Tours et traversées de Chartreuse PDF

La morphologie urbaine de Grenoble peut être définie tours et traversées de Chartreuse PDF l’ensemble des formes que prend la ville ou son agglomération sous la double influence de son site géographique et de l’histoire de son développement. Isère, et d’un torrent, le Drac. Les installations humaines se sont longtemps limitées à un petit groupement de maisons, bâties sur un léger tertre en rive gauche de l’Isère à son point le plus aisément franchissable, et à des villages installés à l’abri des inondations sur les coteaux des trois massifs.


« Un col est franchi, et tout change ; ce n’est plus la même montagne, mais c’est le même charme ; tout est différent mais l’émotion reste la même » (Bruno Grange, Aquarelles en Chartreuse, Editions Quatuor). Gageons que ces sentiments vous puissiez les ressentir, au fil des pas et des étapes, sur les itinéraires décrits dans ce topo-guide, vous permettant ainsi de découvrir dans les meilleures conditions possibles les nombreux contrastes du massif de Chartreuse.

Le reste de la plaine, soumise aux inondations fréquentes de l’un ou l’autre des cours d’eau, se partageait entre marais, cultures et maigres pâturages. Quelques extensions, de faible ampleur, n’ont guère changé la morphologie de la ville intra-muros, même si son aspect architectural a accompagné le renouvellement de ses bâtiments. 20 000 habitants, serré dans son enceinte au pied de la Chartreuse, et des villages, dont le plus peuplé atteint à peine 2 000 habitants, villages reliés à la ville par des chemins qui deviendront, presque inchangés, les grands axes de l’agglomération, au moins jusqu’à la seconde guerre mondiale. On distingue la vieille ville et les fortifications réalisées par Haxo au sein desquelles se développe la nouvelle ville. En 1864 : extension Haxo et arrivée du chemin de fer.

Grenoble, puis de l’agglomération va se transformer profondément. 1882 : les fortifications et le quartier Berriat à gauche. Berriat, quartier d’ateliers et d’habitat ouvrier hors les murs, situé le long d’un réseau de voies résultant autant du parcellaire que d’un essai de tracé régulier. La physionomie architecturale de ce nouveau quartier, faite de bâtiments utilitaires modestes voire précaires, tranche autant sur celle de la vieille ville que sur celle du quartier de la préfecture. Grenoble est une ville frontière considérée comme une place forte, et ce sont les fortifications qui sont en partie déplacées après la guerre de 1870.

De ce fait, l’espace occupé par l’ancienne enceinte Ouest devint disponible. Deux boulevards orientés nord-sud sont créés, le boulevard Gambetta et le boulevard de Bonne qui prendra plus tard les noms d’Édouard Rey et d’Agutte-Sembat. En outre, ce réseau va rejoindre la gare avec la création de l’avenue Alsace-Lorraine baptisée en 1888. Grenoble en 1935: la Viscose, le polygone d’artillerie. Un nouveau pont sur l’Isère et les routes menant vers Gap, Briançon ou Chambéry par la rive gauche de l’Isère, desservant au passage les villages qui, eux aussi, accueillent de nouvelles activités et une population croissante. L’après seconde guerre mondiale accélère le développement : Grenoble et les communes périphériques tendent à ne plus former qu’une seule urbanisation, encore ponctuée, il est vrai, de nombreux espaces non bâtis.

Quelques grandes  cités  de logements sociaux, dans plusieurs communes, répondent partiellement à la demande croissante. Il faut attendre le début des années 1960, pour que commencent à être élaborés des Plans d’Urbanisme pour l’ensemble de l’agglomération, non sans difficulté entre les communes et l’État. L’urbanisation se poursuit, globalement dans le cadre du Schéma Directeur, en général par des opérations concertées de plusieurs centaines, voire milliers de logements, avec leurs équipements résidentiels. Ces opérations sont plus ou moins bien reliées aux urbanisations existantes, mais dans tous les cas, en diffèrent profondément par leur architecture. 70, les  vieux quartiers  grenoblois entament leur réhabilitation. C’est un travail de longue haleine, qui souffrira de plusieurs interruptions.

Face à l’augmentation de la circulation automobile, le réseau de transport en commun, obsolète, est renouvelé dès le début des années 1970. L’amorce, au milieu des années 1980, d’un réseau de tramway d’agglomération conforte l’utilisation de ce mode de transport. La création de ces lignes suscitent un renouvellement du tissu urbain dans les quartiers traversés, qu’il s’agisse des vieux quartiers grenoblois ou des communes traversées. Le renouveau du centre ancien grenoblois et son extension à l’ouest s’accompagnent de la création de centres nouveaux ou de réaménagements des centres anciens dans les communes de l’agglomération dont la population ne pouvait être desservie par les équipements des noyaux communaux existants. S’il est, dans le vocabulaire urbain, une notion polysémique, c’est bien celle de  quartiers .

Le bâtiment abritant l’Union de quartier Mutualité Préfecture. 1960, et plus tard même pour celles qui représentent des quartiers entièrement neufs, construits depuis. Dans les années 1970, la ville a été découpée, pour la décentralisation des services municipaux en 6 Secteurs, regroupant tantôt trois tantôt sept Unions de quartier, selon leur taille. Les Secteurs sont dotés d’un Conseil consultatif et d’un élu référent au Conseil municipal. Il n’y a donc ni unité historique ni unité sociologique et pourtant, dans l’approche quotidienne, chaque  quartier  a une spécificité. Ou, dans certains cas a eu, car cette spécificité évolue avec l’urbanisation : la reconstruction de la ville sur elle-même a certes des limites, mais l’introduction d’immeubles dans un secteur de villas change la morphologie urbaine et souvent la sociologie. De part et d’autre de l’Isère : Saint-Laurent, Notre-Dame, Centre-ville : le noyau historique.

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