Lucian Freud : 1996-2005 PDF

Il est considéré comme un des peintres figuratifs les plus importants du 20ème lucian Freud : 1996-2005 PDF du 21ème siècle, l’Ingres de l’existentialisme selon la formule de l’historien de l’art, Herbert Read. Il est notamment célèbre pour avoir peint, en 2001, le portrait de la reine Élisabeth II à l’occasion de son jubilé d’or, tableau qui a soulevé une polémique en Grande-Bretagne.


Lucian Freud 1996-2005 présente les dix dernièresannées du travail de Freud, ses peintures, ses dessins et ses eaux-fortes. Ses sujets vont de Sa Majesté la reine d’Angleterre à Jerry Hall, des études de chevaux pour lesquels il a une réelle passion, aux nus qui sont au cœur de toute son œuvre. Lucian Freud est sans conteste le plus grand artiste réaliste vivant et son œuvre se situe d’emblée dans la grande tradition de la peinture européenne. Dans le secret de l’atelier, les modèles s’exposent sans la moindresensiblerie aux regards du peintre, son pinceaurecomposant les corps en volumes nets et vigoureux à la fois fascinants et repoussants, faisant ainsi revivre la sensation tangible des corps. Agé de plus de 80 ans, Lucian Freud continue d’aller toujours plus loin dans son œuvre scrutant sans cesse la vie secrète de ceux qu’il a choisi de peindre.

Petit-fils du médecin et fondateur de la psychanalyse, Sigmund Freud, et de sa femme Martha Bernays, Lucian naît à Berlin. Il est alors mobilisé dans la marine marchande puis démobilisé après trois mois de mer. En 1943, il illustre les poèmes de Nicholas Moore. Il expose, pour la première fois, à la galerie Lefèvre à Londres en 1944.

En 1946, Freud visite Paris et la Grèce. Il reviendra très régulièrement à Paris pour rendre visite à Picasso et à Giacometti. En 1948, il épouse la fille du sculpteur Jacob Epstein, Kitty Garman dont il aura deux filles, Annabel Freud et la poétesse Annie Freud. Il divorce de Kitty en 1952 pour se remarier en 1953 avec Lady Caroline Blackwood.

Ce deuxième mariage n’est pas plus heureux et leur divorce intervient en 1958. Bacon et Auerbach l’avaient convaincu de quitter sa manière fine et linéaire pour se laisser aller aux grands coups de brosse. Sa peinture s’était faite alors de plus en plus épaisse, appliquée dans des tonalités sourdes, dans les beiges et les gris, rehaussés de blanc. Ce groupe de peintres figuratifs se constituait en réaction à la peinture abstraite dominante d’après-guerre et revendiquait une peinture réaliste dépassant les apparences pour cerner la vérité des sujets. Il peint face à des modèles vivants dans le huis-clos de son atelier. Les vues de Londres ou de son jardin sont réalisées à partir du point d’ancrage de l’atelier. Il travaille toute la journée et les séances de pose qu’il inflige à ses modèles sont interminables.

Mais même les modèles habillés révèlent au spectateur leur nudité, la vérité de l’être qui perce toute apparence  Quand je peins des vêtements, je peins vraiment des gens nus couverts de vêtements  expliquait-t-il. Dans ses autoportraits, il scrute son visage comme celui des autres, sans bienveillance. Les critiques voient dans son oeuvre une quête obsessionnelle, sonder la nature humaine à travers son enveloppe charnelle. Ses grands nus provocateurs et sans complaisance des années 1990 représentés dans des toiles aux grandes dimensions marquent l’apogée de son oeuvre.

Passionné de courses de chevaux et de chiens, Lucian Freud était un joueur impénitent. Mais au fil des décennies, le peintre lui devait tellement d’argent que les portraits ne suffisaient plus à rembourser ce qu’il lui devait. Lucian Freud décède dans la nuit du 20 au 21 juillet 2011, dans sa résidence de Londres. Bien qu’étant devenu très riche, l’artiste vivait simplement, dans une maison avec un jardin située dans le quartier de Notting Hill, où il avait installé ses ateliers à l’étage. 1980 avec, en 1974, l’exposition rétrospective de ses œuvres à la Hayward Gallery de Londres, puis, en 1982, avec la publication de la première monographie consacrée à son œuvre par Lawrence Gowing. En 2005 a lieu une importante rétrospective de son œuvre à Venise. Peints dans une texture épaisse, dans des tons bruns, gris et blancs, les portraits apparaissent souvent comme vus avec une acuité particulière qui ne veut cacher aucun détail, en particulier du visage, du modèle scruté.

L’éclairage de la scène est souvent électrique, et on remarque des  coups de blanc  sur les chairs des modèles peints qui renforcent la sensation d’éclairage artificiel. Il faut reconnaître aussi que, pour ses détracteurs, le style particulier de Freud choque par l’aspect caricatural, presque morbide de certaines de ses œuvres. On lui doit un œuvre gravé sur cuivre abondante, en noir et blanc, et qui reprend et réinterprète les thèmes de sa peinture. Il s’agit du portrait de son ami David Dawson qui était aussi son assistant.

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