Stanislas et son Académie : Colloque du 250e anniversaire, 17-19 septembre 2001 PDF

C’est là que Jean-Antoine-François devient médecin en 1810 et que son fils Frédéric naît. Il rentre en 1816 à Lyon où il est nommé à l’Hôtel-Dieu comme médecin suppléant en 1818 puis comme titulaire de 1823 à 1834. Frédéric Ozanam fait ses études classiques au Collège royal de Lyon où il entre en stanislas et son Académie : Colloque du 250e anniversaire, 17-19 septembre 2001 PDF. Il a pour condisciples Joseph Artaud, Hippolyte Fortoul, Louis Janmot, Antoine Bouchacourt etc.


250 ans : un quart de millénaire ! C’est un âge qu’aucun homme ne saurait atteindre, et que très peu d’institutions peuvent revendiquer. Mais, pour une académie, qui a quelque chose d’intemporel, c’est à peine l’âge de la maturité. Celle qu’a fondée à Nancy le roi Stanislas, à la fin de l’année 1750, s’enracine dans un cadre historique et géographique bien particulier. Au point de vue historique, c’est le Siècle des Lumières, qui pousse les meilleurs esprits à communiquer à travers l’Europe entière. Au point de vue géographique, c’est l’émergence d’une province, la Lorraine, comme région de haute culture, au carrefour d’influences diverses, qui viennent de Paris, de Rome ou de Berlin. Sous la direction scientifique du professeur Laurent Versini, de l’Université de Paris-Sorbonne, éditeur avec le regretté René Taveneaux des œuvres du roi Stanislas, le colloque des 17-19 septembre 2001 a rassemblé à Nancy une trentaine d’universitaires et de chercheurs indépendants venus non seulement de France, mais aussi du Canada, des Etats-Unis d’Amérique, d’Allemagne ou de Pologne. Leurs communications, très diverses par les sujets traités, mais très liées par une approche commune de la période étudiée, favorisent une meilleure compréhension de la place de la Lorraine dans l’Europe des Lumières et une meilleure connaissance des prestigieux fondateurs, dont l’état d’esprit s’est transmis, de génération en génération jusqu’à l’académie d’aujourd’hui

Révolte des Canuts de Lyon, 1831. Frédéric Ozanam découvre alors la capitale qui le déçoit et l’effraie : il regrette Lyon et cherche la compagnie de ses amis étudiants lyonnais. Deux personnalités lyonnaises l’influencent : André-Marie Ampère chez qui il trouve un temps un logement et Pierre-Simon Ballanche dont il admire l’esprit de liberté et de solidarité. L’atmosphère d’incrédulité qu’il rencontre dans le milieu universitaire heurte ce fervent catholique. Il n’hésite donc pas à intervenir à la fin des cours pour protester contre les attaques que certains professeurs rationalistes prononçaient contre l’Église et le christianisme.

C’est ce qui le détermine à s’orienter vers l’aide aux plus démunis : le 23 avril 1833, il fonde avec des amis étudiants, paroissiens comme lui de l’église Saint-Étienne-du-Mont, une petite société vouée au soulagement des pauvres, qui prend le nom de Conférence de la charité. La conférence se place peu après sous le patronage de saint Vincent de Paul. Les familles visitées sont signalées à la conférence par sœur Rosalie Rendu, une Fille de la Charité très active dans les quartiers pauvres de Paris. Toute sa vie, Frédéric Ozanam reste attaché à la Société de Saint-Vincent-de-Paul, participant à son développement et à son rayonnement mais refusant toujours la fonction de président. Lacordaire à Notre-Dame de Paris, vers 1845, dessin anonyme, Bibliothèque nationale de France.

1833, avec deux de ses camarades étudiants, à Mgr de Quélen, archevêque de Paris, une pétition signée d’une centaine d’étudiants catholiques pour que soient organisées des conférences à Notre-Dame de Paris avec un prédicateur prestigieux. Paris, Frédéric Ozanam a obtenu, selon les vœux de son père, la licence puis le doctorat de droit. Il devient avocat et pratique quelque temps ce métier à la Cour royale de Lyon où il revient en 1836. Mais il exerce cette profession sans conviction car il est plus attiré par le professorat.

La chaire de professeur de Philosophie au Collège d’Orléans lui est proposée mais il opte pour celle de droit commercial de Lyon, finalement créée et obtenue, qui lui permet de rester dans sa ville. Il ouvre son cours de droit commercial en décembre 1839. Sa préférence pour la littérature, lui donne l’ambition, avec l’appui de Victor Cousin, nommé ministre de l’Instruction Publique en mars 1840, d’obtenir la succession d’Edgar Quinet à la chaire de littérature étrangère de Lyon. Frédéric Ozanam se pose la question d’une vocation religieuse au point d’en parler à Lacordaire. Il est attiré par l’ordre de Saint-Dominique que celui-ci tente de rétablir en France.

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