Les palais indiens PDF

Le palais des princes-évêques de Liège ou palais épiscopal de Liège, les palais indiens PDF situe sur la place Saint-Lambert dans le centre de Liège. La Marck, à l’emplacement d’un ancien édifice détruit lors du sac de Charles le Téméraire.


Si dès la fin du XIIIe siècle commencent à circuler en Occident des récits exaltés sur les splendeurs de l’Inde, ce n’est que trois siècles plus tard que se développent et se précisent les connaissances sur l’architecture royale et la vie de cour à mesure que l’Asie tombe dans la sphère d’influence européenne. Véritables petites villes, les palais sur lesquels régnèrent tour à tour souverains hindous et musulmans sont restés jusqu’à aujourd’hui des lieux d’une beauté magique. Les photographies d’Antonio Martinelli offrent un regard exceptionnel sur l’atmosphère si particulière et les richesses architecturales de ces bâtiments extraordinaires. George Michell retrace parallèlement leur histoire et celle de leurs habitants. Il décrit avec érudition la vie quotidienne au sein de ces grands palais ainsi que de leurs différentes composantes les systèmes de défense, les immenses salles d’audience, les cours et jardins, les temples et mosquées, les appartements privés et les lieux de vie des domestiques. Ce livre aborde également les traditions architecturales historiques et régionales de l’Inde. Les plus anciens édifices royaux qui subsistent de nos jours sont ceux érigés – à Mândû et Bîdâr notamment – par les Musulmans, qui conquirent tout le pays à partir du XIIe siècle. Ce sont ensuite, en Inde du Nord, les vastes cités impériales de Fatehpur-Sikri, Agrâ et Delhi construites par les Moghols. Puis les citadelles magnifiquement conservées de Gwâlior, Udaipur et Amber qu’élevèrent les Râjput au centre et dans l’ouest de l’Inde, et où vivent encore de nombreuses familles princières. A cette architecture du Nord s’oppose celle des palais de l’Inde du Sud, un autre royaume hindou, avec les tours de Chandragiri et les longues salles à charpente de bois de Padmanâbhapuram. Le lecteur découvrira enfin les somptueux palais – certains dans le style indien, d’autres inspirés par l’Art déco – édifiés par les râjas à l’époque de la souveraineté britannique, par exemple à Mysore, Baroda et Morvî. Cet ouvrage permet de parcourir en détail ces fascinants édifices, immuables témoignages de pierre illustrant l’aspiration à la grandeur et à la magnificence des souverains indiens à travers les temps.

Deux constructions ont précédé l’actuel Palais des princes-évêques qui domine la place Saint-Lambert, centre de la vie commerçante de Liège où s’élevait jadis la Cathédrale Saint-Lambert. Montant sur le trône épiscopal de Liège en 1505, le prince-évêque Érard de La Marck, trouve un palais en ruine. Il confie la construction d’un tout nouveau Palais au maître d’œuvre Arnold van Mulken en 1526. En 1849, une nouvelle aile occidentale est construite en style néogothique par l’architecte Jean-Charles Delsaux, afin d’accueillir les services du Gouvernement Provincial. La variété de la décoration des colonnes est extraordinaire. La deuxième cour à laquelle on accède par l’intérieur du palais est plus intime.

Elle est par ailleurs fermée au public, sauf dans de rares occasions comme les journées du patrimoine par exemple. Elle sert aussi au passage des prévenus, escortés par des policiers, entre les cellules et certains services. Les institutions judiciaires de Liège étant dispersées sur une dizaine de sites dans la ville, un vaste projet d’extension du Palais a été adopté. Il concerne plusieurs bâtiments face au côté occidental du Palais afin de maintenir la justice au centre de la cité. Augusta Treverorum-Trèves, puis Colonia Claudia Ara Agrippinensium-Cologne étaient le siège d’évêché, calqué sur le découpage des districts administratifs des Romains. Meuse où les Romains avait jeté sur le fleuve un pont de bois. La légende voudra que Monulphe visitant son diocèse, découvrant le site des hauteurs de Sainte-Walburge, où Liège va s’élever, montrant les bras divagants de la Meuse au creux de la vallée, prophétise l’avenir de la ville future.

Le meurtre de saint Lambert se déroule dans un endroit que les sources nomment vicus leudicus. Le site descendait vers le fleuve qui lui offrait une communication facile avec Maastricht, distante d’environ cinq heures de cheval. Lambert y avait construit une série de bâtiments. En 718, le successeur immédiat de saint Lambert, l’évêque Hubert encourage le courant de dévotion en ramenant de Maastricht la dépouille de son prédécesseur. Désormais, le nom de Liège va apparaître dans les textes.

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