Les Plaidoyers civils PDF

Caecilius de Calé Acté et Denys d’Halicarnasse. Eschine, Hypéride, Lycurgue, et bien sûr Démosthène. L’éloquence attique disparaît à la fin de la période classique, dont elle était un pur produit, lorsque Philippe II de Macédoine défait les Grecs à la bataille de Chéronée les Plaidoyers civils PDF 338.


Les Plaidoyers civils
Démosthène, Orateur et homme politique athénien (384 av JC – 322 av JC)

Ce livre numérique présente «Les Plaidoyers civils», de Démosthène, édité en texte intégral. Une table des matières dynamique permet d’accéder directement aux différentes sections.

Table des matières
– Présentation
– Mantithée Contre Boethos, I
– Mantithée Contre Boethos, Ii
– Plaidoyer Contre Apatourios
– Apollodore Contre Callippe
– Apollodore Contre Stéphanos
– Théomneste Et Apollodore Contre Nééra

Johann Georg Baiter, Ernst Anton Julius Ahrens et Karl Müller, Paris, 1846-1854, 2 vol. Plutarque, Vies des dix orateurs grecs, dans Œuvres morales de Plutarque, 4, trad. Histoire de la littérature grecque, Paris, Presses universitaires de France, coll. Edwin Carawan, The Attic Orators, Oxford, Oxford University Press, coll. Oxford Readings in Classical Studies , 2007, 480 p. Stephen Usher, Greek Oratory: Tradition and Originality, Oxford, Oxford University Press, 2002, 404 p.

Marie-Pierre Noël, Lectures, relectures et mélectures des sophistes, dans Noesis, 2. Périclès, et pour un Grec de l’époque romaine, plutôt habitué à fréquenter les maîtres de rhétorique . Voir aussi, par exemple, Félix Dürrbach dans son introduction à L’orateur Lycurgue, Paris, 1890, p. Rechercher les pages comportant ce texte.

La dernière modification de cette page a été faite le 7 novembre 2018 à 19:05. Navire, intérieur d’un kylix attique du Groupe de Léagros, vers 520 av. Dans ce cas en effet, un marchand qui aurait financé lui-même l’ensemble du voyage perdrait à la fois le navire et sa cargaison. Le prêt à la grosse aventure permet de faire supporter à un tiers, le prêteur, l’exposition sur la valeur de la marchandise. En cas de naufrage, le prêteur perd sa mise, y compris l’intérêt. L’intérêt d’un prêt maritime ne correspond pas à la définition moderne du terme, au sens où il n’est pas proportionnel à la durée du prêt : son montant est fixé dans le contrat indépendamment du temps que prendra la navigation. En comparaison, l’intérêt d’un prêt terrestre est exprimé sur une base journalière ou mensuelle.

Cette absence de référence au temps peut s’expliquer parce que les voyages commerciaux sont relativement brefs, de l’ordre de quelques semaines. Cependant, on ne dispose en la matière d’aucune certitude. C’est le sens de la remarque du plaideur du Contre Apatourios de Démosthène :  Dès lors qu’a disparu l’ancien contrat, celui où je figurais d’après lui comme caution, et qu’il n’en a pas été dressé d’autre, comment est-il fondé à me poursuivre, moi contre qui il n’a pas d’acte à produire ? Les plaidoyers civils rédigés par Démosthène constituent notre principale source à propos du prêt maritime en Grèce antique. L’essentiel des renseignements sur ces contrats de prêts est fourni par les plaidoyers d’orateurs attiques.

L’exemple le plus complet de contrat disponible se trouve dans le Contre Lacritos de Démosthène, rédigé vers 340. Si le montant ainsi réalisé s’avère insuffisant, les créanciers peuvent faire saisir les biens personnels des emprunteurs. Les contrats de prêts sont garantis soit sur la cargaison, soit sur le navire quand l’emprunteur est un nauclère, soit sur les deux. Démosthène, c’est un des reproches formulés par Chrysippe à l’égard de Phormion. Des exemples de prêts commerciaux sont attestés dans les archives de marchands mésopotamiens à partir du début du IIe millénaire av. Il dispose d’une particularité qui pourrait l’exclure a priori du champ des prêts maritimes : il s’agit d’un prêt sans intérêt.

Moyen Âge : à cette époque,  les préjugés contre toute forme d’usure, interdite par le droit canon, obligeaient les contractants à dissimuler dans les conventions le taux des intérêts maritimes . Ainsi, d’après André Tchernia, le déséquilibre entre les investissements consentis par les sénateurs et l’élite romaine, dans la terre d’une part et dans le prêt, notamment maritime, d’autre part aurait joué une rôle décisif dans le déclenchement de la crise financière qui secoua l’empire en 33. De tels prêts à la grosse aventure pouvaient être consentis pour des échanges à très grande distance, et contrairement à ce qui a pu être avancer, d’une ampleur conséquente : le papyrus Vindob. Le prêt maritime à la grosse aventure fait l’objet de réglementations dans l’Empire byzantin, dès le Corpus juris civilis de Justinien, promulgué en 529, et reprenant des lois datant de l’époque romaine. Selon cette législation, c’est le créditeur qui prend le risque maritime : s’il y a perte, il ne peut se retourner contre le débiteur.

This entry was posted in Adolescents. Bookmark the permalink.