Les Mémoires de Blake et Mortimer : Un opéra de papier PDF

Sa carrière prospère, son mariage avec Pernelle, une veuve ayant du bien, et ses spéculations immobilières lui assurèrent une fortune confortable, qu’il consacra, à la fin de sa vie, à des fondations et constructions pieuses. Le Livre des figures hiéroglyphiques paru en les Mémoires de Blake et Mortimer : Un opéra de papier PDF. Enluminure de l’entrée de la reine Isabeau de Bavière à Paris. Il échappa dans sa jeunesse à la peste noire de 1348, qui emporta entre un tiers et la moitié de la population européenne.


À travers ces mémoires de Blake et Mortimer, le célèbre dessinateur E. P. Jacobs retrace sa vie et son œuvre et nous invite à retrouver tous les héros prestigieux de ses bandes dessinées.

Moyen Âge sous l’appellation générique de clercs. Enluminure du portail de l’église Saint-Jacques-la-Boucherie. Portail de l’église Saint-Jacques-la-Boucherie, financé en 1389 par Nicolas Flamel, et sur lequel il s’était fait représenter avec son épouse. Eux-mêmes sans enfants, les deux époux Flamel commencèrent à financer des œuvres et constructions pieuses. Juste avant sa mort, sa famille essaya de faire annuler le legs mutuel entre les époux. Après la mort de son épouse, il continua à financer des constructions dévotes, et s’engagea dans des investissements immobiliers à Paris et dans les alentours. En 1402, il fit reconstruire le portail de l’église Sainte-Geneviève-la-petite, qui était située sur l’île de la Cité, le long de la rue Neuve-Notre-Dame, sur l’emplacement de l’actuel  parvis Notre-Dame – place Jean-Paul-II .

Dessin de l’arcade du Petit charnier du cimetière des Innocents. L’arcade du Petit charnier du cimetière des Innocents, bâtie par Nicolas Flamel en 1407 – dessin de Charles-Louis Bernier en 1786. Saint Denis, et la fit décorer de sculptures. La maison de Nicolas Flamel ou maison  au grand Pignon , au 51 rue de Montmorency, aujourd’hui auberge Nicolas Flamel. Photo de la pierre tombale de Nicolas Flamel. Pierre tombale de Nicolas Flamel, 1418, Paris, Musée de Cluny. Il mourut le 22 mars 1418, et fut enterré à l’église Saint-Jacques-la-Boucherie où sa pierre tombale fut installée sur un pilier au-dessous d’une image de la Vierge.

Feu Nicolas Flamel, jadis écrivain, a laissé par son testament à l’œuvre de cette église certaines rentes et maisons, qu’il avait fait acquises et achetées à son vivant, pour faire certain service divin et distributions d’argent chaque an par aumônes touchant les Quinze Vingt, l’Hôtel Dieu et autres églises et hospitaux de Paris. Flamel comme l’ escripvain qui faisoit tant d’aumosnes et d’hospitalitez et fit plusieurs maisons ou gens de mestiers demouroient en bas et du loyer qu’ils paioent, estoient soutenus povres laboureurs en haut . C’est dans ce contexte qu’apparut la rumeur qu’il avait dû sa richesse à la découverte de la Pierre Philosophale des alchimistes, capable de transformer les métaux en or. Le mythe de Nicolas Flamel alchimiste est le résultat de plusieurs phénomènes de la tradition alchimique.

Du feu, voilà le premier mets. Dans le même temps apparaît l’idée qu’un sens alchimique est caché dans les figures allégoriques religieuses qui ornent les arcades du cimetière des innocents. C’est pour dissimuler ce fait qu’il aurait fait croire qu’il avait découvert la Pierre philosophale, et aurait financé des fondations pieuses. Tous les ingrédients étaient réunis pour qu’apparaisse en 1612 l’ouvrage le plus connu attribué à Flamel : Le Livre des figures hiéroglyphiques. Couverture Trois traités de la philosophie naturelle. Outre deux traités en versions latine et française d’Artéphius et de Synésius, on y trouve un texte en français :  Les figures hierogliphiques de Nicolas Flamel, ainsi qu’il les a mises en la quatrième arche qu’il a battie au Cimetiere des Innocens à Paris, entrant par la grande porte de la rue S. L’ouvrage se présente comme la traduction du latin d’un texte de Flamel écrit entre 1399 et 1413.

Sur le premier feuillet on trouve le titre  Le livre d’Abraham le Juif, prince, prêtre lévite, astrologue et philosophe, à la gent des juifs par l’ire de Dieu, dispersée aux Gaules, salut. De retour à Paris, il parvient enfin à transmuter du mercure en argent, puis en or, le 25 avril 1382 :  Je fis la projection avec de la pierre rouge sur semblable quantité de mercure que je transmutais véritablement en quasi autant de pur or, meilleur certainement que l’or commun plus doux et plus ployable. Dessin de l’arcade du cimetière des innocents. L’arcade du cimetière des innocents dans Le Livre des figures hiéroglyphiques. Il donne ensuite, de façon nettement plus étendue l’explication du sens alchimique, explication dans laquelle la symbolique des couleurs prend une grande place :  ce sont les deux principes de la philosophie que les sages n’ont pas osé montrer à leurs enfants propres. Couverture de l’ouvrage Le Voyage des Princes Fortunés. Slomnal Calife  étant l’anagramme de  Nicolas Flamel , et  Rabi el Ulloe de Deon  celui de  Béroalde de Verville .

Extrait d’un ouvrage de Grillot de Givry. Les figures hiéroglyphiques de l’arcade du cimetière des Innocents entourées des figures du livre d’Abraham le juif. Comme déjà indiqué, de pseudo-originaux latins furent forgés. D’autres textes furent attribués à Flamel. Les hermétiques qui cherchent par tout la Pierre Philosophale sans la pouvoir trouver, ont tant médité sur quelques portaux de nos Eglises, qu’à la fin ils y ont trouvé ce qu’ils pretendent. Rica raconte qu’il a rencontré un homme en train de se ruiner parce qu’il croit être parvenu au grand œuvre, et qui lui affirme :  Ce secret, que Nicolas Flamel trouva, mais que Raymond Lulle et un million d’autres cherchèrent toujours, est venu jusques à moi, et je me trouve aujourd’hui un heureux adepte.

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