Survivant d’Auschwitz : J’ai eu 13 ans en camp de concentration PDF

Déportation vers le camp de Treblinka depuis le ghetto de Siedlce, en 1942. Ancien arrêt de Treblinka, situé à 4 kilomètres du camp. Le camp d’extermination de Treblinka est l’un des camps d’extermination nazis de l’Aktion Reinhard, situé à proximité du survivant d’Auschwitz : J’ai eu 13 ans en camp de concentration PDF polonais du même nom, à quatre-vingts kilomètres au nord-est de Varsovie, non loin de la ville de Malkinia. Construit sur le modèle des camps de Sobibor et Bełżec, ce camp d’extermination a l’apparence d’une gare de transit où les Juifs devaient se présenter à la désinfection avant de repartir pour un hypothétique camp de travail.


Thomas Geve, jeune Juif berlinois, est déporté avec sa mère à Auschwitz durant l’été 1943.
Il a tout juste 13 ans.

De grande taille, Thomas échappe à la fatalité qui attend les enfants à leur arrivée au camp et est envoyé dans les terribles kommandos de travail d’Auschwitz I et III, avant d’être transféré pieds nus dans la neige, jusqu’au camp de Buchenwald. En avril 1945, à la libération du camp, Thomas est un miraculé. Doué d’une exceptionnelle intelligence, il dispose d’un rare sens de l’observation, rien de ce qu’il côtoie ne lui échappe.

Il nous livre ici le regard d’un enfant sur un monde caché : les tziganes, les polonais, les anormaux et les expériences chirurgicales telles les castrations. Et puis le quotidien et le travail pour échapper à la mort… 22 mois de terreur dont il ressortira avec une maturité et un désir de vivre irrépressible.

Thomas Geve (un pseudonyme) vit aujourd’hui à Haïfa, en Israël. Il a également publié un recueil de dessins effectués sur le vif à sa sortie des camps : Il n’y a pas d’enfants ici – Dessins d’un enfant survivant des camps de concentration, paru chez Jean-Claude Gawsewitch Editeur en 2009.

Ces déportations se produisent à partir de l’Umschlagplatz, place du ghetto située à proximité de la gare de triage de Varsovie, où sont entassés jusqu’à 8 000 personnes et d’où partent les convois de direction de Treblinka, situé à 80 km. Le Dr Eberl, premier commandant du camp, souhaite faire de Treblinka un rival des grands camps déjà en activité. Toutefois, les capacités du camp sont rapidement dépassées par l’ampleur des arrivées de convois de Juifs, en provenance de Varsovie et du reste de l’Europe. Christian Wirth séjourne quelques semaines à Treblinka. Les nazis font exécuter les Juifs qui ont participé à l’enterrement des corps.

Himmler ne donne l’ordre de les brûler. Il est divisé en trois parties. Le troisième et dernier secteur est celui comprenant les chambres à gaz, les fosses communes pour les cadavres et les baraquements où loge le second groupe de prisonniers. Le périmètre consacré à l’extermination mesure environ 200 mètres par 250. Les chambres à gaz mesurent environ 5 mètres par 5. Elles sont alimentées par un moteur Diesel qui asphyxie les victimes à l’aide de monoxyde de carbone. L’entrée principale est située au nord-ouest du camp, près de la voie de chemin de fer.

Non loin de là est construite  l’infirmerie , appelée aussi Lazarett, où un drapeau de la Croix-Rouge est installé devant la porte d’entrée. En fait, il s’agit du lieu où les prisonniers trop faibles pour marcher jusqu’aux chambres à gaz sont exécutés d’une balle dans la nuque. Une fois descendus du train, ils sont regroupés sur la place de la gare. Il leur est alors stipulé que les bagages doivent être abandonnés, qu’ils doivent prendre une douche et que leurs vêtements vont être désinfectés avant d’aller dans des camps de travail. Par la suite, les victimes sont entraînées vers une large place du camp. Les hommes doivent se déshabiller dehors, alors que les femmes le font dans un baraquement. Cependant, ils sont tous ensuite poussés dans les chambres à gaz.

Contrairement aux camps d’Auschwitz, celui de Treblinka ne dispose pas de fours crématoires. Lorsque la fermeture du camp est envisagée, ordre est donné de faire disparaître les corps se trouvant dans les fosses communes. Déterrés, les restes des victimes ont été brûlés dans de vastes bûchers. Heinrich Himmler, il est ordonné de  procéder à la crémation des cadavres enterrés et de les brûler jusqu’au dernier, emporter hors du camp la cendre et les scories, les disperser dans les champs et sur les routes.

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