RICHARD : Duc de Normandie (932-996) PDF

Il est le premier à se qualifier de marquis. Il est donc faux de continuer à qualifier de  bâtards  les ducs de Normandie issus d’une concubine. Ils n’étaient tenus pour tels que par les clercs RICHARD : Duc de Normandie (932-996) PDF l’Église romaine.


La principale source sur Richard Ier est le récit de Dudon de Saint-Quentin, De moribus et actis primorum Normanniae ducum. Ce chanoine fut invité par Richard à écrire l’histoire des premiers ducs de Normandie. Pendant l’intervalle de temps, Herluin, comte de Montreuil, est nommé par le roi gouverneur de Normandie en 943 avant d’être tué par des Normands en 945. Le roi envahit le Pays de Caux, tandis que le duc des Francs prend Gacé, Évreux et va assiéger Bayeux. Sétric et Turmod furent tous les deux tués avec la majeure partie de leurs hommes.

Selon le récit de Dudon de Saint-Quentin, l’un des  régents , Bernard le Danois, exploite la rivalité entre le roi et Hugues le Grand. D’abord, il suggère au roi que les Normands se résignent à se soumettre. Il obtient ainsi la fin des hostilités. Puis, contactant Hugues le Grand, il le convainc qu’il a été trompé par le roi.

Herluin II de Ponthieu meurt dans la bataille tandis que Louis d’Outremer est capturé. Il est transmis à Hugues le Grand qui le garde prisonnier jusqu’en juillet 946. Comme son père Guillaume Longue Épée, Richard œuvre pour la restauration de l’Église. En 960, il installe de nouveaux moines à Saint-Wandrille pour relever l’abbaye détruite par ses ancêtres vikings. Le rétablissement de la hiérarchie épiscopale en Normandie apporte un crédit à la volonté restauratrice de Richard. Trois évêchés normands depuis longtemps laissés vacants sont pourvus: Roger à Lisieux vers 985, Azon le Vénérable à Sées vers 986, Norgod à Avranches vers 990. Quelques historiens avancent que Richard installe les premiers comtes en Normandie mais il n’y a pas de preuves.

C’est sûrement l’une des thèses les plus intéressantes développées ces dernières années par certains historiens. Elle part de l’idée de Karl-Ferdinand Werner selon laquelle nous n’avons pas de certitude sur la domination des comtes normands sur la partie ouest de la Normandie. Malgré les cessions de 924 et 933, les Normands de Rouen ne maîtrisaient probablement pas les nouveaux territoires acquis. Celle de Rouen est la plus riche. Tantôt alliées, tantôt rivales, ces bandes développent indépendamment une stratégie de survie fondée sur la prédation.

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