Ordonner des prêtres PDF

Dans toutes les formes du bouddhisme, aussi bien Hinayana, Mayana que Vajrayana, le moine fait vœu de célibat et de chasteté. Néanmoins dans le Vajrayana du Tibet, la secte des Bonnets Rouges, les Nyingmapa, accepte dans ses rangs des lamas mariés. Ce ne sont pas des moines au sens propre mais des pratiquants du bouddhisme tantrique qui vivent intensément une vie spirituelle tout en étant mariés et en ayant des enfants. Cependant, ni le sacerdoce de la Première Alliance, le sacerdoce lévitique, ni les premiers ministres de la Nouvelle Alliance, les ordonner des prêtres PDF, ne partageaient intégralement cette virginité.


Par exemple Grégoire le Grand est l’arrière petit-fils du pape Félix II. Pape Sirice, l’interprétation de la pratique des quatre premiers siècles reste ouverte. Quoi qu’il en soit, ce n’est qu’après cette période de sept siècles qu’apparaîtra petit-à-petit la pratique puis la décision de ne plus admettre aux ordres que des hommes non mariés. Ces distinctions s’établissent et se comprennent à la lumière de l’histoire du christianisme. Seuls ceux qui sont purs, peuvent avoir accès à la sphère du sacré. Or, le commerce charnel est une souillure.

Il faut donc s’en abstenir avant de poser un acte religieux. Ce principe tient à une conception très négative de la sexualité, considérée comme quelque chose de purement animal, voire même de bestial. Les chrétiens ne l’ont pas découvert dans l’Évangile, mais en milieu païen et dans l’Ancien Testament. Cette règle vaut pour les laïcs et pour les clercs mineurs aussi bien que pour les clercs majeurs. Si, dans le cas de ceux-ci, elle a mené à des conséquences différentes en Orient et en Occident, cela ne tient pas au fait que l’Orient aurait eu une autre conception de la sexualité et du mariage que l’Occident. En Orient, les ministres sacrés qui seraient mariés, peuvent donc continuer à user du mariage, dans l’intervalle qui sépare les célébrations.

A Rome, au contraire, ils se voient astreints, qu’ils soient mariés ou non, à la continence perpétuelle, à partir de leur ordination. Lc 18, 28-30 « Alors Pierre lui dit :  Voici que nous-mêmes, après avoir quitté ce qui nous appartenait, nous t’avons suivi. Jésus déclara :  Amen, je vous le dis : nul n’aura quitté, à cause du royaume de Dieu, une maison, une femme, des frères, des parents, des enfants, sans qu’il reçoive bien davantage en ce temps-ci et, dans le monde à venir, la vie éternelle. De même que l’attitude de l’Église, face à la contestation de Luther ou de Calvin, se voudra dictée par le souci de rester fidèle à la tradition héritée de Sirice et des conciles africains, l’attitude de ces derniers apparaît de son côté commandée par la préoccupation de ne pas renier l’héritage des siècles précédents, et en particulier des apôtres. Les premières sources sont sujettes à débat. Occident qu’en Orient : tout l’Occident reste en effet très ferme à proclamer que les évêques, prêtres et diacres mariés doivent s’abstenir de tous rapports conjugaux. Le concile in Trullo au VIIe siècle fait apparaître au jour la divergence qui s’était installée entre les pratiques des églises d’Orient et d’Occident en matière de continence et de célibat des clercs.

Convoqué par l’empereur d’Orient, il ne rassemble que des évêques orientaux. Cette discipline orientale sera en partie étendue à l’Eglise catholique romaine lors du Concile Vatican II, puisque, avec le rétablissement du diaconat permanent, il y est de nouveau licite d’ordonner des hommes mariés, cette fois-ci en les laissant libres d’user de leur mariage. Rome en 1074, que Grégoire VII imposera de choisir le clergé parmi les célibataires en Occident. L’église recrute ses prêtres parmi des hommes déjà mariés et de nombreux papes comme Félix III ont des enfants. Le catholicisme approfondit la réflexion sur le sens du célibat sacerdotal au cours des siècles suivants. Le dévouement qui conforme le prêtre au Christ et l’offrande exclusive de lui-même pour le Règne de Dieu trouvent une expression particulière.

Le fait que le Christ lui-même, prêtre pour l’éternité, ait vécu sa mission jusqu’au Sacrifice de la croix dans l’état de virginité constitue le point de référence sûr pour recueillir le sens de la tradition de l’Église latine sur cette question. Le Code de droit canonique de 1983 précise : « Can. Ainsi il peut arriver que des évêques Catholiques Romains ordonnent des prêtres mariés Catholiques Arméniens proposés par leur communauté de fidèles. L’une des premières actions de Luther, qui fut moine avant d’être réformateur, fut de se marier. Il croyait en la sanctification de la vie conjugale. Si des mouvements religieux protestants tels que l’Armée du Salut donnent d’emblée à la femme un rôle équivalent à celui de l’homme, il n’en est pas toujours allé de même pour les églises historiques comme l’Église réformée de France.

Ce recul est d’autant plus curieux que la première Guerre mondiale avait eu raison de bien des résistances dues aux conventions sociales. Le protestantisme connaît un petit courant monachique, le plus souvent féminin. Il s’agit de sœurs apostoliques à vocation hospitalières ou enseignante. Ces sœurs, les Diaconesses, sont répandues en Allemagne en des congrégations autonomes. L’islam et le judaïsme ont en commun de réprouver le célibat. Christian Cochini, Origines Apostoliques du célibat sacerdotal, Paris, Lethielleux, coll.

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