Ministères : Ministre dans l’Eglise réformée de France PDF

En pratique : Quelles sources sont ministères : Ministre dans l’Eglise réformée de France PDF ? Les ministères féminins dans le christianisme peuvent prendre des formes variées : il peut s’agir de confier à une femme un ministère d’Église, ou la responsabilité d’une communauté de fidèles ou bien de mandater ou d’ordonner des femmes comme ministre du culte de plein titre. Les Églises issues de la Réforme ne sont pas unanimes sur le fait d’accorder aux femmes l’accès aux ministères pastoraux de plein exercice. Dans la théologie protestante, selon la doctrine du sacerdoce universel rien n’interdit en principe aux femmes de se faire entendre, Luther affirmant :  nous sommes tous prêtres, autant de chrétiens que nous sommes , désacralisant le rôle du prêtre, le sacerdoce n’étant rien d’autre qu’un ministère, un service.


Diversité des ministères ou des ministères divers, pour quoi faire ? Ce petit livre est le résultat d’une volonté commune de la Commission des ministères et de la Coordination édifier & former de présenter les ministères dans l’Eglise réformée de France, leur richesse, leur diversité, leurs joies, leurs difficultés, leurs forces et leurs faiblesses… Après la brochure sur le Conseil presbytéral, il nous a semblé important de publier cette série d’analyses, d’observations et de témoignages d’hommes et de femmes sur les ministères dans l’E.R.F. Non pas seulement sur la diversification des ministères, mais sur un ensemble plus large de ministères exercés au-delà des Eglises, dans d’autres lieux. Ces ministères nécessaires témoignent du dynamisme de nos Eglises et participent tous à la même mission que celle de l’E.R.F. Ainsi ce livre s’adresse à tous ceux et celles qui s’intéressent au fonctionnement de l’Eglise réformée de France : membres de nos communautés, conseillers presbytéraux, pasteurs en poste, proposants, étudiants en théologie… mais aussi aux Eglises-sœurs qui désirent approfondir une manière d’être au service de Jésus Christ. Il aide chacun-e d’entre nous à retrouver le sens du sacerdoce universel.

C’est ainsi pour faire face à la pénurie d’hommes, consécutive à la guerre que les femmes vont progressivement accéder à la fonction pastorale. Les pasteurs occupent une fonction ministérielle, tout comme le conseil presbytéral ou les diacres. La première femme pasteur française fut Madeleine Blocher-Saillens, nommée pasteur de plein droit en 1929 par le Conseil de l’Église évangélique baptiste du Tabernacle, à Paris. Elle exerça son ministère comme pasteur-directeur de cette paroisse jusqu’à sa retraite, en 1952. La première femme pasteur réformée française fut Berthe Bertsch, consacrée en 1930 dans l’Église réformée d’Alsace-Lorraine. Dans les églises protestantes américaines, les positions sont plus partagées, y compris, parfois, dans une même dénomination.

La première femme pasteur baptiste attestée historiquement fut Perie Burdick, consacrée en 1885 par les Baptistes du Septième Jour américains, mais la principale église baptiste du pays, la Convention baptiste du Sud, n’admet pas de femmes pasteurs. Certaines unions d’Églises évangéliques refusent la consécration pastorale et le droit de prêcher. D’autres encore ne l’autorisent que si la femme pasteur reste sous l’autorité d’un pasteur de sexe masculin. Quelques-unes, dans des confessions qui, d’un point de vue fédéral, ouvrent tous les ministères aux femmes, sont revenues localement sur cette décision. Cette décision fut une occasion de départ massif de fidèles vers des confessions plus ouvertes à cette question. Mais le sujet des dispositions à prendre envers les membres de l’Église qui ne reconnaissent pas le sacerdoce des femmes provoque de vives controverses. En novembre 2013, le synode valide cette fois-ci à une écrasante majorité l’ordination de femmes évêques.

This entry was posted in Science-Fiction. Bookmark the permalink.