Où est passé le bien commun ? PDF

Le bien commun est une notion développée d’abord par la théologie et la philosophie, puis saisie par le droit, les sciences sociales et invoquée par de nombreux acteurs politiques. En Occident, la philosophie s’interroge au moins depuis Platon sur ce qui nous constitue en tant que communauté. Cette notion est souvent utilisée pour les questions relatives à la propriété de certaines ressources et désigne la relation entre l’accès à des ressources équitablement partagées et des intérêts qui soudent les membres d’une communauté et contribuent à son existence. On peut néanmoins opérer les distinctions où est passé le bien commun ? PDF : l’adjectif  commun  désigne une réalité partagée par tous, indépendamment d’une organisation sociale donnée, alors que  public  désigne une réalité qui dépend d’un pouvoir politique, d’un État.


Dans un monde où le politique est dominé par les puissances économiques et financières, et où le toujours plus de la croissance s’impose comme une fin en soi, la seule référence non économique qui subsiste est celle des droits individuels. La référence au bien commun a été évacuée. 
Des millions de citoyens, pourtant, continuent de s’en soucier. Encore faudrait-il qu’émerge une conception renouvelée du bien commun. Et que celui-ci reprenne sa place dans les préoccupations des politiques. 
François Flahault interroge le fondement des droits de l’homme. Il montre comment le progrès des connaissances anthropologiques apporte ce qui leur manque pour penser le bien commun. La vie sociale apparaît ainsi comme le lieu d’être de chacun d’entre nous, l’indispensable poumon de la vie individuelle. 
La fragile coexistence des humains repose largement sur les biens communs ou biens collectifs (au pluriel) dans lesquels se concrétise le bien commun (au singulier). Cependant, leur importance, ainsi que leur diversité naturelle et culturelle, matérielle et immatérielle, reste sous-évaluée au regard des biens marchands. 
Comment la lutte politique peut-elle faire évoluer les rapports de force dans un sens favorable au bien commun? L’auteur montre qu’il est possible de s’inspirer d’un autre modèle que ceux dont, plus de vingt ans après la fin de la guerre froide, nous sommes encore tributaires.

Directeur de recherches émérite au CNRS, François Flahault anime un séminaire d’anthropologie philosophique à l’École des hautes études en sciences sociales. Il a notamment publié Le Sentiment d’exister (Descartes & Cie, 2002), Le Paradoxe de Robinson. Capitalisme et société (Mille et une nuits, 2005) et Le Crépuscule de Prométhée (Mille et une nuits, 2008).

Au singulier, on peut donner à l’expression  bien commun  au moins deux définitions, selon qu’on se place dans une perspective chrétienne héritière de la philosophie aristotélicienne et thomiste, ou non. Mais les deux notions sont liées. L’éducation des enfants et des jeunes, la procréation et la propriété des femmes appartiennent à l’ensemble des citoyens. Le bien commun définit un mode de propriété conçu pour assurer l’harmonie collective. Le rapport du souverain avec le bien commun départage la nature despotique, oligarchique ou démocratique du régime. Le droit romain apporte à la notion une portée juridique.

La théorie du bien commun ne s’accompagne alors plus de préoccupations morales ou politiques. Nicomaque, discerne deux significations du bien commun, l’une portée sur la perfection morale, l’autre sur la sécurité matérielle, la première étant supérieure à la seconde. Thomas d’Aquin affine en effet l’idée d’Albert le Grand dans son propre commentaire en incluant l’idée de participation : c’est en prenant part au bien commun que l’individu fait preuve de bonté. La forme suprême du Bien est Dieu.

Dieu en tant qu’il attire la Création à lui, aussi bien les hommes que les autres créatures qui participent ainsi d’un mouvement commun. Dès lors, le bien commun d’une société ne consiste donc pas simplement dans une répartition équitable des richesses, mais aussi dans une vie sociale harmonieuse, guidée par l’amour du prochain et orientée vers Dieu. Il concerne d’ailleurs toute la Création et pas seulement la communauté humaine. Dans cette acception, tout exercice d’une responsabilité politique doit donc servir le bien commun, mais la notion de bien commun est plus large que la vie politique.

Création et comprend un paragraphe relatif au bien commun. Sentence Salus publica suprema lex esto,  Le bien commun est la loi suprême , dans le Parlement suisse. Articles connexes : Biens communs et Communs. David Bollier insiste que le fait  que les communs ne sont pas juste une ressource. C’est une ressource plus une communauté, plus ses protocoles sociaux et ses valeurs pour gérer les ressources partagées.

Les communs sont un paradigme socio-économique. L’Internet et plus encore le Web 2. Une approche essentialiste confère au bien commun une valeur intrinsèque et par défaut, alors que des approches utilitaristes lui donnent une valeur qui pourraient selon les utilitaristes être chiffrée et étalonnée à l’aune de son utilité pour la société, l’industrie, l’économie. Ces deux approches peuvent parfois se combiner. De nombreux économistes se sont intéressés à ce concept.

Le bien suprême, qu’est Dieu, est le bien commun, dont dépend le bien de tous les êtres. Le bien commun est une construction sociale. Sécurité foncière, bien commun, citoyenneté : quelques réflexions à partir du cas burkinabè. Justice, don et association: la délicate essence de la démocratie, éd. Nationale du Patrimoine, Patrimoine culturel, patrimoine naturel, 25-38. Le plein-emploi de qualité : une figure du bien commun in L’économie politique no 8.

Bien commun recherché : une Option citoyenne. Cause commune : l’information entre bien commun et propriété. Aristote, Les Politiques, traduction et notes par Pierre Pellegrin, GF Flammarion, 2e éd. Concile Vatican II, Gaudium et Spes, p. Compendium de la doctrine sociale de l’église , sur www. Le bien, pour Thomas d’Aquin, c’est  ce qui est désirable.

Toute nature désire son être et sa perfection. La Personne et le bien commun. Nick Zagorski,  Profile of Elinor Ostrom , Proceedings of the National Academy of Sciences of the United States of America, vol. La gouvernance des biens communs : Pour une nouvelle approche des ressources naturelles , Commission Universite Palais, 2010, 300 p. Le génome : bien privé ou bien commun ?

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