Les profilers a Travers l’Histoire PDF

Autrement dit, un meurtrier pourrait être classé au nombre des tueurs en série dès son premier passage à l’acte, s’il est animé par une pulsion spécifique. Un tueur en série se caractérise généralement par le fait qu’il n’existe aucun lien entre lui et les profilers a Travers l’Histoire PDF victime.


Qui sont vraiment les profilers ? Ces spécialistes du profil comportemental des criminels ont été largement mis sur le devant de la scène par des affaires célèbres ainsi que par de nombreux romans et séries de fiction.
Cet ouvrage retrace la pratique du « profiling » depuis ses origines jusqu a ses développements scientifiques les plus récents. Le lecteur y trouvera les clés pour mieux comprendre les évolutions de cette méthode et de son utilisation en criminologie.

En d’autres termes, il ne connaît pas sa victime avant de la choisir, d’où une difficulté accentuée pour les enquêteurs à retrouver l’auteur des faits. Si ce type de criminel semble agir sans mobile apparent, une motivation profonde est pourtant à l’œuvre dans chacun des passages à l’acte. Psychiatres, psychologues et criminologues s’emploient donc à décrypter cette motivation. Si la terminologie  tueur en série  est d’origine récente, les criminels qui tuent sans motif apparent ont toujours existé. L’universitaire américain Philip Jenkins, qui a étudié les crimes répétés commis aux États-Unis entre 1900 et 1940, a identifié vingt-quatre criminels ayant commis au moins dix homicides sans mobile apparent. Une société qui n’a pas l’expérience d’une telle notion a moins de chances de reconnaître le phénomène quand il survient, et donc tend à ignorer les liens existants entre les crimes d’un même individu .

Le terme de  tueur en série  a été prononcé lors du procès de Ted Bundy, l’un des tueurs les plus meurtriers que les États-Unis aient connu. Cependant, le terme de mass murder avait été employé pour la première fois dans un journal populaire dit aussi  News media  des années 1930 pour qualifier les crimes d’Albert Fish. L’écrivain anglais John Brophy l’emploie souvent dans son livre The Meaning of Murder, sorti en 1966. Ce type de criminel est rare. 1988 est moins restrictif :  Le meurtre en série est une succession de deux meurtres ou plus, commis séparément, le plus souvent par un agresseur agissant seul. Les meurtres sont commis sur une période pouvant aller de plusieurs heures à plusieurs années. Le meurtrier en série agit généralement seul.

Dans un quart à un tiers des cas, il a cependant un complice avec lequel il peut former une véritable équipe meurtrière itinérante et au long cours. Soixante pour cent d’entre eux avaient moins de trente ans lorsqu’ils ont commis leur premier crime . Un tueur en série ne se distingue pas au niveau physique et social. 1970 et qui s’est fait arrêter dans les années 2000, avait une femme et des enfants, avait travaillé dans une agence de sécurité avant de travailler dans une église.

Il a été constaté qu’une forte proportion de tueurs en série a subi dans l’enfance des sévices sexuels, des violences physiques ou morales. Dans certains cas plus rares, le tueur en série présente un profil psychotique. Les enquêteurs américains du FBI opèrent une distinction approchante lorsqu’ils identifient le tueur organisé du tueur inorganisé. Le docteur Michel Bénézech s’est inspiré de ce tableau pour établir un parallèle entre le criminel psychopathe et le criminel psychotique.

Chaque tueur en série possède des particularités qui peuvent permettre de l’identifier. Les policiers du FBI eurent ainsi l’idée, à partir des éléments d’enquête, et notamment du descriptif de la scène du crime, du profil de la victime, du résultat de l’autopsie, de dresser la personnalité du tueur en série concerné. Dans les années 1970, ils rendirent visite, en milieu pénitentiaire, à une trentaine de serial killers définitivement condamnés afin de recueillir leur témoignage : biographie, nécessité impérieuse du passage à l’acte, ressenti au moment du meurtre, etc. Au nombre des outils d’analyse, les policiers américains ont ainsi pu mettre en exergue, pour chaque criminel, un mode opératoire et une signature. Le mode opératoire et la signature des tueurs sont deux éléments distincts.

Le mode opératoire est la méthode utilisée par le tueur pour attaquer ses victimes, sa façon de les choisir et de les aborder. Gerberth et Ressler, décrit la signature comme  un acte ritualisé et répétitif, sans relation avec le moyen de donner la mort, qu’accomplit un meurtrier sexuel en série sur chaque scène de ses crimes. Guy Georges, surnommé dans les années 1990 le  tueur de l’Est parisien , utilise, au cours des premières années de son périple criminel, un mode opératoire qu’il a dû modifier. Alors qu’entre 1991 et 1994, il agresse les femmes durant la nuit dans les parkings ou sous-sols parisiens, son action est un jour interrompue par un résidant venant stationner son véhicule, un imprévu qui met le criminel en fuite. Les tueurs en série ont une forte individualité, et chaque cas est particulier. Certains éléments, cependant, peuvent caractériser leurs crimes. Pourtant, psychologues et criminologues s’accordent à dire que se borner à considérer ces agissements comme constitutifs de crimes sexuels sui generis serait réducteur :  Il est vrai que l’on retrouve, dans l’enfance et l’adolescence des tueurs en série, une vie fantasmagorique très développée.

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