Proust au féminin (Partage du Savoir) PDF

Soubrette, huile sur toile, Alexander Mann, 1883. Au théâtre, la soubrette, une servante, sert, au départ, l’intrigue de ses maîtres. Ce personnage est aussi une utilité qui permet comme la confidente de tenir le spectateur au courant des pensées proust au féminin (Partage du Savoir) PDF des principaux protagonistes.


 » Partage du savoir  » est une collection qui tend à rendre compte des réalités complexes, des préoccupations humaines et contemporaines qui dépassent le seul cause disciplinaire de l’activité traditionnelle de la recherche universitaire. Il s’agit ici de rétablir les passerelles entre la science et le citoyen. Edgar Morin

C’est à partir de la figure de la femme – femme énigme, apparente haine du féminin – que Raymonde Coudert a choisi de relire Proust. Quelle est la signification et l’importance des personnages proustiens telles Odette, Oriane ou Albertine ? Albertine surtout intrigue. En dépit des poncifs qui collent à la peau de l’héroïne proustienne, Raymonde Coudert fait ici le pari d’une Albertine féminine. Pourquoi Proust a-t-il choisi une amoureuse inaccessible ?
Cet essai tente de décrire le territoire féminin proustien : des amoureuses bien sûr mais aussi de la mère. On sait combien la figure de la mère a hanté Proust tant dans sa vie que dans son oeuvre. Raymonde Coudert cherche à montrer que tous les personnages de la Recherche ne sont finalement que des répliques, des interprétations, des contrefaçons de la mère. Ardente lectrice de Proust, elle réussit ici un essai littéraire qui renouvelle l’approche de l’univers proustien.

Raymonde Coudert
Raymonde Coudert travaille à l’Université Paris-VII Denis Diderot.

Marivaux, par des intrigues parallèles ou croisées entre maîtres et domestiques, rapproche la soubrette des rôles principaux. Le cinéma utilise parfois les mêmes codes, des actrices comme Pauline Carton ou Paulette Dubost se spécialisant dans cet emploi, agglutinant à la tradition théâtrale des éléments du type de la grisette parisienne. Fantasme ou réalisation d’un informel droit de cuissage patronal, la jeune servante entre rapidement dans la littérature érotique. Images du mythe, images du moi. Compte rendu du Livre des courtisanes. Rechercher les pages comportant ce texte.

La dernière modification de cette page a été faite le 8 janvier 2019 à 19:17. Duel au Bois de Boulogne en 1874, gravure de Godefroy Durand, Harper’s Weekly. Le duel est en Occident comme en Orient une coutume de combattre par les armes, selon des règles précises, pour trancher un différend entre deux adversaires, l’un demandant à l’autre réparation d’une offense ou d’un tort. Dans un duel de plaisance, c’est-à-dire pour la galerie, elles fixent le nombre de touches.

Si elles conviennent d’un combat à mort, on parle de duel à outrance. Le duel visait à réglementer et limiter la violence suscitée par un conflit entre deux individus. En fixant les termes de la résolution du conflit, il obligeait les parties adverses à convenir par le dialogue de conditions convenues et constituait une sorte de droit pénal contractuel, le duel judiciaire. Une forme de duel s’est observée dans d’autres sociétés, en particulier au Japon, mais il a été alors une pratique réservée aux militaires. L’esprit qui le gouvernait donnait ainsi plus de prix à la dignité qu’à la vie, à la manière qu’à l’intérêt, et revendiquait la primauté de la liberté individuelle de régler ses affaires sur le recours à la justice publique. Défendu autrefois tant par des tenants d’un régime aristocratique que par des républicains, le duel est aujourd’hui proscrit dans la plupart des pays. C’est le même sens de guerre et non de combat singulier que signifie en 131 av.

Bellum est un doublon apparu vers 240 av. Le but et la signification du duel ont varié dans l’histoire. La forme la plus ancienne connue du duel semble être le duel judiciaire pratiqué par les anciens Germains, signalé déjà par César. Cette forme a lentement évolué au cours des siècles, pour aboutir au duel d’honneur. L’Antiquité romaine n’a pas connu le duel, au sens où nous l’entendons aujourd’hui. Dieu à témoin de la justesse de ses paroles.

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