Pensées sur le temps PDF

Les Pensées de Blaise Pascal, mélange de réflexions et de notes de lecture, sont rassemblées dans des papiers retrouvés après sa mort. Le projet apologétique de Pascal montre que l’Homme, dans son orgueil et son amas de concupiscence, ne peut trouver la paix intérieure et le véritable bonheur qu’en Dieu. Pascal soutient que l’Homme est à la fois misère et grandeur, rien et pensées sur le temps PDF, limité bien qu’aspirant à l’infini. Sa capacité de penser, son désir de l’illimité et sa quête insatiable de bonheur sont la trace laissée par Dieu dans son esprit qu’il a créé pour le connaître et l’aimer.


Pascal laissait en effet à sa mort un millier de fragments peu aisés à déchiffrer. Ces reliques furent aussitôt copiées, et il nous reste aujourd’hui deux Copies et le Recueil autographe des fragments constitué par un neveu de Pascal en 1711. Ces Pensées sur la religion et sur quelques autres sujets ne comprenaient, cependant, que les fragments les plus clairs, groupés dans un ordre logique et quelquefois récrits. On ne voulait ni heurter une mentalité classique sensible au fini esthétique, ni rallumer les controverses religieuses. Il suscite un mélange d’effroi et d’admiration :  Quelle chimère est-ce donc que l’homme ? Cette dualité vient du fait qu’il est à la fois misérable et grand, comme l’indiquent les titres des liasses 6 et 3.

Quels en sont les éléments constitutifs ? Pascal pense sans doute à son propre cas. Combien il en est loin, pourtant ! Il lui faut donc éviter de penser. C’est le point essentiel, mais cette conscience n’est permise qu’aux  habiles  qui ont compris leur faiblesse.

Si Pascal dit   C’est le cœur qui sent Dieu et non la raison. En bref, l’homme doté de raison, mais surtout susceptible d’ouvrir son cœur, est capable de s’ouvrir à Dieu. C’est cette capacité que Pascal nomme la  pensée  et qui fait son humanité :  je ne puis concevoir l’homme sans pensée. Pascal se positionne en faveur de Dieu ici.

C’est cette vérité qui permettra à l’homme d’atteindre le bonheur divin mais illusoire qu’il recherche comme  son souverain bien . La première difficulté consiste à fixer le but et à déterminer notre place :  Mais dans la vérité et la morale qui l’assignera ? Pour y accéder, la grâce est nécessaire. Pascal montre toujours ensemble la grandeur et la misère de l’homme, car c’est du jeu entre les deux qu’il trouvera le point d’équilibre qui mène à Dieu. Selon Pascal, l’homme est incapable de vérité. Ceci, il le tient de sa nature corrompue par le péché originel qui a corrompu aussi sa raison. L’auteur en parle surtout dans le fr.

41 mais nombreux sont les exemples qui parcourent toute l’œuvre. L’imagination nous conduit à considérer des choses comme vraies alors qu’elles ne le sont pas nécessairement ou du moins de manière rationnelle et par là-même modifie nos comportements. Il la qualifie de  maîtresse d’erreur et de fausseté  dont le pouvoir s’étend à tous les hommes indépendamment de leur condition. La coutume fait que nous pensons suivre des lois parce qu’elles sont vraies et justes. Or, ces dernières se sont simplement imposées à nos consciences par tradition. Pour justifier son propos, Pascal s’appuie sur la diversité des coutumes qui fait que selon le pays où l’on se trouve une action sera considérée comme juste ou injuste.

Par exemple, on peut se référer au fr. Cette autre puissance trompeuse est rapidement évoquée dans le fr. 41 et fera l’objet d’un plus long développement dans le célèbre fragment sur l’amour-propre. L’intérêt est à l’origine de nos passions qui n’ont rien de raisonnable ou de juste.

Du coup, que l’on décide de le suivre ou pas, on ne fera pas preuve de justesse. Pascal y consacre un petit paragraphe pour montrer qu’une maladie grande ou petite altère notre jugement. La société est hiérarchisée, ce que ne critique pas Pascal qui, au contraire, pense que cela est juste car c’est une garantie d’ordre : les hommes sont  distingué par le dehors . Grand Seigneur des Turcs  et contrairement à la pratique dans notre pays. Il convient donc d’éviter le mieux possible ces dangers.

Les moyens que propose Pascal sont réalistes et reposent essentiellement sur la  force  et  la coutume . Pascal fait une forte critique des lois, qu’il juge inutiles et néfastes pour la société:  La justice et la vérité sont deux pointes si subtiles que nos instruments sont trop mousses pour y toucher exactement. S’ils y arrivent, ils en écachent la pointe, et appuient tout autour, plus sur le faux que sur le vrai. Il condamne fermement les idéaux imparfaits et invite à suivre un engagement rationnel pour être mieux spirituel. Concernant l’homme et sa condition, Pascal est tout aussi pessimiste, mais force est de constater que les choses sont beaucoup plus complexes, tout comme le système proposé par l’auteur. L’homme est condamné à une misère perpétuelle.

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