Pratiques soignantes et dépénalisation de l’euthanasie PDF

Sa pratique relevant à la fois des domaines philosophiques, bioéthiques et légaux, son contenu exact et son acceptation sont générateurs de puissantes controverses, pratiques soignantes et dépénalisation de l’euthanasie PDF et débats d’idées. L’euthanasie ne se définit pas par son moyen, puisqu’il peut y avoir euthanasie par une action directe telle qu’une injection létale ou simplement par omission de certains gestes relevant des soins fondamentaux, comme l’alimentation artificielle. La disproportion entre des thérapies exagérément lourdes pour le patient et la faible amélioration attendue, qui est de l’ordre du court répit, font que l’acharnement thérapeutique est de plus en plus fréquemment rejeté.


Dans le contexte social et politique actuel, des soignants ont souhaitaient réfléchir à leur pratique au cas où le législateur envisagerait une dépénalisation de l’euthanasie? Ce livre relate le parcours effectué par des médecins de soins palliatifs qui se sont confrontés à cette question. Les champs de réflexion sont variés: analyse de la volonté de mourir, identification de typologies de situations, propositions et recherches d’alternatives, entre autres. La question de la transgression est aussi abordée.

L’accélération de la fin de vie peut englober des formes très différentes, de l’interruption du traitement médical à l’injection de produits létaux, en passant par l’arrêt de la nutrition et de l’hydratation ou l’administration de sédatifs en dose importante. Bien entendu, la plupart de ces cas ne relèvent pas de l’ euthanasie , dans la mesure où le but visé n’est pas le décès lui-même. Suivant les pays, certaines pratiques sont acceptées par la législation, d’autres non. L’euthanasie est ainsi interdite dans la plupart des états. C’est également le cas d’une autre forme d’assistance à la fin de vie, l’aide au suicide. Cette dernière désigne le fait de fournir un environnement et des moyens nécessaires à une personne pour qu’elle se suicide, quelles qu’en soient les motivations.

L’aide au suicide demande une manifestation claire et libre de la volonté de mourir, ce qui la distingue de l’incitation au suicide. Toutefois, lorsque cette pratique est légale, le médecin accompagnant doit quelquefois s’engager, comme en Belgique, à procéder à une euthanasie dans le cas où le suicide se déroule mal. Plusieurs États accompagnent le refus de l’euthanasie d’un programme de développement des soins palliatifs. Toutefois, les défenseurs de l’euthanasie considèrent qu’elle s’inscrit dans un continuum de soins, et qu’elle est une suite possible des soins palliatifs lorsque ceux-ci se révèlent inopérants, et que le malade en fait la demande.

Les responsables de l’hôpital Erasme de Bruxelles ont tenu le même discours un opposant à l’euthanasie :  De plus, contrairement à ce qui se passe en France, nous n’opposons pas soins palliatifs et euthanasie en défendant le concept de soins continus. Il est d’usage de séparer l’euthanasie active, qui désigne un acte volontaire en vue d’abréger la vie du patient de l’euthanasie passive, qui consiste à cesser un traitement curatif ou à arrêter l’usage d’instruments ou de produits maintenant un patient en vie. Dans ce dernier cas, on n’utilise aucun moyen hâtant la mort du patient. Euthanasie volontaire : lorsqu’un individu a la capacité mentale et physique de demander de l’aide pour mourir et qu’il le demande. La plupart des auteurs qualifient également d’euthanasie volontaire le cas d’un individu qui n’a plus la capacité mentale et physique de demander de l’aide pour mourir mais qui a pu exprimer précédemment un tel souhait. Euthanasie non volontaire : lorsqu’un individu n’a plus la capacité mentale et physique de demander de l’aide pour mourir ou de s’y opposer et qu’on ignore quelle aurait été sa volonté.

Au Moyen Âge, l’Occident chrétien se préoccupe de la façon de mourir, mais dans la perspective du salut de l’âme. C’est ainsi que paraissent des traités du  bien mourir , comme le célèbre Ars moriendi, qui proposent de se préparer spirituellement au passage vers l’au-delà. Comme pour de nombreux autres thèmes de l’ouvrage, il ne semble pas pour autant que More défende cette pratique. Le point culminant de ces pratiques d’euthanasie est leur première réalisation à grande échelle par le Troisième Reich : le programme Aktion T4. Ce programme aboutit à l’assassinat systématique de plus de 100 000  aliénés  et handicapés. Après la Seconde Guerre mondiale, le mot est principalement associé à son emploi euphémique et fallacieux de la première moitié du siècle, et à ce titre connoté négativement. Dès lors que les progrès de la médecine dans la préservation et le prolongement de la vie ont connu des progrès décisifs, s’est posée la question des limites à poser aux pratiques de maintien de la vie.

Le débat sur ce sujet amena la profession médicale, les philosophes et les hommes politiques à débattre du sujet de la qualité de la fin de vie, des bonnes pratiques médicales et des droits des patients. Les souffrances ont également été mieux prises en compte, notamment avec l’apparition et le développement des soins palliatifs qui ont permis de mieux traiter la douleur physique et surtout de tenir compte des autres types de souffrance. Ces évolutions ont conduit in fine les États à légiférer en ces matières, dans le cadre des lois de bioéthique. Article détaillé : Législation sur l’euthanasie et le suicide assisté par pays. La majorité des États ne reconnaît pas ou interdit l’euthanasie active et les autres formes d’aide à la fin de vie, mais dans beaucoup d’entre eux, notamment en Europe et en Amérique du Nord, il existe une tolérance implicite ou explicite à l’encontre de ces pratiques, pour autant qu’elles se déroulent dans un cadre réglementé. L’euthanasie est autorisée, sous conditions, dans certains pays européens. En 2014, la Belgique supprime la limite d’âge, devenant le premier pays au monde a autoriser l’euthanasie pour les mineurs.

En Suisse, si l’euthanasie reste interdite, le suicide assisté est en revanche autorisé, sauf pour des  mobiles égoïstes , par le biais d’associations telles que Exit ou Dignitas. Aux États-Unis, cinq États acceptent le suicide assisté : Oregon, Washington, Montana, Vermont et Californie. Au Canada, l’euthanasie volontaire, est depuis le 17 juin 2016, décriminalisée, à la suite d’une décision du 6 février 2015 de la Cour Suprême. Au niveau européen, la Cour européenne des Droits de l’Homme se montre très réticente à l’égard de l’euthanasie. On peut notamment le constater dans l’affaire Diane Pretty c. Le terme n’est pas défini juridiquement.

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