Les aventures de tchitchikov ou les âmes mortes PDF

Tous ses récits se déroulent dans son Égypte natale ou dans un pays imaginaire du Proche-Orient, bien qu’il ait vécu la plus grande partie de sa vie à Paris. Albert Cossery était une figure de Saint-Germain-des-Prés où il résidait dans la même chambre de l’les aventures de tchitchikov ou les âmes mortes PDF La Louisiane depuis 1945.


Reliure toile . 503 pages .

Il fut marié quelques années avec la comédienne Monique Chaumette. Comme c’est alors l’usage dans les familles aisées, il est inscrit très tôt dans une école chrétienne, le Collège des Frères de la Salle à Daher, puis, en 1926, il entre au lycée français du Caire de Bab El Louk. Jusqu’à sa mort en 2008, il vit dans cette petite chambre d’où il sort chaque jour à 14h30, habillé comme un prince, costumes le plus souvent ocres, jaunes, chemises, cravates et pochette assorties. Marcher, marcher, c’est une chance de pouvoir marcher et de regarder la vie. Sa silhouette mince et élégante est devenue une figure aimée et respectée de ce quartier. Albert Cossery a traversé la vie avec l’ironie et le détachement d’un dandy, laissant sept romans, un recueil de nouvelles et un autre de poésie. Proche-Orient, bien qu’il ait vécu à Paris dès l’âge de trente-deux ans.

Ils ont souvent pour cadre les bas-fonds du Caire, au milieu des fous, des poètes, et des mendiants, quartiers qui lui rappellent son enfance. Il y a tant de joie dans l’existence. Tu ne connais pas l’histoire des élections ? Non, je ne lis jamais les journaux.

Celle-là n’était pas dans les journaux. C’est quelqu’un qui me l’a racontée. Cela s’est passé il y a quelque temps dans un petit village de Basse-Égypte, pendant les élections pour le maire. Quand les employés du gouvernement ouvrirent les urnes, ils s’aperçurent que la majorité des bulletins de vote portaient le nom de Barghout. Ils sont ignorants et illettrés, pensa-t-il, pourtant ils viennent de faire la chose la plus intelligente que le monde ait connue depuis qu’il y a des élections. Le comportement de ces paysans perdus au fond de leur village était le témoignage réconfortant sans lequel la vie deviendrait impossible. La nature de sa joie était si pénétrante qu’il resta un moment épouvanté à regarder le mendiant.

Certainement il ne fut pas élu. Tu penses bien, un âne à quatre pattes ! Ce qu’ils voulaient, en haut lieu, c’était un âne à deux pattes. Cossery vise à ce que chaque phrase soit, selon ses propres termes,  la goutte d’ammoniaque qui tire les gens de leur torpeur. Son dessein est avant tout de dénoncer une société falsifiée par le profit matérialiste, la vanité, la haine.

Il oppose bientôt à ce modèle dominant un contre-modèle édifié par des misérables sans ambitions, des contemplatifs sans mystique, des révolutionnaires résolument pacifiques. L’auteur est animé d’un amour véritable pour ses personnages souvent hauts en couleurs et s’il manie volontiers l’ironie et si la bouffonnerie des petits chefs fats et stupides est soulignée, il ne tombe jamais dans le cynisme, conférant à son style une grâce dynamique et humoristique. Albert Cossery répond :  Pour que quelqu’un qui vient de me lire n’aille pas travailler le lendemain . La vraie richesse, c’est de pouvoir vivre sans travailler : en France, je me sens beaucoup plus riche que les autres puisque j’ai gardé cette manière orientale d’envisager l’existence, sans travailler. Ne rien faire, c’est un travail intérieur.

L’oisiveté est indispensable à la réflexion. Ses amis et ses livres pourvoient à ses besoins :  Pas besoin de plus. Quand on a de quoi vivre, on ne travaille pas. Prendre l’air, prendre le temps et reprendre ses phrases :  J’y retourne vingt fois, disait-il. Dans ses livres, Albert Cossery exalte la vie en Orient comme il la mène à Paris : il faut rire et jouir de l’existence, se libérer de toute forme de possession ou d’aliénation. Albert Cossery est un écrivain rare : il n’a pas publié plus d’un roman par décennie. Je me suis un peu inspiré de ma famille.

Mon père et mon grand-père n’ont jamais travaillé. Ils n’étaient pas riches, mais les terres qu’ils possédaient nous permettaient de vivre bien. Tombe de l’écrivain Albert Cossery au cimetière du Montparnasse à Paris. Albert Cossery s’est éteint à l’âge de 94 ans le dimanche 22 juin 2008 à Paris, dans sa chambre de l’hôtel La Louisiane où il résidait depuis plus de soixante ans. Il repose depuis le 2 juillet 2008 au cimetière du Montparnasse, dans la 13e division, non loin du philosophe Emil Cioran.

Sa devise était :  Une ligne par jour . Golo et publié par Dargaud en 2003. Les Fainéants dans la vallée fertile : petit divertissement en 14 scènes, adaptation de Jean-Jacques Silvio Brugevin in Les Cahiers de Chabramant, no 3-4, été 1986. Michel Faure, présenté du 21 au 30 avril 2001 au Caire. 1990 : Grand prix de la francophonie pour l’ensemble de son œuvre. 1995 : Officier dans l’Ordre des Arts et des Lettres, nommé par Jacques Toubon, ministre de la culture et de la francophonie, à l’occasion du Salon du livre de Paris.

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