Petite conversation vénitienne PDF

Casanova laisse une œuvre littéraire abondante, notamment ses mémoires connus sous le titre Histoire de ma vie. Il est cependant surtout connu aujourd’hui en tant qu’aventurier, et comme l’homme qui fit de son nom un synonyme de  séducteur . Il savait user aussi bien de charme que de perfidie ou d’argent pour conquérir les femmes. Il y mentionne cent quarante-deux femmes avec lesquelles il aurait eu des relations sexuelles, dont des filles à peine pubères et sa propre fille, alors mariée à l’un de ses  frères  francs-maçons, avec laquelle il aurait eu le seul fils dont petite conversation vénitienne PDF eût connaissance, si l’on en croit son témoignage.


Bien qu’il soit souvent comparé à Don Juan comme séducteur, sa vie ne procédait pas de la même philosophie : ce n’était pas un collectionneur compulsif. Personnage historique et non de légende, jouisseur et exubérant, il vécut en homme libre de pensées et de comportements, des premiers succès de sa jeunesse à sa longue déchéance. Il est le frère du peintre Francesco Casanova. L’homme ne peut jouir de ce qu’il sait qu’autant qu’il peut le communiquer à quelqu’un. De 1734 à 1742, il fait de brillantes études à l’école de l’abbé Gozzi puis à l’Université de Padoue au cours desquelles il étudie la chimie, les mathématiques, la philosophie et le droit.

Devant abandonner la soutane, il entame alors en 1745 sa vie d’aventures, exerçant de nombreuses activités — violoniste, joueur professionnel, escroc, financier, bibliothécaire, etc. Au terme d’une brève carrière militaire dans la marine, où il devient enseigne de vaisseau, il en démissionne, vexé de n’avoir pu obtenir le grade de lieutenant de vaisseau. Lors de son premier séjour à Paris en juin 1750, accompagné par son meilleur ami Antonio Balletti, il est accueilli en tant que fils de comédiens dans un cercle de comédiens italiens, logeant d’abord chez Mario et Silvia Balletti dont la fille Manon Balletti vivra une histoire d’amour platonique et sera fiancée avec le grand séducteur. L’abbé de Bernis rentre en France. Casanova aurait dû fuir Venise, comme Bragadin le lui propose.

Ni ses puissants soutiens, ni son insistance à clamer son innocence ne peuvent faire obtenir sa libération. Cependant il raconte qu’à force de travail, de courage, d’ardeur, avec, pour seule pensée, l’espoir de partir à l’aventure pour toujours, par la grâce et la créativité, il parvient au bout de 14 mois à s’échapper avec un autre prisonnier, le père Marin Balbi, le 31 octobre 1756. Casanova lui-même dans Histoire de ma fuite, publié à Prague en 1787, avec une précision et une connaissance des lieux parfaites, ajoutant que ce fut l’unique évasion connue de la prison des Plombs. Il raconte qu’il se fait confier des missions financières par le gouvernement, grâce à la protection du duc de Choiseul : agent secret, une mission d’enquête, pour laquelle il est récompensé avec générosité, lui aurait été confiée par la France afin de juger l’état de ses navires de guerre. Après avoir perdu ses protecteurs, il investit dans une manufacture de soie peinte, sa faillite spectaculaire lui vaut d’être enfermé au For-l’Évêque, d’où il ne sort que grâce à la marquise d’Urfé.

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