Religion Au Togo: Vaudou, Mami Wata, Lisa, Mawu PDF

En pratique : Quelles sources sont attendues ? Bénin et au Togo, comme dans le célèbre marché des féticheurs à Lomé. Noirs capturés, réduits en religion Au Togo: Vaudou, Mami Wata, Lisa, Mawu PDF, originaires de cette région d’Afrique répandirent le culte vaudou aux Caraïbes et en Amérique.


Canada où de nombreuses communautés ont vu le jour et tentent de mettre ce système de croyance au devant de la scène. Le mot vaudou provient du terme vodoun de langue Fon. Le « n » final de vodoun, quasi inaudible par les occidentaux qui ne pouvaient percevoir les subtilités sonores de cette langue, fût retiré, donnant ainsi le terme vaudou, ayant plusieurs orthographes selon les pays en fonction de ce que les colons ont phonétiquement rapporté. Le mot Fon vodoun est lui-même tiré d’un mot Yoruba signifiant  dieu . Le vaudou désigne donc l’ensemble des dieux ou des forces invisibles dont les hommes essaient de se concilier la puissance ou la bienveillance. Il est l’affirmation d’un monde surnaturel, mais aussi l’ensemble des procédures permettant d’entrer en relation avec celui-ci.

Le vaudou correspond au culte yoruba des Orishas. Le vaudou peut être décrit comme une culture, un héritage, une philosophie, un art, des danses, un langage, un art de la médecine, un style de musique, une justice, un pouvoir, une tradition orale et des rites. Avec la traite négrière, la culture vaudoue s’est étendue à l’Amérique et aux îles des Caraïbes, notamment Haïti. La pratique de leur religion et culture était interdite par les colons, passible de mort ou d’emprisonnement, et se pratiquait par conséquent en secret.

Le vaudou a cependant intégré les rites et conceptions catholiques, le rendant ainsi acceptable. Ainsi est né le  vaudou chrétien . Le vaudou a perduré et ses pratiquants affichent sans craintes leur croyance. Autel vaudou et fétiches à Abomey au Bénin, mars 2008. Le panthéon vaudou est avant tout constitué des forces de la nature, comme dans le chamanisme. Dieu suprême qui règne sur les autres dieux.

Mawu n’ayant pas de forme, il n’est donc jamais représenté, ni en peinture ni associé à des objets, comme le sont les autres vaudous. Mawu est incréé et créateur de tous les autres vaudous. Mawu n’intervient pas dans la vie des hommes. Il aurait créé les autres vaudous pour qu’ils soient en relation avec les hommes et le monde. Mawu doit se traduire par  l’inaccessible .

Les chrétiens Ewés et Fons utilisent le même mot Mawu pour désigner le Dieu chrétien. Le panthéon vaudou est fait d’une multitude de Lwas, qui sont des esprits, des divinités inférieures, pouvant entrer en communication et même collaborer avec les humains. Une des plus importantes Lwas est Erzulie, ou Erzulie Freda, déesse de l’amour. Dans le vaudou en Afrique, il n’y a pas les concepts de paradis et d’enfer.

Mami Wata n’est pas une adaptation de l’anglais comme on le croit parfois. Dan : pour les Fon, Dan désigne le serpent, plus particulièrement le python, un animal sacré qu’on ne doit pas tuer. Dan a assisté à la création et soutient l’univers. Son culte est surtout répandu à Ouidah et dans sa région, où l’on trouve de nombreuses maisons aux serpents.

Les vaudous pratiqués en dehors du continent africain sont souvent des variantes et des restes de la religion d’origine. La brutalité subie par les esclaves pour créer un climat constant  d’état de choc  chez les captifs est sans doute à l’origine de cette utilisation souvent de  terreur  et de vengeance du vaudou que l’on retrouve chez les pratiquants descendants d’esclaves, qui utilisèrent cette religion en réponse à des actes d’une cruauté difficilement concevable, commis par leurs maîtres européens. Une stratégie de  terreur par le vaudou  utilisée contre les oppresseurs et transmise ensuite de génération en génération notamment chez les colons blancs, terreurs qui se sont finalement retrouvées dans les scénarios de films des studios hollywoodiens par exemple qui ont largement diffusé à grande échelle cette image négative et guerrière du vaudou. La religion vaudou a longtemps été réprimée et diabolisée. Les clichés, lieux communs et fantasmes véhiculés par le passé sont encore perceptibles.

La liste ci-dessous est à l’image populaire du vaudou : un mélange de préjugés et d’inspirations plus réalistes. Le vaudou a inspiré un grand nombre de films. White Zombie, 1932, de Victor Halperin, avec Bela Lugosi — le tout premier film consacré aux zombies. 1943, de Jacques Tourneur — le classique du genre. I Eat Your Skin, 1964, de Del Tenney.

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