Les Aveux du roman PDF

Il raconte l’histoire de jeunes révolutionnaires voulant renverser l’ordre établi, et dont le chef, Piotr Stépanovitch Verkhovensky, souhaite que Nicolaï Vsévolodovitch Stavroguine, aristocrate fascinant toutes les personnes qu’il rencontre, prenne sa place à la les Aveux du roman PDF du groupe. Cet événement joua un rôle important dans la genèse de l’œuvre.


C’est dans le roman qu’on peut lire, plus encore et autrement que dans l’histoire, le long et difficile dialogue entre deux humanités que la Révolution française a séparées : celle, aristocratique, de la civilité, du goût, du commerce des esprits, des mœurs et des manières ; celle, démocratique, qui devait les congédier au nom de l’égalité. Mais c’est dans le roman aussi que la Révolution peine à imposer les principes égalitaires. Car il n’y a pas, en littérature, de table rase. Le roman en France reste attaché par mille et un fils à la société que la Révolution a détruite ; il ne cesse de les renouer et de les tisser à sa manière : le monde évanoui se perpétue dans les Lettres. Mona Ozouf a voulu le retrouver en relisant quelques romans qui jalonnent le XIXe siècle, de Germaine de Staël à Anatole France, en passant par Balzac, Stendhal, George Sand, Hugo, Barbey d’Aurevilly, Flaubert, Zola. Au fil de ses lectures, elle repère ce que l’Ancien Régime a légué à la France moderne. Elle raconte les espoirs et les illusions qu’il continue à nourrir. Elle met en lumière ce que le travail de la démocratie comporte de vitalité, de promesses, de réussites individuelles ; mais aussi ce qu’il recèle de banalité, d’uniformité, parfois de désenchantement. La longue négociation que retrace cet essai entre Ancien Régime et Révolution s’achève sur un compromis, que bientôt l’affaire Dreyfus paraîtra dénoncer, sans pour autant parvenir à en altérer les termes.

L’équilibre du roman s’en trouva en quelque sorte rompu, sans contre-poids à tous ces  démons , et la fin de Stavroguine manquait de cohérence. Cet ultime chapitre a été rétabli. Il existe un débat au sujet de la traduction du titre. Les deux épigraphes sont peut-être à l’origine de la confusion. Jésus, ayant libéré un possédé, autorise les démons à se réfugier dans un troupeau de pourceaux, qui se précipitent alors dans le lac du haut d’une falaise.

Les traductions françaises de Boris de Schoelzer et d’André Markowicz vont dans le même sens. La première publication du roman eut lieu dans Le Messager russe en 1871 pour les deux premières parties, et en 1872 pour la troisième partie. Le roman est divisé en trois parties. La première présente les personnages, notamment le bel esprit aux idéaux classiques de Stépan Trophimovitch Verkhovenski qui vit chez la veuve Barbara Pétrovna Stavroguine en tant qu’ancien précepteur de son fils et en tant qu’ami.

Dans la deuxième partie se développent entre les protagonistes les conflits qui éclateront enfin dans la troisième partie. Anton Lavrentievitch, un ami de Stépan qui a lui-même suivi certains événements et certains échanges, quoique indirectement informé, pour la plupart, par les témoignages de témoins oculaires. L’action principale commence avec le retour du fils de Barbara, Nikolaï Vsévolodovitch Stavroguine qui, après une vie de débauche à Saint-Pétersbourg puis à l’étranger, a été saisi d’un regain d’amour pour sa patrie. Les marques de l’ambiguïté de sa personnalité et les problèmes relationnels qui en résultent s’amoncèlent, après qu’on apprend qu’il est secrètement lié par les liens du mariage. Le fils de Stépan Trophimovitch, Piotr Stépanovitch Verkhovenski, fait son apparition en même temps que Nikolaï. Il intrigue pendant plusieurs pages en jouant le rôle de l’ami et admirateur de Nikolaï et poursuit le but de renverser toutes les autorités laïques et religieuses. Dans la deuxième partie sont dévoilés les conflits ourdis par Stavroguine au cours d’une réunion de personnes dont les espoirs déçus se concentrent sur lui, figure centrale du roman.

Piotr utilise ces tensions dans son propre intérêt. Cependant les coupables potentiels se sentent encouragés par le comportement irrésolu de Nikolaï à poursuivre leur but. Ainsi dénonce-t-il mensongèrement son père comme révolutionnaire pour se venger de l’abandon qu’il lui a fait subir, de sorte que celui-ci est temporairement emprisonné. La représentation est interrompue par un incendie que Fedka a déclenché pour effacer les traces de l’assassinat de Lébiadkine et Maria. Dans la même nuit, Nikolaï retrouve Lisa qui a désavoué son fiancé Maurice Nikolaïévitch Drosdov et décidé de vivre avec son amant. Alexei a de fait développé sa propre philosophie et lui explique qu’il se suicide pour prouver à tous que Dieu n’existe pas, que l’homme est libre et qu’il est lui-même Dieu — comportement qu’Albert Camus qualifie de  suicide pédagogique .

Auparavant, Piotr a suggéré au groupe des socialistes que Chatov voulait les trahir et les convainc de le mettre à mort. Après quoi il se désolidarise du groupe pour se rendre à Saint-Pétersbourg, tandis que les membres du groupe, rongés par les remords, finissent par être emprisonnés. Barbara Pétrovna part à sa recherche et le ramène chez elle. Avant sa mort, ils s’avouent leur amour réciproque, gardé secret des années durant. Stépan Trophimovitch Verkhovensky : intellectuel, ancien professeur, libéral et idéaliste, ami intime de Barbara Pétrovna Stavroguine, et père de Pierre Stépanovitch, qu’il a abandonné jeune à l’une de ses tantes.

Il a été le précepteur du personnage principal Nicolas Vsévolodovitch, et d’Élisabeth Nikolaievna. Barbara Pétrovna Stavroguine : propriétaire influente, amie et soutien de Stépan Trophimovitch, mère du personnage principal Nicolas Vsévolodovitch. Nicolas Vsévolodovitch Stavroguine : personnage principal du roman. Stépan Trophimovitch, et le principal instigateur du drame. Ivan Pavlovitch Chatoff : fils d’un ancien valet décédé de Barbara Pétrovna, et le frère de Daria Pavlovna.

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