Sonia Delaunay : Les couleurs de l’abstraction PDF

Ses travaux sur la couleur prennent pour origine plusieurs théories de la loi du contraste simultané des couleurs, formulées par Michel-Eugène Sonia Delaunay : Les couleurs de l’abstraction PDF. Delaunay fait partie d’une génération d’avant-garde, particulièrement prolifique sur le plan artistique entre 1912 et 1914.


Après la guerre, il se lie d’amitié avec les artistes du mouvement surréaliste, dont il réalise plusieurs portraits, sans pour autant adopter leurs points de vue et leurs visions artistiques. Il aura notamment une amitié forte et durable avec le poète Tristan Tzara. Son nom est également associé à la tour Eiffel, dont il a vu la construction alors qu’il avait quatre ans, et qu’il a peinte de nombreuses fois dans sa carrière, en utilisant des méthodes différentes, d’abord néo-impressionniste puis cubiste, et ensuite avec sa méthode simultaniste. Malgré ce refus de la vie bourgeoise, il reste marqué par ses origines. Il demeure par ailleurs toujours indifférent aux aspects matériels de la vie, et se crée, à l’instar de Don Quichotte, une conception chevaleresque de la vie. Paris de 1889, pour laquelle est construite la tour Eiffel, monument qui fascine l’artiste toute sa vie durant. Il visite par la suite l’exposition universelle de 1900, et notamment le pavillon de l’électricité.

Les parents de Robert Delaunay divorcent quand il a neuf ans, le 16 mai 1894. Très tôt, il se passionne pour les fleurs. L’école ne l’intéresse pas, et il profite de ses études pour dessiner et peindre avec des pastels cachés dans sa case. Il s’initie à la peinture avec son oncle Charles Damour, qui est un peintre traditionnel, loin de toutes les théories et de tous les mouvements de son époque. Robert Delaunay défend très souvent son point de vue artistique, très éloigné de celui de son oncle, ce qui conduit à des scènes de ménages burlesques. En 1904 et 1905, Robert Delaunay réalise ses premières peintures : des paysages et des fleurs de facture néo-impressionniste et fauve. En 1907, il fait son service militaire à Laon, dans l’Aisne.

En 1906, il participe au XXIe salon des indépendants, où il présente de nombreux tableaux peints au cours de l’été précédent. Début 1909, il rencontre Sonia Stern alors qu’ils fréquentent tous les deux des artistes renommés. Ils assistent ensemble au triomphe de Louis Blériot qui traverse la Manche, et font ensemble un séjour dans la Drôme. Le 18 janvier 1911 naît un garçon, Charles.

En 1910, influencé par le cubisme, notamment celui de Cézanne, Robert Delaunay réduit sa palette de couleurs jusqu’au monochrome, puis, sous l’influence de Sonia, il réintroduit les couleurs chaudes. Avec Sonia Delaunay, il crée le simultanéisme, basé sur la loi du contraste simultané des couleurs. C’est grâce à Kandinsky que Delaunay peut être exposé à Moscou, et où il présente trois œuvres sans titre. Apollinaire écrit le poème Les Fenêtres qui sert de préface à la série de tableaux homonymes du peintre. Picasso, d’autre part, l’orphisme de Delaunay.

Durant toute cette période, il peint ses tableaux dans la petite ville de Louveciennes, où il a une résidence avec Sonia, et ne va à Paris ou à l’étranger qu’une fois son œuvre terminée, pour la présenter ou alors pour voir ses amis peintres et poètes. 1906-1914: de l’impressionnisme à l’abstraction, p. Sonia Delaunay et lui vont donc rester toute la durée de la guerre, et jusqu’en 1922, en Espagne et au Portugal. Il continue de peindre, avec notamment une série sur Les Marchés portugais, mais aussi Les Natures mortes et le Nu à la toilette. Quand ils reviennent en France, le mouvement dada est à son apogée. Il repeint plusieurs fois la tour Eiffel, car la  géante  se prête bien à ses recherches sur les contrastes simultanés de la couleur. Dans les années 1920, il diversifie son travail, en s’attelant par exemple à l’art décoratif avec Fernand Léger.

Delaunay revient à l’orphisme abstrait avec sa série Rythme, composée pour grande partie en 1934. Cette série semble être l’aboutissement de ses recherches sur l’harmonie picturale. Dans le même temps, il commence des recherches sur de nouveaux matériaux. Les commandes de l’exposition internationale de 1937 lui permettent de réaliser d’immenses fresques et des peintures monumentales, dont celles du pavillon de l’air et du chemin de fer. La fresque du palais de l’air est une représentation agrandie d’une toile de la série Rythme. En 1940, il fuit l’avancée nazie en se réfugiant à Montpellier, en Zone libre auprès de Joseph Delteil. Il continue de s’investir dans la vie artistique.

Installé à Mougins, il a constitué un véritable musée Delaunay avec ses tours déhanchées. Son œuvre est tombée dans le domaine public au 1er janvier 2012. Marqué d’abord par l’impressionnisme et le synthétisme, Delaunay s’oriente vers le néo-impressionnisme après sa rencontre avec Jean Metzinger, qui l’invite à se plonger dans des écrits théoriques sur la couleur, tel que De la loi du contraste simultané des couleurs d’Eugène Chevreul. Entre 1904 et 1906, il réalise une série de portraits et d’autoportraits dans lesquels il applique la technique de la large touche en pavé propre au divisionnisme. En 1906, dans Le Portrait de Henri Carlier, Robert Delaunay affirme déjà sa singularité dans le choix de l’agencement des couleurs : les dominantes vert et violet rencontrent des zones de rouge brillant. Robert Delaunay passe à l’abstraction avec la série Les Fenêtres, présentée de 1912 à 1913.

Les couleurs remplacent les objets, qui n’ont plus de substance et laissent la place à la lumière. Il s’explique en s’inspirant d’un texte de Léonard de Vinci :  L’œil est notre sens le plus élevé, celui qui communique le plus étroitement avec notre cerveau, la conscience. L’idée d’un mouvement vital du monde et son mouvement est simultanéité. Delaunay fait également de nombreuses recherches sur les couleurs et plus précisément sur la loi du contraste simultané des couleurs.

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