Lettres à Eugène (Correspondance 1977-1987) PDF

Il meurt en 1930 et son épouse en 1947. Paul Morand a pour oncle Abel Combarieu, secrétaire général et directeur du lettres à Eugène (Correspondance 1977-1987) PDF civil de la présidence de la République de 1899 à 1906 et frère du musicologue Jules Combarieu. Il visite aussi Venise et l’Italie du Nord et, chaque été, séjourne pendant un mois près du lac de Côme.


En 1977, Hervé Guibert découvre le premier roman d’Eugène Savitzkaya, Mentir, et lui envoie La mort propagande qui vient de paraître. Ils échangent leurs livres pendant les années suivantes, se lisent, s’apprécient. Ils se voient rarement : l’un habite Liège, l’autre Paris.Un tournant s’opère en 1982, quand Hervé publie ‘Lettre à un frère d’écriture’, où il déclare à Eugène : ‘Je t’aime à travers ce que tu écris.’ Le ton a changé, Hervé, obsédé par son correspondant, lui écrit des lettres de plus en plus incandescentes. L’année 1984 verra néanmoins l’épuisement soudain de cette passion. Une profonde amitié la remplace, qui trouvera dans l’aventure de L’Autre Journal et dans la Villa Médicis, où ils seront tous deux pensionnaires, d’autres terrains d’exploration.
Ces près de quatre-vingts lettres, échangées entre 1977 et 1987, forment un témoignage d’autant plus unique qu’elles sont les seules dont Hervé Guibert ait autorisé l’édition. Point de rencontre unique entre la vie et l’écriture, entre soi et l’autre, entre réalité et fiction, leur divulgation renouvelle la lecture de l’œuvre d’Hervé Guibert.

Il entre au collège Jules Ferry puis au lycée Chaptal. Il rate l’oral de philosophie de son baccalauréat en 1905. Jean Giraudoux devient son précepteur et le jeune Paul se transforme tout d’un coup en élève assidu. Attaché à l’ambassade de Londres, il rentre à Paris et est affecté au cabinet du ministre des Affaires étrangères pendant la 1re guerre mondiale. Il est ensuite en poste à Rome et à Madrid.

Son amitié avec Philippe Berthelot lui permet de faire des missions diplomatiques qui sont en fait à but littéraire. Ses premiers textes publiés sont des poèmes, notamment Lampes à Arc en 1919. Mais il fait sa véritable entrée en littérature en 1921 avec la parution de son premier ouvrage en prose, Tendres Stocks, un recueil de nouvelles préfacé par Proust. Durant la même période, il pratique le journalisme, notamment pour Le Figaro. Morand se montre bon connaisseur de la chose mécanique, comme bien des automobilistes de son époque. Portrait du chef de la mission française en Angleterre de guerre économique en 1939 par Élisabeth de Miribel :  Paul Morand me plaît.

Il ne s’impose jamais, mais s’insinue. Il reste toujours, avec lui, quelque chose d’inexprimé. Il pense plus loin que ne le laisse supposer son extraordinaire facilité. Il ne se livre, ni se commande. Après avoir été mis à la retraite d’office en 1940, il est nommé, lors du retour de Pierre Laval au gouvernement en 1942, ambassadeur de France en Roumanie, pays d’origine de la famille de son épouse. Jean Jardin, éminence grise de Pierre Laval, favorise son départ de Bucarest en 1944, lors de l’avancée des troupes russes, et le fait nommer en Suisse. Louis Ferdinand Céline, plus lourdement condamné pour faits de collaboration aura envers Paul Morand la dent encore plus dure, dans son style bien personnel : « Et Paul Morand donc !

Qui se balade fort librement en Suisse! Charmant Jean-foutre deux fois ambassadeur de Pétain! Après la Guerre, il est contraint à l’exil à Vevey en Suisse. Il y passe une dizaine d’années avant d’être à nouveau admis sur le sol français.

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