Le Traumatisme de la naissance PDF

Cet article est une ébauche concernant la psychanalyse. En psychanalyse, on appelle abréaction la réduction de la tension émotive lorsque l’affect et la verbalisation du souvenir font irruption en même temps à la conscience. Ce phénomène se produit particulièrement dans les cures psychanalytiques au moment où, dans le cadre du transfert analytique, sont levées les résistances contre des affects qui n’le Traumatisme de la naissance PDF pas été ressentis comme ils auraient dû l’être dans le passé. Pour résumer, c’est le processus de décharges émotionnelles qui, en libérant l’affect lié aux souvenirs d’un traumatisme jusqu’alors refoulé, en annule les effets pathogènes.


Donner une base biologique à l’inconscient, tel est l’enjeu du Traumatisme de la naissance, sans doute le livre le plus célèbre d’Otto Rank. Avec cet ouvrage iconoclaste publié en 1924, Rank, que Freud considérait comme son « fils adoptif », prend de la distance avec la doctrine freudienne classique. Comme l’écrivent Élisabeth Roudinesco et Michel Plon dans leur Dictionnaire de la psychanalyse, « il soutenait l’idée qu’à la naissance tout être humain subit un traumatisme majeur qu’il cherche ensuite à surmonter en aspirant inconsciemment à retourner dans l’utérus maternel ». Les idées développées par Rank dans ce livre – le premier à donner à la relation mère-enfant une très grande importance – influenceront beaucoup la pensée psychanalytique, en particulier l’école anglaise, des kleiniens à Winnicott, en passant par Bowlby.

L’abréaction est une décharge émotionnelle par laquelle un sujet se libère de l’affect attaché au souvenir d’un événement traumatique, lui permettant ainsi de ne pas devenir pathogène. Dans les années 1893-1895, Freud et Breuer travaillent sur l’hystérie et sur son traitement possible par l’hypnose. Pour Freud, de la façon dont le sujet a été capable de réagir face à un événement traumatique, dépend le caractère pathogène de l’affect lié au souvenir de cet événement. L’autre voie est celle de l’expression et de la représentation du souvenir pathogène par le langage.

Freud a toujours soutenu que l’homme trouve un substitut à l’acte dans le langage. Le souvenir toxique peut être intégré et décrit par le sujet dans une série associative qui permettra la remise en place de l’événement traumatique au sein du système symbolique du langage, ce qui confère au sujet la capacité de regarder « en face » son trauma en le verbalisant et en le comprenant. Rechercher les pages comportant ce texte. La dernière modification de cette page a été faite le 15 décembre 2017 à 19:14.

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