Les Bourgeois de Rouen : Une élite urbaine au XIXe siècle PDF

L’historiographie influencée par le marxisme ou par les mouvements aristocratiques contre-révolutionnaires a considéré la bourgeoisie comme à l’origine de l’individualisme libéral, de la valeur travail, du capitalisme, mais aussi à l’origine de la libre conscience, de la démocratie libérale et des régimes d’opinion ou des les Bourgeois de Rouen : Une élite urbaine au XIXe siècle PDF française et américaine. 1538 avec le sens d’ ensemble des habitants du bourg  et en 937 sous la forme  bourgesie , correspondant au latin burgensia, au sens juridique de citoyen ayant le droit de cité. Europe qui a permis le développement de la bourgeoisie.


Or, les villes européennes présentent au Moyen Âge nombre de caractéristiques remarquables. Des milliers de villes naissent alors, mais sont bien souvent organisées selon un modèle encore campagnard, n’étant guère qu’un  regroupement rural , incluant dans leurs murs champs et jardins. Florence, à Venise, ou à Nüremberg. La notion de bourgeoisie était  employée dans deux acceptions pour définir une partie du tiers état urbain. La bourgeoisie est cependant avant tout, sous l’Ancien Régime, un statut juridique donnant à certains citadins des droits distincts de ceux des autres habitants de la ville. La distinction entre petite, grande et moyenne bourgeoisie est principalement d’ordre financier mais aussi liée à la notoriété et à l’exercice de la profession.

Le Bourgeois gentilhomme  de Molière pointe les manières excessives de certains de ces nouveaux venus. Bourgeois à la bourse de Paris en 1850 par Honoré Daumier. Autour des années 1960, une nouvelle forme de bourgeoisie voit le jour, issue du secteur tertiaire. En parallèle avec la disparition du lien social, qui ne correspond plus au nouveau modèle bourgeois, la société libérale a alors tendance à se tribaliser.

Ils pouvaient porter des armoiries, participer aux Croisades, participer au financement des guerres, ou créer des entraides entre villes bourgeoises les fameuses Combourgeoisie. Sur le plan intérieur, un problème essentiel est de neutraliser la forte population de samouraïs, devenue inutile à la suite de la pacification du pays. L’existence de cette bourgeoisie marchande permettra ensuite le développement d’une bourgeoisie plus large, à partir de l’ère Meiji, avec l’ouverture du Japon au monde occidental, à son commerce, à ses technologies et à sa science. L’émergence d’une véritable bourgeoisie en Inde est un phénomène récent, largement rendue impossible pendant des siècles par l’existence d’un système de castes interdisant toute mobilité sociale. La mondialisation actuelle, cassant les traditions sociales, et accélérant l’enrichissement de la population au-delà de tout ce que l’Inde avait auparavant connu, est un élément fort de l’évolution actuelle de la bourgeoisie indienne. En France il existe traditionnellement diverses strates au sein de la bourgeoisie. Bourgeoisie d’une ou deux générations s’étant formée par une brève ascension sociale.

Elle débute généralement par le commerce de détails ou l’artisanat, puis au fil de la deuxième puis troisième génération, elle peut s’élever socialement à un niveau de moyenne bourgeoisie. Cette classe tend à se confondre avec la classe moyenne de la société et se distingue surtout par sa mentalité. Elle dispose de patrimoine ou de revenus solides mais n’a pas l’aura de la grande bourgeoisie. Elle serait selon certains une bourgeoisie de la troisième génération.

Elle possède parfois quelques alliances avec d’autres familles issues du même milieu et parfois même nobles. Ancien Régime certaines de ces familles auraient pu prétendre accéder à la noblesse si elles avaient su continuer à progresser socialement ou si les circonstances politiques le leur avaient permis. Après la guerre de 1914-1918 la sociologie de ces familles change avec la naissance de la société capitaliste moderne. Son patrimoine culturel, historique et financier reste aujourd’hui important. Ces familles sont presque toutes des dynasties provinciales dont l’ascension s’est tout entière accomplie dans leur région d’origine à laquelle elles sont généralement restées fidèles: aujourd’hui encore leurs descendants y sont présents.

Ces familles plongent leurs racines dans l’Ancien Régime. Ancien Régime, elles appartenaient à la notabilité des villes et des bourgs. Elles acquièrent des offices administratifs et judiciaires ou des charges importantes, puis se distinguent par une réussite toute particulière dans le négoce et l’industrie. Certaines de ces familles ont été anoblis. Article détaillé : Familles subsistantes d’ancienne bourgeoisie française. Cette classification toute descriptive et statique s’appuie sur l’idée que la bourgeoisie est d’abord et avant tout héréditaire, et que l’on en grimpe les échelons par l’accumulation quasi-mécanique du patrimoine au fil des générations.

Elle ne rend donc pas compte de l’émergence soudaine, et fréquente, de réussites individuelles qui placent d’emblée la personne concernée dans la  haute bourgeoisie . Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. La bourgeoisie passive est celle qui met en valeur le capital avec des placements en actions et dans l’immobilier. La bourgeoisie active comprend ceux qui entreprennent. Ce sont des entrepreneurs, capitalistes ou patrons qui mettent en valeur en créant des entreprises industrielles ou bancaires. La bourgeoisie a joué dans l’histoire un rôle éminemment révolutionnaire. Partout où elle a conquis le pouvoir, elle a détruit les relations féodales, patriarcales et idylliques.

Tous les liens variés qui unissent l’homme féodal à ses supérieurs naturels, elle les a brisés sans pitié pour ne laisser subsister d’autre lien, entre l’homme et l’homme, que le froid intérêt, les dures exigences du paiement au comptant. La bourgeoisie ne peut exister sans révolutionner constamment les instruments de production et donc les rapports de production, c’est-à-dire l’ensemble des rapports sociaux. Tout élément de hiérarchie sociale et de stabilité d’une caste s’en va en fumée, tout ce qui était sacré est profané, et les hommes sont enfin forcés d’envisager leur situation sociale. D’ailleurs pour Marx, les révolutions anglaises et françaises ne sont que des révolutions bourgeoises, faites par la Bourgeoisie pour se porter au pouvoir. Tome 1 : De Bonaparte à Mac Mahon. Tome 2 : De Mac Mahon à Poincaré.

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