Passions Défendues PDF

Sauter à la navigation Sauter à la recherche Calliclès est un personnage des dialogues passions Défendues PDF Platon. Il fait partie des rares interlocuteurs qui tiennent tête à Socrate sans jamais se laisser convaincre. Hostile à la philosophie, défiant envers Socrate et partisan d’une forme d’immoralisme, le personnage semble incarner l’opposition radicale à la pensée de Platon. Il est également célèbre pour le débat concernant son existence historique.


Deux histoires d’amour.
Deux amoureux maudits.
Dans un monde où règnent les tabous et les préjugés.
Voici l’histoire de destins tragiques et de passions défendues.

Le Gorgias est l’unique source dont on dispose concernant Calliclès. En l’absence d’autres sources attestant de son existence, certains ont vu dans Calliclès un personnage fictif, créé de toutes pièces par Platon. L’existence historique du personnage est débattue. Le Gorgias est l’unique témoignage concernant son existence et beaucoup ont vu dans Calliclès une création littéraire. La question de la réalité historique du personnage n’est cependant pas tranchée. La personne de Calliclès n’est mentionnée dans aucun autre texte — qui nous soit parvenu — que le Gorgias.

Les positions extrêmes de Calliclès sur la justice, le bonheur, la morale et la philosophie, en tout point contraires aux thèses défendues par Socrate dans les dialogues de Platon, viennent confirmer la thèse de l’invention. Alcibiade, dont Platon dit qu’il est ami. D’une part le nom en lui-même de Calliclès qui vient du grec ancien  kallistos , superlatif qui signifie  le plus beau . Or Calliclès n’est-il pas infatué de sa personne : jeune, beau et riche.

Prétentieux à souhait aussi donc méprisant par la même occasion. Le nom de  Calliclès  deviendrait alors ironique. D’autre part, la nature des thèses que va défendre Calliclès aurait conduit Platon à créer ce personnage. Ce sont des thèses populaires — le mépris de la Philosophie et des Philosophes, la croyance dans la relation directe entre la force et le droit, le tout mâtiné d’une bonne dose d’hédonisme — qui reviennent fréquemment dans les débats politiques de l’époque, sans être le fait d’un penseur plutôt que d’un autre. Calliclès, avec la fougue de sa jeunesse et la conscience de sa puissance sociale, a l’assurance qui faisait défaut à Polos et même à Gorgias. Rompu sans doute à l’art sophistique, il affronte Socrate d’autant plus aisément que ses assertions, libérées des fioritures de la Philosophie, traduisent des thèmes populaires classiques, donc connus de tous, même inconsciemment, donc de Socrate. Ses thèses s’articulent autour de deux grands thèmes : les lois de la Nature s’imposent à la Cité, et la critique de la Philosophie.

Dans la Grèce antique, la Nature exprime d’abord la Divinité. Grecs pensaient que la Nature indiquait la norme de tout ce qui existât, tant en puissance qu’en acte, et c’est ainsi qu’elle devint ce par rapport à quoi il fallait s’orienter pour agir ou penser. Or, que disent les lois de la Nature ? C’est ainsi que le désir traduit cette tendance qui traverse les êtres naturels.

Cette thèse fondamentale a deux conséquences : l’homme doit donner libre cours à ses passions et la morale commune ne traduit que l’impuissance des hommes vulgaires à reconnaître à ce principe toute sa valeur. Suivre ses passions, c’est donner occasion à son désir de manifester ce dont il était gros, à savoir la puissance d’exister de l’individu en qui il a surgi. S’opposer à ses passions, c’est s’opposer à ses désirs, à la Nature et à ses Lois. Que représentent alors le Nomos et sa dimension éthique ? L’incapacité de ceux qui n’ont peut-être pas été bien doués par la Nature pour comprendre que le désir qui les travaillait intérieurement n’eut pu être ce qu’il avait à être que s’ils l’avaient de fait réalisé et non bridé.

Mais poursuivre son étude au-delà de cet âge devient contre-productif et criminel. Car l’homme mûr qui s’adonne à une si futile activité pour son âge s’abaisse sciemment au niveau du vulgaire déjà coupable d’avoir donné le jour à une morale fratricide. En somme, Calliclès est imperméable à la philosophie en ce qu’il considère que le dialogue n’est qu’un jeu, c’est-à-dire qu’il ne peut en advenir aucune vérité. Il n’est en rien convaincu par les démonstrations de Socrate et demeure dans son opinion initiale.

This entry was posted in Fantasy et Terreur. Bookmark the permalink.