Paul Cézanne -dessins- PDF

Paul Klee connaît ses premiers grands succès en 1917, pendant la Première Guerre mondiale. Son œuvre, que son fils Felix définit comme  énigmatique , a posé bien paul Cézanne -dessins- PDF questions aux critiques d’art, car elle suit un cheminement peu commun. Il est issu d’une famille de musiciens. Son père, Hans Klee, est originaire de Basse-Franconie.


Klee entre à l’école en 1886. Plus tard, au lycée, le jeune homme a une prédilection pour les caricatures irrévérencieuses qu’il trace dans les marges des livres de classe. Il est dans la même classe que Vassily Kandinsky, toutefois les deux artistes n’ont pas d’affinité. Il s’y lie également d’amitié avec le Fribourgeois Jean-Edouard de Castella. Klee suit des cours d’histoire de l’art, d’anatomie et il apprend la technique de la gravure et de la sculpture. Il se laisse prendre par le charme de l’architecture de la Renaissance, de Michel-Ange et des premiers maîtres du Quattrocento. Paris, en 1905, il passe une quinzaine de jours en compagnie d’Hans Boesch et de Louis Moilliet.

Il retourne à Munich à la fin de 1906 pour y épouser Lily Stumpf, avec qui il aura un seul fils, Felix, né en 1907 et mort en 1990. Munich, en 1907, il visite de nombreuses expositions, dont celle des impressionnistes. Contrairement à beaucoup de ses contemporains, Klee n’adopta pas le style des impressionnistes pour le dépasser ensuite, mais il vérifia leurs principes pour les intégrer à son expérience. Ses premières expositions ont lieu en 1910, au Musée des beaux-arts de Berne, à la Kunsthaus de Zurich et à la galerie de Winterthur.

Lorsque l’exposition de Berne est transférée à Bâle en 1911, Alfred Kubin achète un dessin de Klee, qui fait cette année-là la connaissance d’August Macke. Cette exposition présente 43 tableaux dont ceux d’Henri Rousseau et de Robert Delaunay, qui attirent l’attention de Klee. Robert Delaunay, Henri Rousseau, Georges Braque, Pablo Picasso, Maurice de Vlaminck. Un dialogue s’instaure entre Delaunay et lui. Cette même année, il entreprend un voyage en Tunisie avec August Macke et Louis Moillet.

C’est l’aboutissement d’une recherche menée pendant dix ans, d’expériences et de luttes avec la couleur. Kairouan, il note dans son journal :  La couleur me possède Je suis peintre. Klee retourne à Berne au moment de la déclaration de la Première Guerre mondiale. Jawlensky et Kandinsky s’exilent, tandis que Marc, Macke et Heinrich Campendonk sont mobilisés. Marc et Macke, engagés volontaires, sont tués.

Klee a surtout envoyé des aquarelles de 1916 avec des motifs figuratifs. Cette exposition est un grand succès de vente pour Klee qui ne semble pas concerné par la guerre. Klee a intégré la révolution dans son art. En 1916, Klee a renoncé à l’abstraction et il s’est lancé dans l’illustration de poèmes chinois que lui a envoyés Lily. Gersthofen, en 1917, Klee a été marqué par le passage des avions.

Le 7 novembre 1918, la république communiste est déclarée. En décembre, Klee demande à quitter le conseil de la révolution. Entre 1918 et 1919, le peintre s’engage alors en politique de l’art dans la révolution munichoise. Cependant, Klee souhaite enseigner dans une école des beaux-arts de Berlin. C’est là qu’il consacre son activité à de nombreux genres nouveaux : peinture à l’huile, aquarelle, pastels, dessins, sculpture.

Le 11 avril 1919, Walter Gropius a pris la direction du Bauhaus, un institut d’arts et métiers à Weimar. Pour des questions économiques, l’existence de deux écoles supérieures des beaux-arts à Weimar est peu défendable. En collaboration avec Kandinsky, il donne des leçons régulières sur la forme et expose la première théorie systématique des moyens picturaux purs, qui conduit à une clarification exceptionnelle des possibilités contenues dans les procédés abstraits. Ce qui n’empêche pas Klee de continuer à produire, à exposer et à enseigner. Lorsque le Bauhaus déménage à Dessau-Roßlau, en 1925, la famille Klee s’installe dans une maison de la ville qu’elle partage avec Kandinsky.

1931, il prend un poste à l’académie des beaux-arts de Düsseldorf où se trouvent déjà Campendonk, Oskar Moll et Alexander Zschokke. En tant que musicien, Klee cherche à lier peinture et musique dans l’idée d’un  rythme pictural  qui germe alors qu’il enseigne au Bauhaus. Le peintre veut aussi lier sa peinture au rythme naturel en choisissant, comme exemple, celui des marées. L’eau imprime, à marée descendante, un dessin précis sur le sable. D’après ses anciens élèves, il semble que le fait d’enseigner lui coûtait, ce qui n’empêchait pas le peintre d’être un pédagogue de premier ordre.

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