Symbole, mythe et rite : Constantes du sacré PDF

Ce culte est particulièrement bien reçu et implanté chez symbole, mythe et rite : Constantes du sacré PDF soldats romains. Théodose entreprend d’éradiquer les religions autres que le christianisme. Le mithraïsme et les mithræa figurent en rouge.


L’étude du symbole, du mythe et du rite, termine la trilogie
consacrée à l’homo religiosus et à son expérience du sacré. La
synthèse des éléments essentiels dégagés dans le parcours de
mille sept cents pages confirme la pensée de Mircea Eliade
estimant que l’histoire des religions est susceptible de nous
ouvrir à un nouvel humanisme, voire d’esquisser une nouvelle
anthropologie religieuse. Cet essai permet, d’une part,
d’aboutir à une anthropologie religieuse fondamentale et,
d’autre part, d’ouvrir des perspectives nouvelles pour l’étude
des anthropologies spécifiques ou sectorielles telles que
l’anthropologie indo-européenne, l’anthropologie brahamique,
l’anthropologie bouddhique, l’anthropologie grecque,
l’anthropologie islamique. L’Epilogue du présent volume en
expose les structures.

Mithra et le taureau, fresque de la ville de Marino. Les informations, plutôt fragmentaires, disponibles sur le culte de Mithra et sa pratique pendant le Bas-Empire romain le situent parmi les  cultes à mystères  de type initiatique. Sa transmission est orale selon un rituel transmis d’initié à initié et non sur des écritures sacrées. Ces endroits sont au départ des grottes naturelles. Mithra donnant la mort au taureau. Des mithræa ont été découverts dans beaucoup de provinces de l’Empire romain. Certains furent postérieurement convertis en cryptes sous des églises chrétiennes.

En l’absence de textes sur le mithraïsme, écrits par les adeptes eux-mêmes, les principales sources d’information exploitables sont les images sacrées trouvées dans les mithræa. Au moment de sa naissance il porte le bonnet phrygien, une torche et un couteau. Adoré par les pasteurs dès sa naissance, il boit l’eau de la source sacrée. Avec son couteau, il coupe le fruit de l’arbre sacré, et avec les feuilles de cet arbre se confectionne des vêtements.

Il rencontre le taureau primordial alors que celui-ci paît dans les montagnes. Il le saisit par les cornes et le monte, mais, dans son galop sauvage, la bête le fait tomber. Quand Mithra arrive dans la grotte, un corbeau envoyé par le Soleil lui annonce qu’il devait faire un sacrifice, et le dieu, soumettant le taureau, lui enfonce le couteau dans le flanc. De la colonne vertébrale du taureau sort du blé, et de son sang coule du vin. Sa semence, recueillie par la lune, produit des animaux utiles aux hommes. Arrivent alors le chien qui mange le grain, le scorpion qui serre les testicules du taureau avec ses pinces, et le serpent.

Une inscription trouvée à Rome suggère que Mithra pourrait s’identifier au dieu primordial de l’orphisme, Phanès, qui surgit de l’œuf cosmique à l’origine du temps, et engendre l’univers. Selon Franz Cumont, auteur d’une étude sur la religion de Mithra, l’iconographie de Mithra doit être interprétée à la lumière de la mythologie persane. Ahriman, le dieu de la destruction et de la guerre. Selon David Ulansey, l’explication est radicalement différente de l’image de la tauroctonie, puisqu’elle trouve son interprétation dans le symbolisme astrologique.

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