Toi, moi & l’infini PDF

Totalité et Infini est un essai d’Toi, moi & l’infini PDF Levinas, paru en 1961, sous-titré  essai sur l’extériorité . Il est l’expression de la première forme de la pensée de Lévinas, encore très influencée par la phénoménologie.


Je m’appelle Anayah Moonlight, j’ai 21 ans je suis fille unique, je suis à New York pour ma dernière année de psychologie à NYU.
Avant d’arriver en Amérique, je vivais en Italie à Naples avec mon père James, qui est aussi mon meilleur ami.
Aujourd’hui, c’est mon premier jour à la fac et devinez quoi je suis en retard….. Et en plus sortant de ma voiture un connard à décider de renverser son café sur ma chemise porte bonheur… Une bonne journée ? Pas sûr.

Levinas, qui a longuement étudié la phénoménologie avant la Seconde Guerre mondiale, a orienté sa pensée sur une réflexion à propos du génocide hitlérien. Levinas nous rappelle que depuis Socrate, on sait que le processus de la connaissance, consiste précisément à ramener l’inconnu au connu, le différent au Même. L’Autre, en tant qu’étant singulier, se trouve dissous, objectivé dans le Même. Levinas cherche à dépasser la logique de cet enfermement et à réintroduire la possibilité du « Tout Autre », inassimilable à la Totalité, en faisant tout d’abord appel à l’idée d’infini philosophique qu’il trouve chez Descartes. Une application nous en est donnée à travers les mystères de la relation intersubjective entre le MOI qui fait face à un TOI, relation qui déborde le cadre des catégories.

Pour Lévinas Autrui qui se présente à Moi, considéré en lui-même dépasse toujours l’idée que je puis m’en faire, même en faisant appel à tout le savoir du monde. Pour Levinas, le bourreau des camps veut à la fois l’humiliation de celui qu’il torture et assassine, sa réduction au statut de chose et en même temps que la victime assiste en personne à son ravalement à l’état de chose. Le bourreau veut en même temps deux choses qui ne peuvent jamais coïncider : la réduction du sujet à l’état de chose et le fait pour le sujet d’y assister. Une autre de ces expériences est ce que Lévinas appelle l’asymétrie éthique.

Il est certain moment de la vie, peut-être par exemple dans le rapport des parents aux enfants, mais aussi dans des relations d’amitié ou dans le sursaut de courage qui m’amène à risquer ma vie pour une personne en train de se noyer, où je décide de me sacrifier pour autrui. Par certains aspects, le Visage d’un autre est quelque chose qui se prête à mon investigation. Je peux le photographier, en faire le portrait, l’étudier, le reconnaître, notamment à partir d’un portrait-robot. Par un autre côté, le Visage est ce qui m’échappe. Il est frappant que Bernard Stiegler dise la même chose du mode d’apparaître des consciences: elles n’apparaissent qu’en disparaissant, ce qui donne le prix du lien que nous nous nouons avec une conscience : ce rapport est précieux car il est marqué par la finitude, chaque instant de communion ne l’étant que parce que l’on sait qu’il est voué à s’évanouir.

Cette épiphanie du visage, d’inspiration phénoménologique, sera critiquée par Derrida et sera remise en question dans Autrement qu’être ou au-delà de l’essence. Mais cette pensée qui en vient à se figer et à se couler, en quelque sorte, dans des mots, je puis toujours en modifier et en préciser la teneur. Platon disait que la définition de la parole, c’est de se porter sans cesse secours à soi-même. Pour Lévinas, la découverte de l’absurdité de la haine, la rencontre du Visage, l’asymétrie de l’expérience éthique, la caresse érotique peuvent être identifiées au fait de l’idée de l’infini en moi. Le Désir dont parle Lévinas est un Désir qui, paradoxalement, n’est satisfait que dans le mesure où il ne l’est pas. Le Désir d’un verre d’eau, quand je veux me désaltérer, d’une nourriture quand je veux me rassasier, est un désir de jouissance et dont la fin est l’assouvissement par absorption de l’eau ou de la nourriture. En effet l’enfant est moi-même d’une certaine manière.

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