Asie Mineure à l’Âge du Bronze, plusieurs linguistes considèrent qu’il ne s’agit pas à proprement parler de  vieil indien  ou d’indo-aryen, mais d’une forme d’indo-iranien de niveau culturel ou religieux proche du pré-védique. La plus vieille forme de sanskrit attestée de manière plus tangible est nommée védique : c’est la langue dans laquelle sont rédigés les Vedas.


Peu de langues ont eu une destinée aussi exceptionnelle que le sanskrit. Il fait d’abord exception par sa longévité, puisque seul le chinois peut rivaliser avec lui dans la durée. Il fait encore exception par la stabilité de sa forme au cours de l’histoire, à la différence du chinois qui a considérablement évolué au cours des âges. Enfin, et c’est peut-être son caractère le plus original, il a été sacralisé à un degré plus élevé que toute autre langue.
Longévité, stabilité, sacralité ne sont pas des traits naturels du langage, mais des effets de l’action des utilisateurs de la langue. Qui sont-ils ? Comment l’ont-ils utilisée ? Quelle philosophie du langage le sanskrit, toujours vivant à notre époque, nous enseigne-t-il ?

Le sanskrit védique diffère du sanskrit classique dans une étendue comparable à la différence entre grec homérique et grec classique. Nombreuses formes parallèles et irrégularités, que le sanskrit classique nivellera. Flexions nominale et pronominale plus développées. Plus de formes de participes et de gérondifs.

Utilisation fréquente d’un subjonctif absent du sanskrit classique. Douze formes d’infinitifs, contre une en sanskrit classique. Règles de sandhi moins contraignantes, etc. Le sanskrit classique a aussi emprunté de nombreux mots aux langues dravidiennes. On pourrait parler à son égard de  védique récent terminal . Il est notable que le tamiḻ, langue dravidienne sans rapport de filiation avec le sanskrit, fort d’une culture très ancienne lui aussi, fut en concurrence avec le sanskrit bien plus tôt, dès les premiers siècles apr.

On y trouve cependant des emprunts au sanskrit. Pendant des siècles, le sanskrit est la langue du savoir en même temps que la langue littéraire, religieuse ou philosophique. Que Śiva bénisse les amateurs de la langue des dieux. Ce sont les colons britanniques qui, pendant leur suprématie, ont imposé une de ces écritures, la devanāgarī, elle aussi issue de la brāhmī. C’est maintenant en devanāgarī que l’on écrit majoritairement le sanskrit en Inde et dans les éditions occidentales.

Enfin, le Xe congrès des Orientalistes fixa, en 1894 à Genève, une transcription latine qui, de nos jours, est la seule utilisée dans les ouvrages didactiques occidentaux. L’étude de l’écriture de la civilisation de l’Indus, basée sur des sceaux et des empreintes de sceaux  harappéens  datés du IIIe millénaire av. La littérature sanskrite étant une des plus riches du monde, tout à la fois par son extension dans le temps et par la variété des sujets dont elle traite, elle a fasciné de nombreuses personnes en dehors de l’Inde. Le sanskrit est une langue flexionnelle. La langue possède des traits agglutinants en ce qui concerne la construction de mots composés à l’instar de l’allemand. L’ordre des mots en sanskrit est relativement libre avec une tendance SOV. Jules Bloch, Indo-Aryan, Geuthner, Paris, 1965.

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