Pierre Bayle : sa vie, ses idées, son influence, son oeuvre PDF

Thomas de Leu pierre Bayle : sa vie, ses idées, son influence, son oeuvre PDF orner l’édition des Essais de 1608. Les vêtements et décorations désignent le détenteur de l’ordre de Saint-Michel qui lui fut attribué en 1577. Enfant puis adolescent éduqué par son père Pierre dans la ferveur humaniste et polyglotte, le jeune Michel Eyquem se mue en étudiant batailleur et aventureux menant une vie itinérante parfois dissolue.


Pierre Bayle : sa vie, ses idées, son influence, son oeuvre / Albert Cazes ; préf. de Camille Pelletan et Deluns-Montaud
Date de l’édition originale : 1905
Sujet de l’ouvrage : Bayle, Pierre (1647-1706)

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Probablement dès la fin mars 1578, il constate qu’il est victime de petits calculs urinaires, et en 18 mois, la gravelle, maladie responsable de la mort de son père, s’aggrave et s’installe durablement. Les Essais entrepris en 1572 et constamment continués et remaniés jusqu’aux derniers mois avant sa mort sont une œuvre singulière tolérée par les autorités puis mise à l’Index par le Saint-Office en 1676. Descartes, de Nietzsche et Proust à Heidegger. Le projet de se peindre soi-même pour instruire le lecteur semble original, si l’on ignore les Confessions de saint Augustin :  Je n’ai d’autre objet que de me peindre moi-même. Saint Augustin dans ses Confessions retraçait l’itinéraire d’une âme passée des erreurs de la jeunesse à la dévotion au Dieu de Jésus-Christ dont il aurait eu la révélation lors d’un séjour à Milan.

Jean-Jacques Rousseau cherchera à se justifier devant ses contemporains. Sorbonne, Montaigne souligne quand même que quiconque le lira pourra tirer profit de son expérience. Michel de Montaigne est issu d’une famille anoblie de riches négociants bordelais, les Eyquem. Soucieux de développer son influence et ses ressources, Ramon Eyquem devient fermier des revenus de l’archevêché de Bordeaux. Son père, Pierre Eyquem, premier de la famille à naître au château de Montaigne, en 1495, rompt avec le commerce et embrasse la carrière des armes. Le 30 septembre 1519,  noble homme, Pierre Eyquem, seigneur de Montaigne, écuyer , rend hommage à Jean de Foix, archevêque de Bordeaux, suzerain de la baronnie de Montravel.

Les Louppes de Villeneuve jouissent d’une fortune identique à celle des Eyquem, mais sont en retard sur eux d’une génération dans l’accession à la noblesse. Ils abandonneront le nom de Louppes pour celui de Villeneuve, comme Montaigne celui d’Eyquem. Il sera l’aîné de sept frères et sœurs. Reconnu et considéré par ses concitoyens bordelais, il parcourt tous les degrés de la carrière municipale avant d’obtenir en 1554 la mairie de Bordeaux. Si Michel de Montaigne montre dans les Essais son admiration et sa reconnaissance pour son père, il ne dit presque rien de sa mère. Il aurait eu des rapports tendus avec elle. Montaigne est le frère de Jeanne Eyquem de Montaigne, mariée à Richard de Lestonnac, et donc l’oncle de sainte Jeanne de Lestonnac.

Son dessein n’a pas mal réussi du tout : je me dévoue volontiers envers les petits. La sollicitude paternelle va jusqu’à le faire éveiller  par un joueur d’épinette  pour ménager ses sens fragiles. De plus, le maître latin, nostalgique, lui confie bien plus que des rudiments dans ses langues natales tudesques, dialecte et langue noble confondues. On ne sait presque rien de sa vie de 14 à 22 ans.

On retrouve le jeune Montaigne vers 1556 conseiller à la cour des Aides de Périgueux, reprenant la charge de son père qui étant devenu maire de Bordeaux pour deux ans, au moment des guerres de religion. La carrière juridique peut surprendre pour un aîné traditionnellement dirigé dans la noblesse vers la carrière des armes, la diplomatie ou les offices royaux. Montaigne était peu doué pour les exercices physiques à l’exception de l’art de équitation, où il se révèle un cavalier accompli. Son tempérament nonchalant a peut-être déterminé Pierre Eyquem à orienter son fils vers la magistrature. Oratoire de Montaigne dans sa tour. Montaigne a été élevé dans la religion catholique et en respectera toutes les pratiques jusqu’à sa mort. Ses contemporains n’ont pas douté de la sincérité de son comportement.

Montaigne, par le biais prudent d’une citation d’Horace, recommande non son âme, mais la vieillesse, – non au Dieu chrétien mais à Apollon. Index en 1676 à la demande de Bossuet. Le Parlement de Bordeaux comporte une Grand’Chambre ou Chambre des plaidoiries et deux Chambres des enquêtes chargées d’examiner les dossiers trop complexes. Montaigne est affecté à l’une d’elles. Le Parlement ne se contente pas de rendre la justice. Il enregistre les édits et ordonnances du roi qui sans cela ne sont pas exécutoires.

La charge d’un conseiller au Parlement comporte aussi des missions politiques. Celles à la cour sont les plus recherchées. On en recense une dizaine pour Montaigne à la cour de Henri II, François II et Charles IX. Rappelons quelques missions du diplomate du gouvernement de Guyenne. En 1559, Michel Eyquem rejoint la cour du jeune François II à Paris, puis suit ce dernier jusqu’à Bar-le-Duc. En 1561, il est avec la cour au siège de Rouen. En juin 1562, il fait serment de fidélité à la religion catholique à la cathédrale de Paris.

L’événement le plus marquant de cette période de sa vie est sa rencontre à 25 ans avec La Boétie. La Boétie siège au Parlement de Bordeaux. L’amitié de Montaigne et de La Boétie est devenue légendaire. Montaigne a écrit dans la première édition des Essais :  Si on me presse de dire pourquoi je l’aimais, je sens que cela ne peut s’exprimer. C’est dans l’édition posthume de 1595 dite  d’après l’exemplaire de Bordeaux  qu’on lit la formule célèbre:  parce que c’était lui, parce que c’était moi . Son admiration pour la grandeur intellectuelle de son aîné s’allie à de profondes affinités culturelles et à un parfait accord idéologique dans cette période de guerres religieuses.

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