Mémoires sur les temps qui ont précédé et suivi la Révocation de l’Édit de Nantes PDF

La Mothe-Fénelon et de la seconde épouse de ce dernier, Louise de La Cropte de Chantérac. Plusieurs des ancêtres de Fénelon s’étaient occupés mémoires sur les temps qui ont précédé et suivi la Révocation de l’Édit de Nantes PDF politique, et sur plusieurs générations certains avaient servi comme évêques de Sarlat.


Gentilhomme campagnard, Isaac Dumont de Bostaquet (1632-1709) vivait près de Dieppe : notable, marié trois fois, dix-neuf enfants. Une vie calme et banale, somme toute, jusqu’en 1685, année de la Révocation de l’Édit de Nantes. Bostaquet est protestant. C’est l’exil. Il est rattrapé, doit abjurer, repart pour les Pays-Bas. Sert Guillaume d’Orange, débarque en Angleterre au moment où les deux grandes puissances maritimes s’unissent contre Louis XIV, combat en Irlande les tentatives des Stuarts pour reconquérir le trône, et termine sa vie dans la rédaction de ses Mémoires. Ni littérature ni apologie, ces Mémoires sont un document sur la vie d’un propriétaire terrien de la moyenne noblesse, de même que sur les motifs et les modalités mal connus de l’émigration huguenote hors de France. Enfin, ils sont surtout le portrait d’un homme de cour à la foi inébranlable. Tous ses actes sont subordonnées à sa conception de la religion chrétienne, postulat essentiel qu’en bon huguenot il n’évoque jamais mais qui traverse tout son texte en filigrane. Jamais il ne revient sur son sacrifice ; jamais il n’a de larmes ni de regrets. Il accomplit son devoir, fidèle à lui-même et à sa croyance. Un témoignage qui dit aussi que le XVIIIe siècle fut celui de la passion de l’honneur et des âmes déchirées.

Dans son enfance Fénelon reçut l’enseignement d’un tuteur au château de Fénelon, qui lui donna une solide connaissance du grec ancien et des classiques. Photographie montrant la statue de François Fénelon sur la place Saint-Sulpice à Paris. Pendant ces années-là, il fit partie du cercle qui entourait Bossuet, le fougueux porte-parole de l’épiscopat français. En 1688 il fut présenté à Madame de Maintenon, seconde épouse de Louis XIV. Plus coquet que toutes les femmes, mais en solide, et non à misères, sa passion était de plaire, et il avait autant de soin de captiver les valets que les maîtres, et les plus petites gens que les personnages. François Pierre Guillaume Guizot : A Popular History of France From The Earliest Times.

Dans l’été 1689, sur la proposition de Madame de Maintenon dont il était entretemps devenu le conseiller spirituel, il fut nommé précepteur du duc de Bourgogne, âgé de sept ans, petit-fils de Louis XIV et son éventuel héritier. Il fut alors surnommé  le Cygne de Cambrai . Le plus grand adversaire de Fénelon à la cour fut Bossuet, qui l’avait d’abord soutenu. Fénelon se soumit avec humilité et abjura publiquement ses erreurs.

1698, Télémaque commença à circuler à la cour sous forme de copies, et on y vit tout de suite une critique à peine voilée contre la manière autoritaire du gouvernement de Louis XIV, contre sa politique étrangère agressive et belliqueuse et contre sa politique économique mercantiliste, orientée vers l’exportation. Louis XIV y vit une satire de son règne, arrêta l’impression et disgracia l’auteur : Fénelon fut banni de la cour. Pendant le cruel hiver de 1709, il se dépouilla de tout pour nourrir l’armée française qui campait près de chez lui. La réputation de ses vertus attira à Cambrai nombre d’étrangers de distinction, entre autres Andrew Michael Ramsay qu’il convertit et qui ne le quitta plus. Un chapitre des Mémoires de Saint-Simon est consacré à sa mort, en des termes plutôt élogieux.

Il a également été le précepteur du duc de Bourgogne, petit-fils de Louis XIV, auquel il tentera d’inculquer une éducation éclairée sur les réalités du pouvoir, en lutte contre  l’excès de guerre  notamment. Il définit pour le jour où celui-ci deviendra roi de France un programme de gouvernement, les Tables de Chaulnes. Sur-tout ne vous laissez point ensorceler par les attraits diaboliques de la géométrie. De François de Salignac De La Mothe Fénélon. On le considère parfois comme un précurseur de l’esprit des Lumières. On lui doit un assez grand nombre d’ouvrages, dont quelques-uns sont perdus, Louis XIV ayant fait brûler, à la mort du duc de Bourgogne, plusieurs de ses écrits qui se trouvaient dans les papiers du prince. La seule édition vraiment complète est celle qu’ont donnée Gosselin et Caron, d’après les manuscrits de l’auteur et avec sa Correspondance, 1830, 36 volumes in-8.

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