Mondialisation, villes et territoires – L’économie d’archipel PDF

Cet article est une ébauche concernant l’architecture ou l’urbanisme. Elle se caractérise en fait par un double phénomène : d’une part, l’extension de la forme classique du mondialisation, villes et territoires – L’économie d’archipel PDF périurbain qui s’opère par la réunion des principales agglomérations et, surtout, les modes de la vie urbaine, et qui se traduit par la concentration de la population dans les grandes villes. La métropolisation est un phénomène mondial et différencié selon les continents. La métropolisation entraîne aussi une redéfinition des espaces au sein de la ville.


Le poids économique de Tokyo est le double de celui du Brésil tout entier. L’économie moderne, loin de s’étaler ou de se dissoudre dans la télé-activité, s’accompagne d’une concentration sans précédent des activités dans un ensemble de mégacités fonctionnant en réseau. Une « économie d’archipel » émerge, qui croise transversalement le système des États-nations et des économies dites « nationales ».
Ce livre décrit ce mouvement en explorant, de manière très concrète, les liens qui le relient aux mutations de l’économie, à la mondialisation des entreprises et de la production, à la compétition par l’organisation et l’innovation. Il aborde aussi les enjeux politiques résultant du foisonnement des tissages horizontaux qui déstabilisent la belle ordonnance verticale et emboîtée de nos espaces institutionnels et imaginaires de référence.

Cette organisation accompagne la révolution des transports individuels mécanisés pour le bien être des citadins. Pour cette raison, elle prend d’abord forme aux États-Unis et s’étend uniformément en paysages caractérisés par le township. Puis c’est en Europe et au Japon, à partir des années 1970, qu’elle apparaît. Cette polarisation autour des grandes villes est la conséquence de la concentration des emplois, qui sont surtout tertiaires, et qui entraînent des flux de migration pendulaire. Le territoire métropolisé est donc parsemé de voies rapides, de rocades, d’autoroutes, d’échangeurs.

La métropolisation implique donc le renforcement des grandes villes, essentiellement celles situées en tête d’un réseau urbain, ou les villes capitales. Ascher François, 1995, Métapolis ou l’avenir des villes, Paris, Odile Jacob. Donzelot Jacques, 1999,  La nouvelle question urbaine , Esprit, novembre 1999. Leresche Jean-Philippe, Joye Dominique, Bassand Michel, dir. Interdépendances mondiales et implications lémaniques, Genève, Georg. Sassen Saskia, 1996, La ville globale: New York, Londres, Tōkyō, Paris, Descartes et Cie. Veltz Pierre, 1996, Mondialisation, villes et territoires: l’économie d’archipel, Paris, PUF.

Négrier, Emmanuel, La question métropolitaine – Les politiques à l’épreuve du changement d’échelle territoriale, P. Rechercher les pages comportant ce texte. La dernière modification de cette page a été faite le 6 octobre 2018 à 10:27. Une ville — le milieu urbain — est à la fois un milieu physique et humain où se concentre une population qui organise son espace en fonction du site et de son environnement, en fonction de ses besoins et de ses activités propres et aussi de contingences notamment socio-politiques. Reconstitution de la ville néolithique de Talianky en Ukraine vers 4000 av. De grandes villes apparaissent ensuite entre 3500 et 1500 av. Les civilisations occidentale et moyenne-orientale disposent d’un certain nombre de mythes et de récits légendaires ayant trait à la création des villes.

