Représentations et Maladies Neurodegeneratives PDF

Un article de Wikipédia, l’encyclopédie libre. Les formes et représentations et Maladies Neurodegeneratives PDF de la mémoire en sciences. Pyramide des cinq systèmes de mémoire.


Les patients atteints de maladies neurodégénératives se plaignent de plus en plus auprès des cliniciens de ressentir, de façon confuse, une certaine déstructuration au sein de ce qui construit leur «moi profond». Face à ce constat, intégrer le concept de représentation à la pratique des thérapeutes devient une évidence : représentation de soi, représentation des autres, représentation du monde. C’est dans cette interface, que l’on désigne sous le terme de neurologie comportementale, que doit se situer leur analyse sémiologique, qu’ils soient gériatres, psychiatres ou neurologues.

Cet ouvrage, fruit de la collaboration entre un neurologue et un psychologue, explore la notion de représentation au prisme des dernières découvertes de la science, et s’attache à décrire les effets des maladies neurodégénératives sur la représentation de soi et sur le contrôle émotionnel, cognitif et moteur.

Malgré la complexité croissante des représentations, en particulier du fait de l’apport de l’imagerie cérébrale fonctionnelle, les articles qui composent ce manuel sont clairs et didactiques, et évitent l’écueil de construire une nouvelle phrénologie.

Bernard François Michel
est neurologue des hôpitaux de Marseille et Médecin Principal de Réserve. Il dirige l’unité de Neurologie Comportementale de l’hôpital Sainte-Marguerite à Marseille. Président du Groupe de Recherche sur la Maladie d’Alzheimer, il organise depuis 22 ans un Congrès International sur la maladie d’Alzheimer et les syndromes apparentés, à Marseille. Membre de nombreuses sociétés savantes internationales, il a déjà édité 12 ouvrages de neurologie comportementale aux éditions Solal. Il est membre fondateur du GRECO.

Claude Bastien
est docteur ès lettres et sciences humaines. Il est professeur honoraire de psychologie cognitive et membre du laboratoire Parole et langage (UMR 7309, CNRS et université d’Aix-Marseille). Ses recherches portent principalement sur les processus d’acquisition et de mise en oeuvre des connaissances, et ont fait l’objet de nombreuses publications.

Le courant cognitiviste classique regroupe habituellement sous le terme de mémoire les processus d’encodage, de stockage et de récupération des représentations mentales. Beaucoup de recherches sur la mémoire en psychologie cognitive consistent à repérer et à décrire ses différents composants. Le plus influent des modèles structuraux de la mémoire est le modèle modal, qui divise la mémoire en trois sous-systèmes : registre sensoriel, mémoire à court terme et mémoire à long terme. Ce modèle est une synthèse de nombreux résultats expérimentaux et représente la conception dominante de la mémoire humaine dans la psychologie cognitive de la fin des années 1960. Ce processus est différent du phénomène de rémanence visuelle. La MLT ne connait pas en pratique de limites de capacité ou de durée de mémorisation. La notion de mémoire à court terme a ensuite été profondément renouvelée par le concept de mémoire de travail.

Articles détaillés : Mémoire à court terme et Mémoire de travail. Pour le modèle modal, la MCT joue un rôle particulier dans la cognition et particulièrement dans l’apprentissage de nouvelles informations. Les preuves expérimentales de ce fonctionnement sont cependant limitées. Il intègre les informations issues des deux sous-systèmes et les met en relation avec les connaissances conservées en mémoire à long terme. MDT de passer en MLT et inversement. Selon Cowan, la mémoire de travail ne représente que la partie activée de la MLT. Cowan, au contraire de Baddeley, se situe donc dans une vision unitaire de la MDT.

Autrement dit, il n’y aurait pas spécifiquement de différence structurelle, mais seulement des différences fonctionnelles qui permettraient de rendre compte des différents  modules  ou fonctionnements de la MDT. Les différents types de mémoires décrits par Baddeley trouveraient leur explication dans la quantité de ressources ou d’énergie cognitive qu’il serait possible de solliciter par l’ensemble du système cognitif. La mémoire de Cowan est à proprement parler un modèle de type connexionniste et automatiste : il n’existe qu’une seule structure composée d’unités fortement inter-reliées entre elles couplées à une fonction énergétique, représentant l’activation, qui se localise dans certaines zones du réseau d’unité en fonction des besoins. Article détaillé : Mémoire à long terme. Taxonomie des systèmes de mémoire à long terme. La mémoire à long terme est le sous-système mnésique ayant une capacité indéfinie de stockage dans le temps et en volume. La distinction entre mémoire implicite et mémoire explicite concerne l’utilisation de la conscience lors du rappel.

Cette distinction entre mémoire implicite et explicite recouvre partiellement la distinction entre mémoire déclarative et non-déclarative. La mémoire déclarative est responsable de la mémorisation de toutes les informations sous forme verbale, c’est-à-dire celles qui peuvent être exprimées avec le langage. La notion de mémoire implicite et explicite généralise cette distinction à l’ensemble des natures de traitements d’information liés à la cognition humaine. Une décision se réfère à la conscience : prendre une décision correspond à autoriser ou au contraire à inhiber un processus automatique préexistant. Au contraire des présupposés courants, la prise de décision ne  crée  pas à proprement parler de nouvelles informations, elle ne permet pas non plus d’en récupérer : elle permet simplement de porter un dernier processus de vérification sur des processus déjà déclenchés et des informations déjà activées et pré-structurées.

Comme pour l’ensemble des domaines liés à la cognition humaine, deux théories s’affrontent pour rendre compte de la distinction entre implicite et explicite : l’une structurelle et l’autre fonctionnelle. Il existerait différentes formes de mémoire implicite et explicites. L’idée de la nécessité d’une mémoire sémantique contenant des connaissances générales pour la perception et la compréhension du langage a été suggérée par les recherches en intelligence artificielle. Ces deux premiers systèmes sont dits anoétiques puisqu’ils n’impliqueraient pas de prise conscience de l’ objet . La mémoire sémantique se réfère à l’ensemble des représentations des connaissances générales sur le monde.

La mémoire primaire correspond à la MCT ou à la MDT. Ce système permet le maintien temporaire et la manipulation de l’information. Ce système est dit auto-noétique parce qu’il implique une prise de conscience de l’objet et du sujet propre en tant qu’il perçoit l’objet. L’encodage se fait de façon sérielle, dans un système après l’autre, item après item. Le stockage est parallèle, un élément pouvant être stocké dans plusieurs systèmes en même temps. La récupération se fait de manière indépendante, dans le système concerné. Alors que la plupart des modèles évoqués jusqu’à présent s’inscrivent dans la perspective du traitement de l’information en psychologie cognitive, certains auteurs proposent une vision radicalement différente de la cognition comme processus collectif inscrit dans l’environnement social et physique.

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