Les bas salaires en Europe PDF

En pratique : Quelles sources sont attendues ? Le syndicalisme sous sa forme moderne est né en Europe dans les années 1880, résultant de la révolution industrielle, de ses changements démographiques, politiques et surtout idéologiques. Entre 1875 et 1895, les bas salaires en Europe PDF concentration des entreprises progresse de façon considérable, par la formation d’entreprises  géantes  pour l’époque et la conclusion d’ententes entre ces entreprises.


Même si les progrès économiques profitent à la société dans son ensemble, la condition de vie de la classe ouvrière n’est guère enviable et c’est là une des premières revendications des syndicats : avant de  changer la société , les ouvriers veulent tout simplement  vivre mieux . Si la valeur du salaire nominal est en progrès, par-delà les inégalités de toutes sortes, le pouvoir d’achat est très variable. 5e ne gagnent pas 14 francs et plus de 4 000 familles ne possèdent d’autres ressources que le travail du père. Devenus plus démocratiques et plus soucieux du respect de la population que ne l’étaient leurs prédécesseurs monarchiques, ils commencent à faire écho aux revendications des ouvriers. En France, en 1868, Napoléon III s’était efforcé de développer crèches, orphelinats, caisses d’assurance.

Mais il ne faut pas voir dans ces progrès de la législation sociale, l’avènement de gouvernements réformateurs mais plutôt le début d’une prise en compte du problème ouvrier et les milieux ouvriers l’ont compris, conscients que ce nouveau contexte leur permettra de revendiquer davantage. De nombreuses démarches militantes voient le jour dès 1850. Ils proposent une organisation de la société plus juste et plus rationnelle à leurs yeux. Le socialisme trouvera à s’exprimer dans de nombreux pays par l’intermédiaire des relais que sont les partis nationaux comme le Parti Ouvrier Français fondé en 1879, le parti ouvrier social-démocrate allemand créé en 1869 ou la Fabian Society, organisation spécifiquement britannique qui prônera un socialisme modéré non marxiste à partir de 1884. L’anarchisme de son côté s’est principalement développé après 1850 en Russie, en France, en Italie et en Espagne. Son rôle a été prépondérant dans les milieux intellectuels et syndicalistes.

Tous ces courants de pensée se confrontèrent au sein des Internationales dont il convient ici de parler. Londres en 1864 à l’initiative des travailleurs français et britanniques et de Karl Marx. France voit de son côté le nombre de syndicats passer de 500 en 81 à 2 300 en 95. Sans pour autant parler d’explosion, il s’agit bien là d’un essor sans précédent. Les années 1880 marque une sorte de naissance.

Les congrès ouvriers organisés par les syndicats se multiplient en Europe occidentale et peuvent rassembler plusieurs dizaines de milliers de personnes. Les syndicats se dotent aussi d’une dimension mutualiste. En Allemagne, dans les années 1870, les Hirsch Duncker créent des caisses de maladie et d’invalidité et on voit même la naissance d’une union générale d’assistance des ouvriers allemands. Très vite, les syndicats, au-delà de l’aspect communautaire hérité des anciennes fédérations de métiers deviennent des lieux de revendications et des catalyseurs de l’action ouvrière. L’Europe de l’Ouest dans ces années-là est le théâtre du mouvement ouvrier très militant. Conscients de leur importance, les syndicats s’engagent dans l’action contre le patronat. Rapidement, la grève et les autres manifestations deviennent des vecteurs d’expression courants de la classe ouvrière.

Certes, la grève existait auparavant mais jamais elle n’a pris une telle ampleur. Ainsi, le Royaume-Uni connaît en 1889 et 1890 plus de mille grèves annuelles dont notamment celle des 40 000 dockers de Londres en 1889 qui paralysa la capitale et frappa sévèrement l’opinion européenne. La France de son côté, qui dans la décennie 1870 n’avait connu que 841 grèves, en affronte dans les années 1880 plus de 1 800. Sans doute faut-il y voir la conséquence d’une meilleure organisation.

Le 1er mai 1890 est l’occasion pour les anarchistes de rappeler dans un tract que  de la Grève Générale sortira la Révolution qui ne laissera sur terre que des hommes égaux et libres. Les ouvriers qui n’acceptent pas les conditions de travail s’organisent et s’opposent aux patrons. Leurs armes : la grève et la création de syndicats. Des personnes, souvent des bourgeois, proposent de transformer la société : ce sont les premiers socialistes.

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