Racisme et xénophobie PDF

Racisme et xénophobie PDF innovation juridique, elle réprime la contestation de l’existence des crimes contre l’humanité qui furent définis dans le statut du Tribunal militaire international de Nuremberg. La plupart des débats portant sur cette loi, lors de son adoption et ultérieurement, mettent en avant une possible atteinte à la liberté d’expression et à la liberté de recherche historique en général. France ayant ratifié la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale de l’ONU de 1965. Article détaillé : Lois contre le racisme et les discours de haine.


Les conceptions traditionnelles du racisme et de la xénophobie ne font pas suffisamment place aux besoins de reconnaissance qui traversent les sociétés contemporaines. Puisant ses concepts dans différentes disciplines des sciences sociales, à l’aide d’exemples tirés de l’histoire de l’Europe et des Etats-Unis, l’auteure montre en quoi la prise en compte des droits et de la dignité des personnes et des groupes constitue un enjeu démocratique fondamental. Comment promouvoir une société capable d’accueillir les différentes figures que prend le désir d’être reconnu ? Voilà en effet une question et une discussion majeures aujourd’hui. Ce livre s’adresse en particulier aux étudiants et chercheurs en sciences humaines, aux enseignants et éducateurs dans les domaines de l’interculturel ou de la citoyenneté ainsi qu’aux membres de mouvements associatifs concernés par les questions du racisme et de la xénophobie.

Un protocole additionnel à la convention sur la cybercriminalité,  relatif à l’incrimination d’actes de nature raciste et xénophobe commis par le biais de systèmes informatiques , a été adopté le 30 janvier 2003 par le Conseil de l’Europe et soumis à la ratification des États membres et observateurs. La France l’a intégré dans sa législation le 19 mai 2005. L’Allemagne possède une législation antiraciste et anti-négationniste. En 1994, la négation de la Shoah a été incorporée dans une loi générale contre l’incitation à la haine, la peine encourue pouvant s’élever à cinq ans de prison. Le Royaume-Uni ne possède pas de loi similaire. Contrairement à d’autres lois européennes, l’article 261bis du Code pénal ne punit les auteurs ayant tenu des propos négationnistes que lorsque l’expression de leur pensée est considérée comme abusive, provocante ou lorsque la volonté de porter atteinte à la dignité des victimes aura semblé manifeste. Sénat s’est opposée à cette loi portant selon elle atteinte à la liberté d’expression.

Le Sénat avait procédé à des votes de rejet les 11, 29 et 30 juin 1990. Le 19 avril 2011, Dominique de Villepin s’oppose à Jean-Michel Aphatie sur le plateau du Grand Journal sur la question de la loi Gayssot et s’oppose plus globalement aux lois mémorielles. En 2010, le polémiste Dieudonné ainsi que des personnalités d’extrême droite telles que François Brigneau, Jean-Yves Le Gallou et le négationniste Robert Faurisson demandent son abrogation. L’historien Claude Liauzu :  Nous ne sommes pas pour la loi Gayssot en tant qu’historiens, loin de là. Enfin, un appel a été publié le 13 décembre 2005 dans Libération.

Pour le philosophe Dominique Lecourt, la loi Gayssot est devenue  un instrument de conquête du pouvoir  utilisée par  des minorités actives bien organisées qui répandent leur conformisme propre. Raymond Boudon déclare  On a multiplié en France les exceptions à la liberté d’expression. La loi Gayssot érode une liberté fondamentale. Mais son abolition serait grosse de difficultés. Les opposants à la loi disent que celle-ci instaure une  vérité officielle  d’exception sur un point particulier de l’histoire de la Seconde Guerre mondiale, et nuit donc à la recherche historique générale. De plus cette  vérité officielle  se réfère au statut d’un tribunal militaire de 1945, époque où l’histoire de la Seconde Guerre mondiale en tant qu’objet d’études et travaux universitaires n’était pas encore ébauchée. L’historien et ancien ministre Max Gallo et ancien parrain de SOS Racisme :  Pour l’historien, il n’est pas admissible que la représentation nationale dicte  l’histoire correcte, celle qui doit être enseignée.

Trop de lois déjà bien intentionnées ont caractérisé tel ou tel événement historique. Et ce sont les tribunaux qui tranchent. Il s’y est adossé pour limiter les dénis afférents à ces sujets historiques très spécifiques, qui comportent une dimension criminelle, et qui font en tant que tel l’objet de tentatives politiques de travestissements. Les partisans de la loi soutiennent que ce n’est plus le cas, puisque la réalité des crimes en question, attestée par les historiens en tant que vérité historique incontestable, légitime a posteriori la référence au statut du tribunal militaire de Nuremberg dont la fonction première était d’établir la responsabilité pénale des prévenus concernant des crimes établis. La loi ne fixe pas la réalité. Pour eux, cette loi n’est pas une entrave à la recherche historique puisque l’idéologie nazie, la politique d’extermination ou l’interprétation du génocide sont toujours étudiables tant que l’existence et l’ampleur du génocide ne sont pas niées.

Les opposants à cette loi affirment qu’elle est contraire à la liberté d’expression et aux droits de l’homme et qu’elle serait donc contraire à plusieurs textes internationaux ratifiés par la France ainsi qu’à la Constitution. 2 admet les restrictions à la liberté d’expression. 1 et 10 de la Convention. 24 bis de la loi du 29 juillet 1881, la minoration outrancière de ce nombre caractérise le délit de contestation de crimes contre l’humanité prévu et puni par ledit article, lorsqu’elle est faite de mauvaise foi. Thomas Hochmann, Le négationnisme face aux limites de la liberté d’expression : Étude de droit comparé, Pedone, 2013, 620 p.

Martin Imbleau, La négation du génocide nazi, liberté d’expression ou crime nazi ? Valère Staraselski, Au nom de la loi, Paris, Éd. Portrait d’un négationniste, Paris, 2012, 464 p. La pertinence de cette section est remise en cause. Motif avancé : notoriété du documentaire en question dans la littérature de référence sur le sujet ? Béatrice Pignède, Main basse sur la mémoire, les pièges de la Loi Gayssot, 2012.

Valérie Igounet,  Le Pen – Faurisson : un rendez-vous manqué ? Remy Jacqueline, Thiolay Boris,  Faut-il abroger les lois mémorielles ? Zemmour expose sa liberté d’expression à l’UMP , L’Express, 3 mars 2011. Dominique Lecourt : Le politiquement correct favorise le retour de toutes les violences, entretien Dominique Lecourt, lefigaro. Tout en écrivant qu’  ne connait rien à propos de M. Gayssot complètement illégitime et contredisant les principes d’une société libre, tels qu’ils ont été compris depuis les Lumières Par conséquent, souhaite exprimer soutien à la pétition contre l’application de cette loi dans le cas de M.

Abel Mestre, Caroline Monnot,  L’écrivain Yann Moix, la pétition et les négationnistes , sur droites-extremes. Raymond Boudon, Croire et Savoir : Penser le politique, le moral et le religieux, Paris, PUF, coll. Chomsky en remet une couche contre la loi Gayssot , Bakchich, 9 septembre 2010. Final Remarks, Istanbul Conference on Freedom of Speech , Noam Chomsky, 10 avril 2010. Il est à ce titre l’un des témoins de la défense lors du procès opposant Robert Badinter et Robert Faurisson en 2007, aux côtés de Valérie Igounet, d’Annette Wieviorka, de Nadine Fresco et d’Henry Rousso. La loi Gayssot et ses critiques de bonne foi, Gilles Karmasyn, phdn. La loi Gayssot et la constitution , Annales.

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