Par delà la réalité historique, ces récits nous renseignent sur le sens même donné par les hommes à ces établissements construits par eux, de toutes pièces. Jérusalem céleste où il n’y a plus de temple en son centre, car cette ville est Dieu. Le Jardin d’Éden est interdit de retour aux hommes et c’est pour cela que, symboliquement, Dieu y a placé à l’entrée un ange avec une épée flamboyante. Construire une ville est un acte à haut risque où l’homme se confronte avec les dieux créateurs, tel un démiurge. Aussi est-il indispensable de s’accorder les bonnes grâces desdits dieux au travers les rites de fondation avec des sacrifices et des offrandes et les rites de dédicace. La dédicace consiste à placer la ville sous la protection d’un dieu tutélaire particulier. Les plus anciennes villes importantes connues sont celles de la culture de Cucuteni-Trypillia, de la fin du Néolithique en Europe de l’Est, atteignant déjà plusieurs centaines d’hectares avec une planification évidente.

Rome avec Rémus qui trace le périmètre de l’enceinte avec une charrue. L’espace public est sans doute l’élément le plus discriminant pour marquer le passage du village au sens entendu à l’époque — le mot n’existe pas — de la ville. Les raisons de l’apparition des villes sont probablement liées, si l’on en croit l’analyse des économistes, à l’accumulation des richesses des civilisations rurales capables de dégager des surplus de production et surtout liées au développement d’une division du travail. La lecture de la ville ne peut pas faire l’impasse d’un parallèle avec le nomadisme et ce qu’il en reste encore de nos jours, y compris dans nos imaginaires.

C’est Caïn — l’agriculteur sédentaire — qui tue son frère Abel — le nomade gardien de troupeaux — que Dieu semblait privilégier. La ville naît aussi et surtout de la volonté des hommes qui se regroupent autour d’un projet commun, celui de vivre en société. C’est pour cela que l’espace public apparaît comme l’élément symbolique primordial de la fondation de la ville. La ville apparaît alors comme un projet politique au sens étymologique du terme, de polis qui en grec veut dire la cité.

Sans doute parce que cette vie ensemble est la seule façon pour l’homme d’avenir à sa propre humanité si l’on en croit le philosophe Emmanuel Lévinas qui évoque l’altérité et les conditions de cette même altérité. Des décisions  politiques  furent à l’origine de la création de villes nouvelles de l’Antiquité à nos jours, mais la finalité reste toujours là même avec souvent le souci de créer sur terre, ici et maintenant, un impossible paradis, une cité idéale. Celui qui nous est promis dans la perspective chrétienne, du moins symbolique, est une ville : la Jérusalem céleste. Des zones métropolitaines se chevauchent pour former d’énormes réseaux urbains. Selon les projections des Nations unies, les villes des pays en développement absorberont la plus grande part de la croissance démographique d’ici 2050 — plus de deux milliards d’individus.

Il n’existe pas de modèle unique pour gérer une urbanisation rapide. Entre 1960 et 2000, sa population est passée de moins de trois millions d’habitants à dix millions. La ville, en ce qu’elle se dilue, est peu à peu remplacée dans les études par les concepts de fait urbain, d’urbanité, de métropole, à travers les processus de mondialisation et de métropolisation. La difficulté de la définition de la ville tient à ses propres caractéristiques : une taille, mais également des fonctions diverses et surtout une autonomie politique.

Pour les géographes contemporains comme Pierre George, une ville se définit comme  un groupement de populations agglomérées caractérisé par un effectif de population et par une forme d’organisation économique et sociale . Maroc Article détaillé : Villes du Maroc. Portugal Article détaillé : Liste des cités du Portugal. Le seuil à partir duquel on parle de ville varie selon les époques et les pays. Il pose la question des représentations de la ville selon les pays. En Espagne, le terme est utilisé pour une agglomération de plus de 10 000 habitants. Les Nations unies se réfèrent quant à elles au seuil de 20 000 habitants.

Une définition statistique internationale de la population urbaine a été déterminée lors de la Conférence de Prague en 1966. La densité de population est un des critères possibles, qui est notamment influé par la hauteur des bâtiments. En Europe, les urbains occupent un pourcentage de la superficie totale du continent, mais leur empreinte écologique s’étend bien au-delà de la surface des villes. Les agglomérations peuvent donc être constituées d’une ou plusieurs communes sur le territoire.

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