Raisons politiques, N° 50, Mai 2013 : La représentation politique PDF

Assemblée nationale a inscrit à son raisons politiques, N° 50, Mai 2013 : La représentation politique PDF de travail, à la demande du groupe Les Républicains, une évaluation de l’action de l’État dans l’exercice de trois de ses missions centrales en Seine-Saint-Denis. C’est la première fois dans l’histoire parlementaire qu’une mission d’évaluation est réalisée sur un territoire donné.


Alors que les systèmes politiques européens voient leur légitimité s’amenuiser, il importe de repenser la représentation politique pour mieux analyser cette crise et penser les évolutions en cours. Contrairement à une opinion répandue, la représentation est loin de se réduire à un mandat entre des gouvernants élus et les citoyens. C’est à l’exploration de la pluralité des significations du terme qu’est consacré ce numéro. Il puise dans la théorie politique anglo-américaine d’un côté, dans l’histoire conceptuelle et la théorie politique allemandes de l’autre, proposant des traductions de quatre textes fondamentaux peu ou pas connus en France. Des dimensions sous-estimées de la légitimité des élus, comme la ressemblance sociologique entre ces derniers et les électeurs, ou la façon dont ceux-ci contribuent à créer les groupes qu’ils sont censés représenter, y sont interrogées. Au – delà, les articles ici rassemblés permettent de mieux appréhender l’ensemble des situations dans lesquelles des personnes parlent et agissent au nom d’autrui, et la façon dont la représentation peut favoriser la citoyenneté active. Ils ouvrent ainsi sur des usages de la représentation qui dépassent le cadre du gouvernement représentatif et des formes instituées de délégation.

Il est en effet très vite apparu qu’une approche territorialisée de l’évaluation permet de rendre compte, de manière fine, des spécificités d’un territoire et de l’adéquation des moyens d’action de la puissance publique à ces mêmes spécificités. Les territoires, terreaux des politiques publiques, ont fait l’objet, sous tous les gouvernements successifs, de nombreux plans d’actions et de stratégies. Le choix de la Seine-Saint-Denis pour cette première évaluation parlementaire territorialisée s’est imposé comme une évidence. Le département de la Seine-Saint-Denis est le seul territoire de France que l’on désigne plus volontiers par son identifiant numérologique que par son véritable nom : le 9-3.

Comme si deux chiffres pouvaient résumer la complexité de ce territoire. Ce département, contrasté et si souvent stigmatisé, fait office de véritable laboratoire d’étude au regard de son dynamisme et de toutes les problématiques qu’il concentre, et des nombreux efforts impulsés par les politiques publiques pour y remédier. Les rapporteurs ont retenu trois politiques d’évaluation : l’éducation, la sécurité et la justice. L’évaluation croisée de ces trois domaines d’intervention de l’État permet de faire un état des lieux sur un territoire donné des atouts et des failles de l’action publique propre à chaque politique publique, tout en en soulignant les problématiques communes et les propositions d’amélioration qui en découlent. Au regard de la complexité du territoire, de la vitesse à laquelle il évolue et de la nécessité d’en avoir une compréhension globale, le présent rapport ne peut néanmoins faire l’économie d’un examen des problématiques auxquelles la Seine-Saint-Denis est confrontée, en dehors de l’éducation, de la sécurité et de la justice.

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