Les 300 jours de Verdun PDF

362 000 soldats français et 337 000 allemands, une moyenne de 70 000 victimes pour chacun des dix mois de la bataille. Les 300 jours de Verdun PDF, de juillet à novembre, les armées britannique et française sont engagées dans la bataille de la Somme, encore plus sanglante. Pétain qui en a commandé la première partie.


Le 21 février 1916 à l’aube, un déluge de fer et de feu s’abat sur les positions françaises de la région fortifiée de Verdun. La plus grande bataille de la Première Guerre mondiale vient de commencer. Elle durera 300 jours et 300 nuits, et s’achèvera par une victoire française : malgré la détermination et la supériorité en artillerie des Allemands, « ils ne passeront pas ! ». Mais le prix à payer sera terrible : 300 000 morts et disparus, 400 000 blessés, français et allemands confondus, un paysage labouré par 60 millions d’obus, des villages entiers rayés de la carte… Pour commémorer ce duel de Titans, il fallait un ouvrage d’exception. Un an de travail a été nécessaire aux équipes réunies par les Editions Italiques (historiens civils et militaires, iconographes, infographistes, secrétaires de rédaction, maquettistes…) pour réaliser l’album-souvenir que méritait le sacrifice des poilus : un an pour explorer les kilomètres de rayonnages du Service historique de la Défense qui, pour la première fois, a ouvert à un éditeur tous ses fonds sur la Grande Guerre. Un an pour extraire de ce gisement unique les documents les plus forts et les plus émouvants. Un an pour numériser de précieux originaux rarement, voire jamais, sortis jusque-là de leurs cartons d’archives. Un an pour restaurer des milliers d’images choc qui nous plongent dans le quotidien des combattants et l’horreur de leur condition. Un an pour photographier, dans les plus grandes collections publiques et privées, les armes, les pièces d’uniformes, les objets de tranchée qui font ressurgir sous nos yeux la vie et la mort des soldats de Verdun. Un an pour dépouiller les journaux de marche et d’opérations des régiments, les dépêches d’état-major, les rapports des officiers et les dossiers des grands acteurs du drame. Un an pour sélectionner, parmi les trésors cartographiques inédits du château de Vincennes, la carte ou le croquis d’artillerie d’époque qui replace l’action dans son cadre géographique et topographique. Un an pour retrouver, en France et en Allemagne, les lettres et les témoignages qui nous font revivre chaque jour et chaque épisode de la bataille de l’intérieur, aux côtés des combattants des deux camps. Un an pour donner à cette matière éditoriale d’une richesse jamais atteinte le traitement artistique qu’elle appelait. Au-delà du récit des combats que ce livre détaille jour par jour et souvent heure par heure, de nombreux encadrés thématiques éclairent d’autres aspects trop souvent oubliés de la bataille. Car raconter Verdun, c’est aussi expliquer l’importance des armes nouvelles et effrayantes, tels les gaz de combat ou les lance-flammes, qui transformèrent le bois des Caures, le ravin de la Mort, les forts de Vaux et de Souville ou la cote 304 en autant d’enfers. C’est montrer que la victoire a été également arrachée dans le ciel, par les as de la chasse, de l’observation aérienne et du bombardement. C’est rendre aux obscurs, aux sans-grade – conducteurs, brancardiers, muletiers, hommes de soupe, infirmiers, aumôniers, gendarmes, territoriaux dont le rôle est trop souvent oublié, l’hommage qui est dû à leur sacrifice anonyme. Car, on l’aura compris, le vrai héros de ce livre-événement, c’est toujours, en définitive, le poilu de Pétain ou le feldgrau du Kronprinz. L’homme, tout simplement, avec ses traits d’humour ou de colère, ses moments de grandeur et de découragement, ses heures de gloire et ses heures de doute. Cet ouvrage a été publié en partenariat avec le Service historique de la Défense et le Mémorial de Verdun, avec le soutien de l’association « Les Gueules Cassées », du Conseil régional de Lorraine, du Conseil général de la Meuse et de la Ville de Verdun.

Verdun est, comme la Somme, une terrible leçon que certains théoriciens militaires allemands, analysant des causes de la défaite de 1918, sauront comprendre. Bien que cette bataille ait montré les fautes stratégiques et tactiques de l’état-major des belligérants et qu’elle ne soit pas la plus meurtrière ni la plus décisive de la Première Guerre mondiale, l’histoire officielle française a suscité un ensemble de mythologies nationales et sacralisé cette bataille de défense du territoire national. Article connexe : Causes de la Première Guerre mondiale. Uniforme du soldat français de première classe. Stahlhelm et le fusil Mauser Gewehr 98. Carte du front Ouest, avec le saillant de Verdun formant une avancée entre l’Argonne et le saillant de Saint-Mihiel. Au déclenchement des hostilités, les puissances centrales se trouvent donc encerclées à l’ouest par les forces anglo-françaises et à l’est par les troupes russes.

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