Le Troisième oeil, dans les mythes, l’histoire et l’homme PDF

Si ce bandeau n’est plus pertinent, retirez-le. Shiva est le Troisième oeil, dans les mythes, l’histoire et l’homme PDF vénéré sous la forme abstraite de Shiva linga. Il est aussi représenté plongé dans une profonde méditation, ou bien dansant le tandava sous la forme Nataraja. Shiva, le dieu des shivaïtes assume les fonctions de Rudra le terrible, ancien dieu védique.


La question se pose depuis des siècles : qu’est-ce que le Troisième Œil ? Une glande appelée pinéale, une vertu spirituelle, une faculté conférant le pouvoir de voir l’essence invisible derrière les phénomènes du monde ? Est-il la cause de la clairvoyance ou le centre spécifique de l’intuition ? Autant de questions auxquelles l’auteur a essayé de répondre en comparant les plus grandes traditions ou livres sacrés d’Orient comme d’Occident. outre son utilisation dans les mythes, les romans ou le cinéma, le troisième œil, de par son universalité, devait faire l’objet d’une étude sérieuse et complète, en raison de l’importance que lui confèrent les sages de l’Inde en tant que centre de perception divine par lequel l’adepte est éclairé de la vérité ultime.

En effet, le théonyme Shiva provient d’une épithète de Rudra, l’adjectif shiva  gentil, aimable  utilisé par euphémisme pour ce dieu qui, dans le Rig-Véda porte également l’épithète ghora  terrible . Du point de vue des sources, Shiva est, selon Philippe Swennen, encore  inconnu dans la strate archaïque de la poésie religieuse sanskrite, à savoir les hymnes du Rigvéda. Sa figure est textuellement constituée dans la Śvetāśvatara Upaniṣad, donc dans la strate la plus tardive de la littérature canonique védique. Elle est alors liée d’emblée à la pratique ascétique et au yoga. Le sceau de Pashupati, seigneur des animaux, trouvé à Mohenjo Daro, est pour Daniélou une image du dieu-taureau ou du dieu cornu à l’origine du culte de Shiva en Inde et similaire à celles des traditions préceltique et minoenne. L’indianiste Alain Daniélou, après d’autres chercheurs, a rappelé les nombreux points communs qui unissent Shiva et Dionysos. Selon lui, ces parallèles ont pour origine un culte commun dont la croyance aurait décliné en Europe et se serait poursuivie en Inde.

Dans cette logique il avance que le culte d’un dieu naturiste et phallique, assimilé au taureau, serait un modèle universel mais que cette croyance aurait été marginalisée par l’expansion de la culture urbaine monothéiste. Ces deux dieux de la fureur rassemblent autour d’eux des fidèles qui les imitent. Cependant, à l’inverse de Daniélou, les auteurs plus récents ne voient pas dans ces concordances  un shivaïsme primitif, religion de la Nature et de l’Eros , mais davantage un héritage indo-européen. Dionysos et Shiva représentent deux formes bien spécifiées d’un même archétype, remontant sans doute au début du Néolithique, quand les communautés humaines se sont organisées en agglomérations villageoises et que ville et territoire se sont donc séparés. Le symbolisme de Shiva est d’une grande complexité du fait des nombreux courants qui l’ont vénéré au cours des siècles. Il représente la destruction, mais celle-ci a pour but la création d’un monde nouveau : Shiva transforme, et conduit la manifestation à travers le  courant des formes .

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