Les origines ethniques des Européens PDF

Eric Les origines ethniques des Européens PDF, aucune identité ethnique n’est  naturelle , ni innée, ni identique chez tous les individus qui la partagent : ils la considèrent comme le produit, dans chaque personnalité, d’interactions spécifiques entre cultures différentes, venues d’horizons différents. Femmes  Hmong fleuris  au Viêt Nam en 2004. L’ ethnicité  est d’usage plus récent, lié à l’évolution du concept d’ethnie. Cette évolution résulte d’une nouvelle approche du concept d’ethnie qui jusque-là était appréhendé comme une réalité objective, sans prendre en compte sa subjectivité.


En revanche, la dimension subjective résulte des analyses surtout des sociologues, politologues et psychologues qui saisissent le concept d’ethnie sous l’angle d’identité comme construction sociale, voire politique. C’est de cette approche subjective que le concept d’ ethnicité  est né, pour saisir les interactions qui aboutissent au sentiment d’appartenance au sein de groupe. Ce dernier considère l’ ethnicité  non seulement comme une construction sociale, mais aussi comme un moyen d’instrumentaliser les luttes sociales et politiques. Bien entendu, les occupations de ces divers groupes étaient et sont aussi diverses que celles des populations non-roms côtoyées. Europe, on parlerait plutôt de classes sociales, anciens agriculteurs d’un côté, anciens éleveurs de l’autre. Comme pour la  race , l’utilisation de la notion d’ ethnie  pose problème, parce que toute classification d’une population selon des clivages ethniques relève de critères nécessairement arbitraires : que faut-il retenir ?

L’usage colonial du terme  ethnie  n’est plus aujourd’hui réservé aux communautés linguistiques et culturelles africaines, océaniennes ou amérindiennes. Il peut désigner des communautés linguistiques, religieuses ou historiques et est souvent récupéré par les principaux concernés pour désigner leur propre communauté. Yulian Bromley, est soumise à de nombreuses critiques sous l’autorité de l’historien et américaniste Valeri Tichkov, son successeur au poste de directeur de l’Institut d’ethnographie devenu en 1989 Institut d’ethnologie et d’anthropologie. Certains mots ou néologismes sont directement hérités ou inspirés de la signification que revêt  ethnie  dans le vocabulaire des sciences sociales. L’ethnogenèse est l’ensemble des faits et des idées qui concourent à la formation d’un peuple, en tant qu’ensemble d’individus partageant le sentiment d’une identité commune. L’ethnohistoire est l’histoire d’une ethnie, en tant qu’elle construit sa propre identité dans la longue durée. Les campagnes y font donc volontiers référence de façon directe ou indirecte.

Ce sens du mot  ethnique  est un anglicisme. L’ethnisme est l’ensemble de liens qui réunissent des groupes d’individus ayant un patrimoine socioculturel commun, particulièrement la langue. Il a servi pour établir une catégorisation, sur la base de particularités sociales et au prétexte de différences d’origines raciales ou géographiques. L’ethnolinguistique est une discipline des sciences humaines qui se penche sur la variabilité linguistique à travers les différentes sociétés humaines et qui voisine dès lors avec la sociolinguistique et la dialectologie. Il n’y a pas d’unanimité quant au qualificatif désignant la pluralité ethnique : pluriethnique, multiethnique, polyethnique, voire multiculturel. L’ethnocentrisme est un ensemble de pratiques sociales et politiques qui crée des différences dans le but de favoriser, au sein d’un même pays, un groupe culturel dit  de souche , en marquant l’infériorité d’autres groupes culturels parmi les citoyens de ce pays. L’ethnocide est un ensemble des pratiques qui conduisent à la disparition non physique, mais culturelle d’une ethnie.

Musulmans aussi, les Kurdes de Turquie ne sont pas décomptés à part des Turcs. Inde un débat divise sociologues et orientalistes spécialistes de l’Inde propos de l’applicabilité du concept de  groupe ethnique  aux castes. En Indonésie, le terme suku bangsa, qui signifie littéralement  partie de la nation , désigne un groupe selon le droit du sang, dont les membres possèdent en commun notamment une langue, ou un groupe de langues proches, des coutumes et un territoire. La CNIL a donné un avis favorable au recensement de 2009 pour la Nouvelle-Calédonie, qui fait apparaître  l’origine ethnique  des personnes. Ces données étaient enregistrées jusqu’en 1996 mais ne l’ont pas été pour le recensement de 2004. De l’acculturation à l’interculturation : réflexions épistémologiques , L’Autre, vol. André Béjin,  Le Sang, le sens et le travail : Georges Vacher de Lapouge, darwiniste social, fondateur de l’anthroposociologie , Cahiers internationaux de Sociologie, vol.

Humanity: An Introduction to Cultural Anthropology, Cengage Learning, 2011, 499 p. O sootnochenii poniatii « obschestvo » i « etnicheskaya obschnost » », Etnograficheskoe obozrenie, 1989, 4, p. O metode postroenia teorii êtnosa », Etnosy i etnicheskie processy, 1993, Moscou, Nauka, p. Between the global and the local. International and transracial adoptions, Avebury publishing, U. Mariella Villasante Cervello et Christophe de Beauvais, Colonisations et héritages actuels au Sahara et au Sahel : problèmes conceptuels, état des lieux et nouvelles perspectives de recherche, XVIIIe-XXe siècles, L’Harmattan, 2007, 543 p.

Elena Filippova, « De l’ethnographie à l’ethnologie: changer de nom ou changer de paradigme ? L’école russe d’ethnologie, 1989-2008 », L’Homme, 194, 2010, p. Yulian Bromley cité par Filippova op. Gheorghe Negru, La politique ethnolinguistique en R. Jean-Luc Richard,  Statistiques ethniques et citoyenneté , sur laviedesidees. Depuis 1951, le code grec de la nationalité, à l’instar du code français, ne reconnaît pas l’origine ethnique des citoyens, et les minorités culturelles telles que les Arvanites ou les Valaques sont considérées comme membres de droit de l’ helleniki ethniki koinonia , la nation grecque moderne. Juif, Arabe, Druze, Circassien, Arménien, etc.

Sailendra Nath Sen, Ancient Indian History and Civilization, New Age International, 1999, 668 p. Partis au Congo-Kinshasa, l’ethnicité pour légitimité, Paris, L’Harmattan, 2010, 280 p. David Levinson, Ethnic Groups Worldwide : a ready reference Handbook, Phoenix, Arizona, The ORYX Press, 1998, 436 p. Humanity: An Introduction to Cultural Anthropology, Wadsworth Cengage learning, 2010, 9e éd. Jean-Loup Amselle et Elikia M’Bokolo, Au cœur de l’ethnie : ethnies, tribalisme et État en Afrique, Paris, La Découverte, 1985, 225 p. Breton, Les Ethnies, Paris, Presses universitaires de France, 1981, 127 p.

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