Portraits de l’écrivain d’aujourd’hui PDF

Abandonné avant sa naissance par son père, Julius Oblatt, un architecte juif austro-hongrois, il est portraits de l’écrivain d’aujourd’hui PDF par sa mère, une Britannique immigrée en France dans les années 1920. Exprimant de vives sympathies communistes, elle vit à la Libération en concubinage avec le poète d’origine roumaine Claude Sernet, adhérent du PCF et membre actif du Conseil national des écrivains. Il passe alors une année à Londres chez sa grand-mère maternelle qui lui fait obtenir son entrée au Corpus Christi College de Cambridge. Il souhaite avant tout passer l’agrégation d’anglais.


L’auteur qui cache son nom sous ce pseudonyme, nous donne ici des portraits d’écrivains français d’aujourd’hui, inventés par lui, qui nous donnent une idée exacte de la littérature actuelle. « Copyright Electre »

1956, il enseigne au lycée international du SHAPE à Saint-Germain-en-Laye tout en y occupant des responsabilités locales au sein du PSU. En 1963, sa nomination au poste d’assistant à l’Institut audiovisuel de l’ENS Saint-Cloud ne le détourne que temporairement de sa nouvelle voie car le manque de moyens matériels et la conception du fait télévisuel qui y règne lui font vite abandonner ses espoirs de carrière universitaire. Gilles Martinet lui fournit d’ailleurs, comme à tous les anciens membres de France Observateur, l’argent pour en devenir actionnaire. France Observateur, il s’entend vite bien avec le directeur de la rédaction.

Il n’en est pas moins choqué par certaines pratiques en cours au journal telles que les augmentations salariales qu’on lui propose sous forme de notes de frais. Cette critique envers les méthodes de la direction transparaît en mai 1968 lorsque, avec René Backmann, il prend la tête de la contestation interne à Jean Daniel. Mais, s’il continue à contester la direction, il revient vite à des positions politiques plus modérées comme l’illustre son soutien aux lois d’Edgar Faure sur l’Université. Amicalement rappelé par Claude Perdriel, il revient au Nouvel Observateur avec le titre de rédacteur en chef-adjoint et la direction de la rubrique  Société . En dépit des réticences que Jean Daniel exprime à l’égard de sa promotion, il prend, sans difficulté, le relais de Pierre Bénichou à la tête du service  Notre époque .

Si les premières semaines sont quelque peu conflictuelles avec Jean Daniel, il trouve assez rapidement ses marques et s’assure complètement du droit de choisir les articles de sa rubrique. Ces efforts pour relancer la rubrique portent vite leurs fruits. Il continue aussi à couvrir la guerre du Viêt Nam avec un militantisme pro-Việt Cộng non dissimulé. Choqué d’un tel procédé, il choisit d’en exprimer le contenu politique dans un entretien à Réalités. L’Obs, ses propos suscitent un tollé.

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